<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782</id><updated>2011-04-21T20:59:29.198-04:00</updated><category term='gab'/><title type='text'>ON NE PEUT PAS ETRE HEUREUX TOUT LE TEMPS</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>91</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3119527336156768815</id><published>2009-03-08T11:34:00.002-04:00</published><updated>2009-03-08T12:13:16.272-04:00</updated><title type='text'>JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME</title><content type='html'>Elles sont nos égales. Moi, je veux bien. Nous ne parlions jamais de ça à la maison durant les années cinquante et soixante. Mutt travaillait à la Consol. Travaillait sur les quarts.  Lulu faisait marcher la maisonnée. En rétrospective, nous vivions un matriarcat. Lulu réglait la plupart des problèmes. Mutt se mêlait des "gros" problèmes; jusqu'à sa crise de coeur... A partir de cet été-là, Mutt ne se mêla plus de rien ou presque. On n'a jamais dit à ma soeur qu'elle ne pourrait aller à l'université. En tout cas, si ça s'est dit, j'étais absent. Ma soeur a appris l'élan de golf comme ses quatre frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois avouer que j'ai longtemps pensé que les hommes sont plus intelligents que les femmes. Maintenant, je pense que je n'ai été aussi intelligent que j'ai pensé l'être. A vivre dans un monde d'hommes pendant tant d'années, on en vient sans doute à croire que les femmes vivent à l'étage inférieur. J'aurais dû me douter du contraire... En sixième année, au catéchisme, j'étais le seul gars à avoir eu 100%! Les autres étaient des filles. Vous me direz "C'était juste du par-coeur." Je vous l'accorde, mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1966. Faculté de Philosophie. Université Laval. Il n'y a que cinq filles dans ma classe. Une américaine, une nonne et trois fausses-soeurs. L'année suivante, sept ou huit filles en première année de Médecine. Elles ont peur de tout. Elles tremblent et pleurent aux examens. Incapables de prendre le scalpel au cours d'anatomie. Je me demande ce qu'elles font là. Je ne les froisserai point cependant, continuant mon petit bonhomme de chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entraînement chirurgical. Peu ou pas de filles. Je me souviens avoir pensé "intérieurement" que le métier de chirurgien n'est pas fait pour les filles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 novembre 1973. Début de soirée. Tout a changé ce soir-là. Une belle petite-fille blonde m'est tombée du ciel et j'ai tout de suite pensé qu'elle aurait accès au meilleur, tout comme son frère aîné, et que je serais là pour assurer ça. Pas question de ne pas apprendre le swing de golf, le ski et le tennis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, les filles avaient envahi le monde de la médecine. J'enseignerais la chirurgie aux filles d'Eve. Aussi capables que les gars. Pas meilleures dans l'ensemble, mais pas moins bonnes. Différentes, aussi. Elles pleurent quand ça va mal. Les gars sacrent ou ne parlent pas. Elles verbalisent. Certains métiers chirurgicaux vont mieux aux garçons: urologie, orthopédie, cardiaque. Mais certains autres vont mieux aux filles: gynécologie, ophthalmologie, plastie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes veulent être égales. Moi, je suis pour. Mais aussi, paradoxalement, elles s'autorisent un statut particulier et ne détestent pas l'inégalité en soi. Elles planifient leurs grossesses pour avoir congé l'été. Qui va les remplacer dans ce monde où il n'y a pas de remplaçants? Leurs collègues masculins qui, ces étés-là, n'auront presque pas de vacances tout en travaillant comme des galériens.  Elles détestent travailler à Noël et au Jour de l'An; voudraient avoir congé tout l'été.  Voudraient alors que nous, les mâles, travaillions alors à leur place... et, pas question de monnaie d'échange.  Les salaires, cependant, devraient être égaux, sans égard à ce qui s'est passé l'été d'avant...&lt;br /&gt;Les femmes, que j'admire, veulent l'égalité, mais ne détestent pas l'inégalité.  Elles veulent un statut égal, mais "particulier".  Vive la femme!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3119527336156768815?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3119527336156768815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3119527336156768815' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3119527336156768815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3119527336156768815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2009/03/journee-internationale-de-la-femme.html' title='JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-890031715518228811</id><published>2008-09-29T10:18:00.003-04:00</published><updated>2008-09-29T10:49:15.537-04:00</updated><title type='text'>REPARTIR SOUS D'AUTRES CIEUX</title><content type='html'>Gibus, McPherson, il me faut cesser d'en découdre avec vous.  Ne point vous offusquer.  J'ai dû changer de fournisseur internet.  Par crainte de tout perdre ce que je vous ai écrit depuis septembre 2007,  je mets fin à ce blogue -j'ai pris soin de tout imprimer- et je sévirai ailleurs.&lt;br /&gt;Rejoignez-moi à &lt;strong&gt;claudedufour.blogspot.com.&lt;/strong&gt;  Mon nouveau blogue s'intitule:&lt;br /&gt;ON NE PEUT PAS ETRE HEUREUX TOUT LE TEMPS. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VIVEVALEQUE&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-890031715518228811?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/890031715518228811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=890031715518228811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/890031715518228811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/890031715518228811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/repartir-sous-dautres-cieux.html' title='REPARTIR SOUS D&apos;AUTRES CIEUX'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1217732789189192792</id><published>2008-09-14T13:45:00.002-04:00</published><updated>2008-09-14T14:19:14.254-04:00</updated><title type='text'>LA DROITE ET LA GAUCHE</title><content type='html'>Il est de bon ton dans les médias de fustiger ceux qui sont réputés "de droite".  Duceppe, Landry, Léonard n'ont pas manqué d'estamper Jacques Brassard.  "Il était de droite quand il était au gouvernement, il l'est plus encore."  Pourtant, Brassard n'a pas dit grand'chose...  Il s'est opposé aux tactiques du Bloc.  Etre de droite, selon plusieurs, c'est être proche parent de Pinochet, de Bush et des dictateurs ibériques.  Etre à droite, c'est être méprisé par ceux qui sont à gauche...  c'est...  avoir tort,  c'est raisonner tout croche. &lt;br /&gt;Mais qu'est-ce qu'être à gauche?  C'est probablement s'identifier plus ou moins à Lénine, Trotsky et Josef Stalin, qui eux aussi ont les mains pleines de sang...  La gauche à la soviétique -enlevons les purges et les meurtres- nous le savons, ça ne fonctionne pas.  Pas plus que la droite à la Pinochet!  Une certaine gauche est certainement tout aussi méprisable qu'une certaine droite.&lt;br /&gt;Quelques adages...&lt;br /&gt;1.  Quiconque n'est pas socialiste à 20 ans n'a pas de coeur; s'il l'est encore à trente ans, il est con!&lt;br /&gt;2.  Quand les capitalistes sont au pouvoir, le peuple a plus de voitures; quand les socialistes dirigent, le peuple a davantage de stationnements.  W. Churchill&lt;br /&gt;3.  Christophe Colomb est le premier socialiste: il ignorait où il était, ne savait pas où il s'en allait et faisait tout ça aux frais des contribuables.  W. Churchill&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon point?  La vérité, comme la vertu, se situe dans un certain milieu, le centre, d'où l'on peut osciller tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, selon les enjeux.  Si être de gauche, ça veut dire laisser les autres travailler à sa place et jouir des fruits de leur labeur, eh bien!  je suis à droite.  Si, être à droite, ça veut dire nier l'avortement, extorquer les travailleurs, mépriser les femmes, eh bien! je suis de gauche.  Souvent, on peut être de gauche et de droite en même temps et...  ce n'est pas du tout méprisable!&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1217732789189192792?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1217732789189192792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1217732789189192792' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1217732789189192792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1217732789189192792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/la-droite-et-la-gauche.html' title='LA DROITE ET LA GAUCHE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5469024395703038863</id><published>2008-09-12T19:42:00.003-04:00</published><updated>2008-09-13T08:21:41.446-04:00</updated><title type='text'>LA SOEUR DU BON-PASTEUR</title><content type='html'>L'infirmière-responsable de l'infirmerie des Soeurs du Bon-Pasteur demanda à me parler:&lt;br /&gt;-Nous avons ici une soeur de Chapais qui s'est présentée avec une grosseur au sein. Quand pourriez-vous la voir?&lt;br /&gt;-Qu'elle vienne immédiatement, je suis libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait attendu un peu trop longtemps... Ce cancer avait crû démesurément... Je dus lui proposer l'ablation totale du sein. Soixante-quinze ans. Elle accusa le coup sans défaillir.&lt;br /&gt;-Quand?&lt;br /&gt;-La semaine prochaine?&lt;br /&gt;-OK.&lt;br /&gt;Intervention presque parfaite. Quelques semaines à l'infirmerie des soeurs et elle s'en retourna à Chapais. Je ne pus l'oublier. Elle me parlait avec une douceur qui m'était presque thérapeutique, alors que c'était elle, la malade. Pas de hargne, pas de rancoeur, aucune amertume. Je me dis que j'avais une sainte devant moi.&lt;br /&gt;Quelques années passèrent. Ce printemps-là, la Commission des Lésions Professionnelles me commissionna d'aller à Chibougamau pour régler certain problème. Chapais est un petit village forestier situé pas très loin de Chibougamau et je me pris à penser que j'avais l'embelle de remplir la promesse faite à ma vieille soeur d'aller la visiter un jour. On a peine à croire souvent à ces promesses avancées sur le coup de l'impulsion de l'instant...&lt;br /&gt;Me voilà donc parti en auto vers l'ouest. Pays de l'épinette noire. Il y a encore beaucoup de neige dans les sous-bois. Beau soleil. Les gens de Chapais y sont venus pour travailler aux scieries qui y prospèrent. Voilà le village, tout à fait humble. Je me rends tout de suite à l'église, car je me souviens qu'elle m'avait dit résider dans un locale attenant à l'église. Maison tout aussi humble que le village... Je sonne à la porte... On vient me répondre:&lt;br /&gt;-Puis-je rencontrer soeur UneTelle, que j'ai opérée il y a quelques années et à qui j'avais promis...&lt;br /&gt;-Un instant, docteur!&lt;br /&gt;Elle arrive prestement et, me reconnaissant, perd quasiment connaissance! Elle pense que je suis une apparition!&lt;br /&gt;-Entrez Docteur! Elle me fera visiter son petit univers ultra-propre et tout simple. Elle m'offrira des carrés de sucre à la crème. Je m'informerai de sa santé. Elle me répondra avec douceur, cette même douceur qui m'avait fait sentir tout petit quelques années auparavant. Nous nous quitterons sur quelques sourires. Je me sentis bien sur le chemin du retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IL NE FAUT PAS REFUSER L'INSOLITE QUAND IL SE PRESENTE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B. Faits rigoureusement exacts; les noms importants ont été changés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5469024395703038863?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5469024395703038863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5469024395703038863' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5469024395703038863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5469024395703038863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/la-soeur-du-bon-pasteur.html' title='LA SOEUR DU BON-PASTEUR'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5285117826912485297</id><published>2008-09-07T18:26:00.001-04:00</published><updated>2008-09-13T08:30:17.244-04:00</updated><title type='text'>LA FILLE DE LA COTE-NORD</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Stage d'obstétrique, quatrième année de médecine. La faculté de médecine de Laval nous donnait cet entraînement à la Miséricorde, un petit hôpital situé sur la rue Saint-Jean, pas très loin de l'Hôpital du Saint-Sacrement. La Miséricorde accueillait exclusivement des filles-mères.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il me faut, Gibus, McPherson, vous remettre en contexte, car je vous parle d'un temps qui n'existe plus. On se mariait, à cette époque, et on ne faisait des enfants que lorsqu'on était marié. La majorité des filles arrivaient vierges devant l'autel, et ce n'est que plus tard qu'on se marierait au Palais de Justice. Un opprobre planait sur les filles qui se faisaient engrosser sans être mariées: les familles déshonorées expédiaient leurs filles engrossées à Québec ou à Montréal, à la Miséricorde. Ces filles en avaient bien besoin de miséricorde... Elles cachaient dans la grande ville une grossesse honteuse; leurs mères balbutiaient que "Thérèse est allée relever sa grande soeur à Montréal" ou que "Mariange suivait un cours de secrétaire à Québec". Elles se faisaient accoucher par des étudiants de médecine de mon acabit, sans expérience, faut-il le dire. L'anesthésie prodiguée était primitive, selons les standards actuels: un masque par lequel un autre étudiant de quatrième année sans expérience laissait passer au jugé le gaz de l'oubli. La Miséricorde, ça n'existe plus aujourd'hui. On ne se marie guère, et l'état de virginité, ça ne dure pas très longtemps après la puberté, tant chez les filles que chez les garçons. Les parturientes accouchent dans les hôpitaux généraux, et la honte qui affligeait les filles-mères de mil neuf cent soixante-dix a été remplacée par une espèce de fierté que je ne saurais qualifier.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce vendredi-là, on m'avait chargé chargé de l'admission des nouvelles parturientes, lesquelles devaient accoucher incessamment. Ex-séminariste, produit des prêtres du Séminaire et des Frères des Ecoles Chrétiennes, je ne me rendais pas compte de mon extrême naïveté pour ce qui touche les grosses affaires de la vie. Je ne pouvais m'imaginer que ces filles de dix-huit ans avaient commis "cette erreur-là". Elles me faisaient pitié. Je ne pouvais comprendre non plus que des gars sains d'esprit leur avaient fait "ça". J'arrivai donc, mon sarrau fraîchement blanchi, un énormissime manuel d'obstétrique importé des Etats-Unis, et... cette candeur, ma candeur, d'ex-séminariste. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La séance allait rondement! Les patientes étaient jeunes, en bonne santé. Je palpais le ventre, écoutais le coeur foetal, posais deux ou trois questions, terminais sur quelques mots que j'estimais encourageants... As-tu déjà imaginé, Gibus, comment on peut encourager une fille de dix-huit ans qui est sur le point d'accoucher sans mari et de donner son enfant à des étrangers?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'à cette dernière patiente, qui s'installa en pleurant sur ma table d'examen. Tout ne me sembla que détresse sur ce visage blême où je ne pouvais voir que deux grands yeux éplorés. Elle était un peu plus âgée que les autres. Vingt-trois ans. Elle pleurait tant. J'en fus bouleversé... Venait d'un bled de la Côte-Nord, les Escoumins, Forestville, Tadoussac, je ne me rappelle plus. Elle servait dans les bars. En était à sa deuxième grossesse, sans jamais avoir pu retenir le père de l'un ni celui de l'autre. Dieu qu'elle pleurait. Je conclus mon examen sans savoir que dire. Je retournai au Saguenay cette fin de semaine. Le lundi, on m'apprit qu'elle avait accouché d'un superbe petit garçon et que tout s'était bien passé. Je ne la revis plus jamais et oublai peu à peu cette histoire qui m'avait désemparé. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mai mil neuf cent quatre-vingt-dix. Devenu chirurgien à Chicoutimi. Département Saint-Gabriel, où sont logés mes opérés. Début de soirée. Un petit local sombre, lumière jaunâtre, où nous menons les anamnèses et examens physiques préopératoires. Une quadragénaire de Forestville. Travaille CLSC. J'entame le questionnaire, machinalement. Problème de grosseur mammaire, pour laquelle une manoeuvre biopsique est péremptoire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Avez-vous des enfants?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Deux grands garçons.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Combien de grossesses?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Deux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Que font-ils?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Ils sont aux études, à l'université.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A cet instant précis, je regardai les yeux de ma patiente et une question irrépressible sortit de ma bouche:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Où avez-vous accouché, Madame?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-A la Miséricorde de Québec, en 1968 et 1970.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Vous souvenez-vous de l'étudiant en médecine qui fit l'histoire de votre cas le vendredi précédant votre dernier accouchement?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Non.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Eh bien! C'était moi, madame.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je lui dis que j'avais reconnu ses yeux après tant d'années. Je lui rappelai qu'elle avait tant pleuré ce vendredi-là, qu'elle avait bouleversé l'ex-séminariste naïf que j'étais à l'époque, que son histoire m'était revenue à l'exact instant que j'avais reconnu ses yeux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle me dit qu'elle avait gardé les deux petits garçons, au lieu de les donner pour adoption, comme plusieurs faisaient à l'époque. Elle avait repris ses études, terminé le Secondaire et le Cégep. Elle s'était faite infirmière et vivait heureuse avec un mari à Forestville, où elle oeuvrait au CLSC. Elle louangea ses parents, qui n'avaient cessé de l'aider, gardant tant et plus les deux petits garçons.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La pudeur m'interdit de l'interroger davantage... Il y a en effet des pourquoi et des comment qui ne cessent de sourdre de nous-mêmes, mais je ne pus ni ne sus comment leur donner vie. Je terminai l'entretien tout en promettant le meilleur de moi-même. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je marchai ce soir-là vers mon domicile le coeur léger, me disant que rien n'est jamais tout à fait perdu dans cette vie. Pour certains, certains soirs, "la lune devient bleue". Ces deux petits garçons n'avaient pas grand'chance au départ. Auraient pu commencer leur vie dans des foyers d'accueil, être victimes innocentes de tels ou tels sévices; auraient pu ne jamais compléter leurs études secondaires et devoir de contenter de vivre d'expédients jusqu'à la retraite du fédéral... Au contraire, les voilà universitaires, leur mère fière et heureuse! Quelle belle histoire! Je remerciai finalement mes ancêtres, dépositaires du génome par lequel m'avait été donnée cette merveilleuse mémoire, qui avait ressuscité du fond des temps une histoire que j'aurais crû à jamais oubliée, à la seule vue de deux grands yeux, dont les larmes, vingt ans plus tôt, m'avaient désemparé.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5285117826912485297?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5285117826912485297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5285117826912485297' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5285117826912485297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5285117826912485297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/la-fille-de-la-cote-nord.html' title='LA FILLE DE LA COTE-NORD'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-834852986412608718</id><published>2008-09-06T08:34:00.000-04:00</published><updated>2008-09-08T15:06:02.934-04:00</updated><title type='text'>L'INTERNE CHILIEN</title><content type='html'>&lt;strong&gt;J'ai malheureusement perdu le neurone chargé de retenir son nom... Il nous arriva un matin dans l'antichambre du bloc opératoire de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Le teint foncé, les cheveux noir-corbeau, un sourire triste. Je lui enseignai le Ba-Ba de nos techniques. Il me dit qu'il arrivait du Chili. Je n'en sus point davantage ce matin-là. Tous nous notâmes qu'il se comportait en salle d'opération comme quelqu'un qui avait déjà opéré...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devins son ami. Il parlait le français avec un bel accent hispanique: je l'enviai de savoir les deux langues. L'histoire qu'il me raconta, c'est un histoire triste; je ne l'ai jamais oubliée, même si nos conversations datent de plus de trente ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait été chirurgien thoracique dans un des gros hôpitaux universitaires de Santiago. Sa famille avait pris parti pour Salvator Allende. Les semaines qui suivirent l'assassinat du Président, ce fut la débandade. Beaucoup des opposants à la junte militaire disparurent, d'autres furent emprisonnés, plusieurs ne furent jamais revus. L'interne chilien, quant à lui, ne dut son salut qu'à la fuite. Il emmena sa famille en Argentine, d'où il s'en vint au Québec. Il avait quitté un luxueux logement dans le coeur de Santiago, tableaux de maîtres sur les murs, situation enviée et enviable. Le voilà qui repartait à zéro à Montréal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Collège des Médecins lui prescrit de refaire son internat, puis son entraînement en chirurgie. Six années à refaire ce qu'il avait déjà fait... Pas une mince affaire à quarante-cinq ans! Je le revis quelques années plus tard, fortuitement. Il était devenu chirurgien général comme moi à l'Hôpital de Verdun. Son regard n'avait point changé: toujours aussi triste. Sans doute ses enfants s'en tireraient mieux que lui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il mourut subitement, d'un infarctus du myocarde, l'année d'après. N'avait pas cinquante-cinq ans. Voilà pourquoi j'ai toujours détesté Pinochet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-834852986412608718?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/834852986412608718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=834852986412608718' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/834852986412608718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/834852986412608718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/linterne-chilien.html' title='L&apos;INTERNE CHILIEN'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2809436281291095781</id><published>2008-09-05T07:11:00.000-04:00</published><updated>2008-09-08T15:06:53.557-04:00</updated><title type='text'>L'INTERNE EGYPTIEN</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ne jamais préjuger des gens en fonction de leur apparence physique, de leur habillement, de leur provenance, de leur sexe ou de la couleur de leur peau. Facile à écrire! Politiquement correct! Dommage qu'il faille toute une vie pour se conformer à ce précepte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1976. Hôtel-Dieu de Montréal. Je suis le chef-résident du Service de Chirurgie Générale, qui compte des médecins résidents et des internes qui nous arrivent de partout dans le monde. Des Libanais et des Syriens, surtout. Mais aussi des Vietnamiens, des Haïtiens, un Chilien, un Egyptien. Tout ce beau monde parle français, ou à peu près... Les Viets ont bien de la misère à se faire comprendre. Diaspora qui partage le même espoir: améliorer son sort. C'est la guerre au Liban, les Haïtiens crèvent de faim sur leur moitié d'île, Allende vient d'être tué, et je n'apprendrai que trente-cinq ans plus tard la motivation des Egyptiens à vouloir quitter les terres pharaoniques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi soir, sur l'heure du souper. J'ai deux petites merveilles blondes qui m'attendent à la maison. Le chef du département s'en fout comme de l'an quarante. Il a décidé que les réunions de service auraient lieu de cinq à six le jeudi soir. La salle de réunion est vieillotte: elle doit dater du temps de Jeanne Mance! Lumière blafarde. Surpeuplée. Ce soir, c'est l'interne égyptien qui doit résumer je ne sais plus quel sujet. Il ne paie pas de mine... Grassouillet, bedon de quadragénaire alors qu'il n'a pas vingt-cinq ans. Les lunettes d'un autre âge lui pendent au bout du nez et il semble s'en accommoder sans problème. Je ne le connais point: il n'a pas encore travaillé sous mon égide. J'ai à ce jour oublié son nom. Je l'introduis donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hurluberlu s'installe debout devant nous tous. Je me dis que les prochaines trente minutes seront longues... C'est à ce moment précis, un jeudi soir d'automne, il pleut dehors et il vente, tout semble triste, c'est à ce moment précis, dis-je, que "la lune devient bleue"! Un miracle se produit devant nos faces incrédules. L'interne égyptien est un surdoué! Il nous aborde avec une douceur de parler qu'aucun d'entre nous n'a jamais connue. Il parle sans texte, d'un français impeccable. Le déroulement du discours est clair, sans répétition, le message en vient à nous intéresser suprêmement. Tout se passe très vite, tellement la prestation frise la perfection. Voilà! Il conclut! J'éclate de rire et le félicite chaleureusement. Un autre cas de "L'habit ne fait pas le moine"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne le revis que peu. N'eus point la chance de lui parler davantage. On me dit qu'il envisageait devenir psychiâtre. La dernière fois que je le vis? Juin 1976. Chez Jean-Panet Fauteux, party de fin d'année. L'Egyptien s'amène, radieux. Toujours le même bedon. Toujours les mêmes lunettes surannées au bout du nez. Qui l'accompagne? Une blonde époustouflante, plus grande que lui, l'air intelligent, sourire dévastateur. Je me présente. C'est une Italienne du Nord. Comment se sont-ils rencontrés? Elle le regarde avec tendresse, avec bonté: elle l'aime, j'en suis certain. Les gars n'en croient pas leurs yeux... Comment notre Egyptien sans panache a-t-il pu dénicher un tel pétard et s'en faire aimer? Je crois, McPhee, vous avoir déjà raconté cette histoire. Je l'ai répétée tant et tant. Quand je vous dis qu'il faut se méfier des apparences...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2809436281291095781?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2809436281291095781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2809436281291095781' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2809436281291095781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2809436281291095781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/linterne-egyptien.html' title='L&apos;INTERNE EGYPTIEN'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-485945226915584065</id><published>2008-09-04T14:04:00.000-04:00</published><updated>2008-09-08T15:11:05.674-04:00</updated><title type='text'>GROS FILS</title><content type='html'>&lt;strong&gt;C'est le sobriquet qu'en 1960 on lui donnait à Grande-Baie. Sans doute parce qu'il paraissait plutôt dodu... C'est comme joueur de balle qu'il fit son entrée dans le monde des Delhorno: il évoluait pour les Yankees de Grande-Baie, équipe que nous de Port-Alfred haïssions, n'ayant jamais pu les battre. Gros-Fils se présentait au marbre l'air débonnaire, se déhanchait d'une manière dégingandée qui nous faisait sourire et... fendait l'air la plupart du temps. Mais il faisait partie de l'équipe et jouait à chaque match. La rumeur, entre les manches, susurrait qu'il avait l'oeil sur notre soeur, ce que nous ne manquions jamais de rapporter à celle-ci: il n'en fallait pas plus pour faire perdre contenance à la soeur des Delhorno. Ce soir-là, Gros-Fils s'élança et frappa un coup de circuit. C'est la dernière image qui m'est restée de Gros-Fils le joueur de balle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs années plus tard, Gros-Fils réapparut dans nos vies. Il avait acheté une espèce de dépanneur sur la rue Bagot à Bagotville: le restaurant Lucerne. Les voisins y achetaient des cigarettes, des barres de chocolat, des croustilles et du Coca-Cola. Rien qui pût rendre Paul Bocuse jaloux et envieux... Mais, nous connaissions mal Gros-Fils. Au fil des années, il agrandit le restaurant, acheta les maisons de droite et de gauche, fignola un menu à saveur baieriveraine: du steak en tranches, du rosbif, de la tourtière, des patates jaunes avec du porc rôti, de la tarte au sucre, du pouding au riz, et j'en passe. L'homme connaissait les faiblesses viscérales de son entourage. Il se mit aussi à offrir des déjeuners de type camp de bûcherons: oeufs, bacon, jambon, saucisse, patates rôties, pain de ménage, fèves au lard et mélasse. Le restaurant devint un rendez-vous pour les "pure-laine". C'était il y a vingt ans, vingt-cinq ans peut-&lt;/strong&gt;être.&lt;strong&gt; Le Lucerne, pour moi aussi, devint un incontournable. C'est ainsi que Gros-Fils, doucement, au fil des plats de tourtière et des bols de pouding au riz, rentra dans ma vie et que je pus le compter au nombre de mes amis. Il reste, Gibus, à nous entendre sur le sens du mot AMI... Car comme l'a si bien dit Sénèque: J'EN CONNNAIS PLUSIEURS QUI EURENT BEAUCOUP D'AMIS, MAIS A QUI L'AMITIE A MANQUE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis donc allé luncher au Lucerne ce midi. Une espèce de spleen avait commencé d'envahir mon existence d'éclopé depuis l'aube. Le temps était venu d'un retour aux sources. C'était exactement la thérapeutique qu'il me fallait. Gros-Fils, plus dodu que jamais, -il explique avec force sourires que, restaurateur, il lui faut goûter à tout...- s'avança chaleureusement pour m'accueillir, s'informant de l'état de ma hanche, de mes projets d'avenir. Je n'étais pas seul, comme vous devez bien vous en douter, chers Gibus et McPherson. Elle était là. Nous nous attablons donc, et Gros-Fils s'attable avec nous.&lt;br /&gt;-J'ai une crème de carottes qui n'est pas piquée des vers. Et mon rosbif est excellent.&lt;br /&gt;Disant cela, il ressemblait à un jouisseur qui, n'eût été des conséquences pour sa santé, aurait bien voulu double-dîner. C'est donc ce que je commandai. La crème de carottes aurait rendu fou Bernard Loiseau... Je n'en ai jamais mangé d'aussi bonne. Le rosbif fondait dans la bouche. Les petits légumes étaient croustillants, juste à point, alors que la salade et la purée de patates frisaient le haut-de-gamme. Vint le temps du dessert.&lt;br /&gt;-J'ai pour dessert un pouding au riz avec sucre à la crème et...&lt;br /&gt;La serveuse n'eut point le loisir de terminer son offre! Dieu que ce pouding était délicieux, tant en lui-même que par les souvenirs de jeunesse qu'il réveillait dans nos mémoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce temps, Gros-Fils nous accompagnait, volubile, heureux. Il avait envoyé sa femme et sa fille à Londres et à Paris au début de l'été, ce dont il était très fier; sa fille commençait le CEGEP, brillante et intelligente.&lt;br /&gt;-Un autre beau voyage t'attendra à la fin du CEGEP!&lt;br /&gt;Il lui prêterait son jeep pour monter à Chicoutimi. L'été avait été bon. Il avait obtenu plusieurs beaux contrats qu'il avait rempli avec succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous laissâmes finalement. Au moment de payer à la caisse, Rénald Perron nous arrive! Un gars fin, avec lequel nous mettons le placotage à date. Rénald part pour l'Italie la semaine prochaine. Je lui souhaite le plus beau des voyages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je descendis péniblement le petit escalier qui donne sur la rue Bagot et, claudiquant vers la rue des Pins, où était garée mon auto, je ne pus que confesser que la vie, malgré tout, a ses petits bonheurs, tout simples, tout menus, mais dont il ne faut pas manquer de jouir... Un plat de pouding au riz, Gros-Fils dont le parcours, à partir de peu, m'a toujours intéressé et impressonné, Rénald, que je connais depuis presque cinquante ans, des souvenirs de tous acabits, Yvette Gagné, le coup de circuit de Gros-Fils, le pouding au riz de ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-485945226915584065?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/485945226915584065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=485945226915584065' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/485945226915584065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/485945226915584065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/09/gros-fils.html' title='GROS FILS'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3017697203376399915</id><published>2008-08-31T08:17:00.000-04:00</published><updated>2008-08-31T09:21:49.958-04:00</updated><title type='text'>L'ACCIDENT</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Allez savoir pourquoi! J'avais presque retrouvé ma forme de l'année d'avant. 2007 avait été un enfer, en raison d'une bursite achiléenne droite qui mit huit mois à guérir et me fit claudiquer tout ce temps.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dimanche matin, le 27 juillet 2008. Vers les onze heures trente. Parti de Chicoutimi à vélo. Monté à Jonquière par le boulevard St-Paul et, à partir de là, par les pistes cyclables. Je craignais qu'il ne pleuve à nouveau, tellement il avait plu depuis six semaines. Rivière-au-Sable. Vers Kénogami le long de la rivière. J'entame alors le dernier droit: cette longue piste cyclable qui longe le boulevard Saguenay sur plusieurs kilomètres jusqu'à Chicoutimi. Je me sens bien... et j'en suis heureux, car mon père était déjà mort à mon âge, et il n'y a pas tant de sexagénaires coronariens qui peuvent se taper une escapade de quarante kilomètres sans ressentir quoi que ce soit. J'en remercie tous les dieux de l'Olympe. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A partir de l'Eglise de Kénogami, la piste cyclable descend en pente douce et est entrecoupée de rues transversales. Je me dis qu'il faut ralentir, au cas où... Oh! Juste là! Il y a cette petite crevasse qu'il me faut éviter! L'irréparable se produit! Ma roue avant se cabre vers la droite! Je m'envole par-dessus ma bécane et atterris sur l'asphalte de la piste. Ma hanche gauche absorbe le choc. Dieu que ça fait mal. Incapable de me relever, ce qui est une première dans mon existence. On s'attroupe autour de moi. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Appellez une ambulance!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les badauds pensent que j'ai été victime de défaillance cardiaque ou cérébrale.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Non, leur dis-je, c'est un vulgaire accident de vélo!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'appelle ma femme:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Viens me rejoindre à l'Urgence de Jonquière: je crois que j'ai une fracture de la hanche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-OK, j'arrive!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A ma demande, on m'emmène aux Urgences de Chicoutimi, car j'aurai besoin des soins d'un orthopédiste, et Jonquière n'en a pas. L'orthopédiste chicoutimien sous-estimera mon état:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Ce n'est qu'une petite fracture du grand trochanter: pas besoin d'hospitaliser, tu pourras marcher dans quelques jours.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par contre, l'urgentologue diagnostique l'ébauche d'un pneumothorax gauche... On me garde donc à l'hôpital pour m'observer. Trois jours d'enfer. Ma hanche fait mal, horriblement. Ma femme décide de me sortir de l'hôpital!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Tu seras guéri dans quelques jours! Nous perdons notre temps dans cet hôpital!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le lendemain, je devrai retourner à l'hôpital. Un autre orthopédiste a revu mes radiographies du dimanche en compagnie de ma soeur. Il suspecte une fracture plus grave...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fracture intertrochantérienne de la hanche. Je serai opéré le dimanche trois août: enclouage du fémur. Voilà où j'en suis. Incapable de marcher sans marchette ou sans béquilles. Incapable de marcher avec une canne. Perte quasi totale d'autonomie. J'occupe mes journées à boiter d'un fauteuil à l'autre. N'ai rien raté des jeux de Pékin. Depuis quelques jours, il y a le US Open de tennis: ai vu tous les matches! Encore chanceux! Chanceux aussi qu'Elle s'occupe de moi... &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On me dit que ces fractures guérissent très bien. Que je ne devrais pas souffrir de séquelles. Que je pourrai refaire du vélo.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce que je pense de tout cela? La vie d'infirme est fort monotone... Il faut être très fort mentalement pour réussir à faire quelque chose en dépit d'un handicap. Je pense aux athlètes des jeux  paraolympiens... N'ai pu ni lire ni écrire ni jouer du saxophone à ce jour. Dommage par ailleurs que je sois en fin de carrière, car je serai, il me semble, un meilleur docteur dorénavant. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour la quatrième ou cinquième fois en dix ans, il y aura eu erreur médicale me concernant.  De cela, je vous parlerai en tête à tête, chers Gibus et McPhee.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3017697203376399915?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3017697203376399915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3017697203376399915' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3017697203376399915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3017697203376399915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/08/laccident.html' title='L&apos;ACCIDENT'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1783648510088230867</id><published>2008-08-18T20:10:00.000-04:00</published><updated>2008-08-18T20:40:14.757-04:00</updated><title type='text'>LA PHARMACOPEE MATERNELLE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Elle aurait pu m'empoisonner que je n'y aurais vu que du feu... Le lien de confiance était tellement fort. La thérapeutique commença, nous sortions à peine du berceau, par le WAMPOLE. De l'huile de foie de morue. Panacée des enfants canadiens. Bourrée de vitamines et de bonnes affaires. Ce n'était pas buvable! Et Lulu ne manquait pas un tour: elle n'oubliait jamais. Elle perdit le contrôle quand nous débutâmes le Secondaire. Ce qui m'offensa le plus, c'est que les plus jeunes de la famille ne furent jamais soumis à ce régime satanique...&lt;br /&gt;Quand l'année scolaire prenait fin, Lulu se lançait dans la thérapie PURGATIVE. Celle-ci débutait le soir-même de la fin de l'école. Il fallait vider le corps de toutes les cochonneries qu'y avait accumulé le collège St-Edouard. Nous nous couchions donc investis d'une concoction dont nous ne saurions jamais la composition. Le Purgatoire commençait le lendemain matin. Le Sénateur et le Scribe passaient l'avant-midi à courir vers les toilettes à la grande satisfaction de notre mère alchimiste, qui avait ainsi purifié ses fils de tant d'inepties et de platitudes. Encore une fois les plus jeunes ne furent jamais soumis à ces grands ménages annuels.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le début des années soixante vit surgir l'EQUANIL, précurseur du Valium et de Dame Imovane.  L'Equanil fit tout de suite partie de l'armentarium maternel.  La fin de l'année scolaire était encore une fois le moment idéal d'attaquer le problème...  Nous manquions de sommeil, les examens avaient été difficiles, une cure à l'Equanil s'avérait incontournable.  Cette nuit-là, nous dormirions dix, douze, quatorze heures...  Nous nous lèverions les yeux à peine ouverts et le sourire maternel indiquerait une satisfaction incommensurable.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce serait un bel été!  Bourrés de vitamines, l'intestin plus net que net, le cerveau ne manquant plus de sommeil, nous irions au terrain de jeu sans manquer une seule journée...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chère Lulu, j'ai souvent pensé, avec un petit sourire, à ta pharmacopée autoinventée, en suivant mes cours de médecine...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1783648510088230867?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1783648510088230867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1783648510088230867' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1783648510088230867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1783648510088230867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/08/la-pharmacopee-maternelle.html' title='LA PHARMACOPEE MATERNELLE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2324593284427235179</id><published>2008-07-26T20:13:00.000-04:00</published><updated>2008-07-26T21:43:28.772-04:00</updated><title type='text'>NOUS NE L'AVIONS PAS CHOISI</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Rien n'est jamais parfait...  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous atterrîmes au Caire le samedi soir, en début de soirée.  Fatigués.  Mais remplis d'espoir.  L'espérance des naïfs!  Ceux qui pensent que tout va changer un jour, que la perfection va s'enclencher aussitôt que l'avion se garera, que les voyageurs auront passé les douanes!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il n'était pas là!  Je scrutai l'horizon à sa recherche.  Pas le moindre signe.  Nous nous mîmes à tourner en rond.  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Il viendra, pourtant!  Notre avion n'était pas en retard!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Excusez-moi!  J'étais en train de travailler sur mon portable, je n'en avais pas eu le temps!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il était là, le con, assis devant nous, les yeux rivés sur son ordinateur, alors qu'il dû les avoir rivés sur nous, ses ouailles des deux prochaines semaines!  Son empressement à nous amener à la boutique hors-taxe m'apparut suspect.  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Venez vite, il n'y a pas de boisson nulle part en Egypte, nous sommes en pays musulman, si vous n'achetez pas tout de suite, vous n'auriez rien à boire de tout le voyage.  Nous voilà partis courant derrière lui.  Je ne comprenais pas son insistance à nous conseiller les boissons à acheter...  Je sortis avec deux caisses de vingt-quatre, alors que je n'en voulais point,  avec six bouteilles de vin français, le tout pour plus de cent euros.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous n'avions pas mangé.  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Allez par là, il y a un bon restaurant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le con!  Allez vous débrouiller à 9 heures le soir dans le centre du Caire, mégapole surpeuplée, des autos à vous rendre fou, personne ou presque ne parlant l'arabe!  Ce n'était pas si facile que ça de trouver ce foutu restaurant!  C'est un touriste montréalais qui quittait le lendemain soir qui nous servit de guide.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le lendemain, une heure de marche à pied pour nous rendre au Musée National.  Alors que les taxis ne coûtent à peu près rien.  Une heure de perdue, car il n'y avait pas grand'chose à voir en cours de route.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il nous avait réservé des compartiments de Première Classe sur le train Le Caire-Assouan.  Vous auriez dû voir ça!  Les valises entrées, pas de place pour bouger, il nous fallait rester couchés.  Douze heures de train, la nuit, rien à faire, rien à voir.  L'avion aurait été tellement plus simple...  Et nous aurions pu visiter Assouan davantage!  Il fallait en sus transporter les caisses de bière et les bouteilles de vin!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Abu Simbel! A visiter!  Mais y aller en avion, de grâce!  Nous, nous y allâmes en train routier.  Départ à 4 heures du matin.  Des véhicules militaires devant et derrière.  Dix heures de route aller-retour.  Il n'y a rien à voir dans le désert égyptien.  Que de temps perdu quand même.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le voyage s'est terminé par 1500 kilomètres de mini-van dans le désert ouest-égyptien, où il n'y a à peu près rien à voir.  Aucun contact avec la population.  Il nous avait fait miroiter une baignade dans un lac, au coeur d'un oasis dont j'ai oublié le nom.  J'avais apporté mon maillot!  En pratique, nous nous soumîmes à un bain de pied au bout d'un tuyau d'irrigation: l'eau en sortait bruyamment, ralentissait à peine dans un abreuvoir à vaches sur les bords duquel nous étions assis pour nous baigner les pieds!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce soir-là, nous arrivâmes au Caire vers seize heures.  Bien joué!  que je me dis...  Nous allons pouvoir nous laver, faire nos valises doucement, prendre une bière égyptienne, jaser et entamer un post-mortem.  Le con!  Le trafic est tel au Caire à cette heure que nous n'entrâmes à l'hôtel qu'à 19h30.  A peine le temps de se doucher, de faire les valises!  Il nous avait réservé une surprise, l'animal!  Gracieuseté du Tour Operator!  Nous prenions l'avion à 2 heures du matin, et il nous fallait être à l'aéroport deux heures d'avance.  La surprise, c'était un souper nautique sur le Nil.  Le bateau ne partait qu'à 22 heures!  Peut-on s'imaginer quel beau souper nous fîmes, inquiets, car il ne nous restait aucune marge de manoeuvre en cas de retard.  La bouffe n'était pas même inoubliable.  Le spectacle?  Un derviche tourneur qui acheva de nous affoler et une danseuse de baladi, comme nous en avons à Chicoutimi!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A 23h30, course folle en minivan dans Le Caire: d'abord aller reconduire le Con à son hôtel, ensuite autre virée vers l'aéroport pour arriver en temps.  Le chauffeur semblait ignorer à quel aéroport nous devions aller!  Et il ne parlait qu'arabe!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Quand on est con, on est con!"  Chanson de Brassens.  Notre guide, que nous n'avions pas choisi.  Il avait engraissé de 40 livres en trois ou quatre mois, de sorte qu'aucune de ses chemises ne lui faisait.  On voyait la peau de son ventre entre les boutons.  Il lui fallait du vin et de la bière tous les soirs: voilà pourquoi il nous en avait fait acheter!  Il avait toujours faim: dès que les plats étaient posés sur la table, monsieur se servait comme un rapace, et il en reprenait!  Il avait été l'instigateur de cette escapade désertique de trois jours, coupée d'un bain exotique dans un canal d'irrigation!  Pourtant, nous n'avions pas tout vu à Assouan et à Louxor.  Le pire?  Nous n'intéressions pas Monsieur!  Après quelques jours, c'est bel et bien ce que nous ressentîmes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il fallait voir l'avidité avec laquelle il accepta mon pourboire au moment de notre départ...  On ne s'improvise pas guide touristique.  Un pure-laine, guide du Club Aventure en Egypte?  Ne parlant pas arabe.  Aucune étude en égyptologie...  Qui engraisse de 40 livres en trois mois.  Qui double et triple dîne. A  qui produits de la vigne et du houblon importent tant.  Qui est le penseur d'une virée de 1500 kilomètre dans le désert égyptien en minivan.  Qui fait autant d'erreurs de jugement.  Ca m'apparait suspect!  Le gars est venu régler un problème au pays des Pharaons, d'après moi.  Ou, c'est un con.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;          &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;    &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2324593284427235179?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2324593284427235179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2324593284427235179' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2324593284427235179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2324593284427235179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/nous-ne-lavions-pas-choisi.html' title='NOUS NE L&apos;AVIONS PAS CHOISI'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-7426668070183117233</id><published>2008-07-14T07:11:00.000-04:00</published><updated>2008-09-08T15:12:32.013-04:00</updated><title type='text'>MES RIVIERES: LA RUPERT</title><content type='html'>5. &lt;strong&gt;LA RIVIERE RUPERT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il serait inexact d'en parler comme d'une grande amie. Ne l'ai rencontrée qu'une fois. Mais, dans le cadre de ce projet d'écriture, elle est incontournable. J'apprendrais au fil des ans qu'elle vit au coeur d'un pays immense, la Jamésie, -néologisme, incontestablement, car jamais mes maîtres ne m'ont enseigné qu'un tel pays existât au Québec- c'est-à-dire le pays de la Baie de James. Mais, il fallait d'abord s'y rendre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir de Chicoutimi, se rendre à Roberval et Saint-Félicien, aborder et traverser le Parc de Chibougamau, coucher dans Chibougamau même, le lendemain, reprendre la route du nord jusqu'au village cri de Mistissini, sis sur la rive sud-est du Grand Lac Mistassini. Nous ignorions complètement que des Cris vivaient là, qu'ils y étaient organisés. Le commis autochtone du pourvoyeur nous attendait. Je me souviens lui avoir demandé:&lt;br /&gt;-Would you tell me where the toilet room is located?&lt;br /&gt;-We do not go very much for toilets!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait pas de toilette. Il fallait aller dans le bois voisin, lequel heureusement n'était pas très loin. Il m'avait répondu d'un ton que j'avais trouvé condescendant, comme s'il avait voulu me transmettre un certain mépris pour les systèmes d'égoût des blancs... Je ne lui en tins pas rancune, mais je notai tout de même qu'à l'instar des blancs, ils avaient installé l'eau potable!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit Cessna blanc, quatre passagers, nous attendait. Le pilote,un anglophone rompu aux escapades dans la brousse nordique, ne parlait que pour dire l'essentiel. Je lui demandai comment il vivait l'hiver. La question était d'importance, car l'été, -donc le tourisme et la pêche- ne dure que quelques semaines en ces latitudes. Il nous répondit qu'il s'occupait des Cris, allait les mener à cent, deux cent milles plus au nord, chasser l'orignal, ramenait les malades, souvent les carcasses d'orignaux aussi, leur apportait l'essentiel. Car il ne restait plus d'orignaux au pourtour du Grand Lac Mistassini. J'en fus étonné...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Survoler du sud au nord le Grand Lac Mistassini: une affaire de quarante-cinq minutes. Les Cris géraient le campement; mais le cuisinier était un québécois! Prestement, il nous offrit à dîner, car le guide s'affairait déjà sur les quais, prêt à nous amener pêcher. C'était l'été, fin-juin, mais nous nous doutions que ce serait du temps d'automne qui nous accueillerait sur le grand lac. Habits d'hiver, conséquemment. Heureusement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure et demie de navigation avant d'y arriver. Paysages suberbes, jamais vus. Le guide cri était debout, à côté du moteur, scrutant l'horizon, impassible. Pas un mot, pas un sourire. Soudainement, un cri:&lt;br /&gt;-It is here!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos yeux s'écarquillèrent! C'était elle, la Rupert! Nous en fûmes éberlués, n'ayant jamais rien vu de tel, pas même à la télévision. Une masse d'eau vrombissante, descendant du grand lac en cascade, se fracassant contre des rochers énormes avec une violence inouïe. Pas un endroit pour amarrer la chaloupe. Il nous fallait pêcher à contre-courant, le nez de la verchère vers l'amont, pendant que le guide maintenait la vitesse du moteur au diapason de la vitesse du courant, de sorte que nous faisions du sur-place. Nous avions rêvé de belles grosses truites rouges... Nous ne prîmes que d'énormes brochets que nous nous empressâmes de remettre à l'eau. Nous pêchâmes la Rupert sur un ou deux kilomètres, le guide cri toujours imperturbable, laconique, sans même le plus petit des sourires. Ce fut trop vite l'heure du retour. Une autre heure et demie de chaloupe sur le Grand Lac Mistassini, des paysages à vous couper le souffle, pas moyen de se dire un mot, car le grondement du moteur rendait inutile la moindre conversation. Ce fut mon seul rendez-vous avec la Rupert. Je m'étais dit que j'y reviendrais un jour... Ce jour-là n'est jamais venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rupert. Un voyage de pêche manqué sur le plan halieutique, mais aussi le souvenir d'une amitié qui ne put survivre... Quelques mois plus tard, en effet, mon compagnon de pêche, qui était aussi mon voisin, s'en fut travailler chez Gaz Métro et fut transféré à Val d'Or et ensuite au bureau-chef à Montréal.&lt;br /&gt;La Rupert. Quelques beaux souvenirs, dont celui-ci: un midi, sur l'une des nombreuses presqu'îles qui entourent le Grand Lac, un dîner à la Cri, sous le soleil bienveillant des grandeurs nordiques. Petit feu de camp apprêté en un tour de main par le guide, un poêlon de fer, du steak, du maïs en grain, du pain frais, un peu de beurre, du thé. Conversation tranquille, le guide, que nous avions fini par ensorceler. douceur de vivre. Une autre fois où je pus me dire que le bonheur ressemblait peut-être à cet instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochainement: LA SEINE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-7426668070183117233?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/7426668070183117233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=7426668070183117233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7426668070183117233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7426668070183117233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/mes-rivieres-la-rupert.html' title='MES RIVIERES: LA RUPERT'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6206196446843069293</id><published>2008-07-13T13:46:00.001-04:00</published><updated>2008-07-24T15:32:44.960-04:00</updated><title type='text'>MES RIVIERES: LA SEINE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;6. LA SEINE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai su son existence dès l'âge de six ans: la chorale du collège Saint-Edouard,dont j'étais, par crainte de chanter faux, le choriste le plus discret, avait inscrit dans son répertoire une vieille chanson française, QUELLE HEURE EST-IL?, qui commençait ainsi: "de la Seine à la Garonne". A six ans, on ne se pose pas ces questions-là. Le vocable m'a pourtant poursuivi au fil des ans! C'est au Cours Classique que j'allumai: l'histoire de France, la littérature française. Immédiatement j'ai su qu'un jour nous nous rencontrerions. La &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;première fois, c'est du haut de la tour Eiffel que je l'aperçus, en compagnie de mon collègue Battikha. Nous étions pressés, cependant, et je n'eus point le loisir de m'y attarder très longtemps. La deuxième fois, je la côtoyai de plus près, du haut de ses ponts; mais il y avait tant à voir qu'encore une fois je dus la quitter négligeamment. Elle devint mon amie par la suite, lors de deux visites subséquentes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Car j'avais choisi tout à dessein un logement tout près. Des heures passées sur ses ponts, ses berges, à marcher, à contempler, à simplement respirer.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour que la Seine devienne ton amie, Gibus, il te faudra connaître un peu d'histoire. Savoir que l'Ile de la Cité et l'Ile Saint-Louis abritèrent les premiers habitants de Lutetia. Que Jules César la conquit, sans que ses habitants le combatissent. Que les Romains établirent un camp sur la Rive Gauche. Que la Sorbonne fut fondée au 13e siècle et tire son nom d'un certain Robert de Sorbon qui y avait fondé un collège. Que Paris a toujours été agitée au fil de ses rois, de ses petites et grandes révoltes. Que les rois de France ont légué à Paris un ensemble architectural époustouflant. Que la légende napoléonniene se fait sentir du cimetière du Père Lachaise jusqu'à l'Arc de Triomphe. Que Molière y a son quartier, autour de la Comédie Française. Que Victor Hugo résida à Place des&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vosges et que son domicile existe encore. Que la botte nazie mit Paris en tutelle en 1940 et que l'état-major allemand résidait à l'Hôtel Lutetia. Que l'Hôtel-Dieu de Paris existe depuis le 7e siècle et traite ses malades depuis sous le même nom. Qu'on a mis en évidence, en face du parvis de Notre-Dame, un site archéologique témoignant des tout débuts de l'implantation humaine à Paris. Que tu verras Le Penseur au musée Rodin. Que Paris est belle, finalement, et parle français. Qu'elle mange bien et boit encore mieux. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est à tout ça qu'il faut penser quand on arpente les alentours de la Seine. Chaque pas devient alors un pèlerinage, chaque coin de rue un chapitre d'histoire. Car il te faut, autour de la Seine, à Paris, marcher tout doucement, en regardant de tous les côtés. Dieu que j'ai regretté de n'avoir pas eu ni la chance ni le dessein d'y aller étudier. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6206196446843069293?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6206196446843069293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6206196446843069293' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6206196446843069293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6206196446843069293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/mes-rivieres-la-seine.html' title='MES RIVIERES: LA SEINE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4284150780378727339</id><published>2008-07-13T13:46:00.000-04:00</published><updated>2008-07-13T15:52:25.061-04:00</updated><title type='text'>MES RIVIERES: LA MISSISSIPI</title><content type='html'>4. &lt;strong&gt;La rivière Mississipi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pas certain qu'elle ne soit qu'une rivière... Les Américains disent Mississipi RIVER. Il semble que l'anglais ne fasse pas de différence entre une rivière et un fleuve; tous deux sont RIVER. En ce qui concerne, le Mississipi serait plutôt un fleuve qu'une rivière. Mais bon... Elle avait été française, le savais-tu, Gibus. Relis ton histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus grand fleuve des Etats-Unis, selon l'enseignement de mes maîtresses d'école. C'est tout ce que j'en savais. Jusqu'à la fin-juin 1971. J'arrivai cet après-midi-là, par l'autoroute 35, de Duluth et du Canada. C'était la canicule à Minneapolis: une senteur de maïs brûlé ne manquait pas de vous répugner. Nous étions fatigués. Chambre bas-de-gamme dans un Howard Johnson pour quelques jours. Il fallut tout de suite chercher un appartement, que nous dénichâmes, après essais et erreurs, dans le nord de la ville, sur Foss Road. Location de mobilier. Le lundi matin, je garais ma Datsun orange-brûlée sur le stationnement surélevé des University of Minnesota Hospitals. C'est alors, à ce moment exact, que je la vis. La MISSISSIPI RIVER. Elle me déconcerta quelque peu, par sa piètre largeur. Je l'avais imaginée plus spectaculaire, fourmillant de DELTA QUEEN, de barges et de remorqueurs. Rien de tout cela. Je la côtoyai durant les quinze mois suivants. Relations que je qualifierais de "routières", car je ne l'aperçus jamais que du haut de mon stationnement ou des ponts qu'il me fallait traverser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle séparait Minneapolis de St-Paul. Je m'étais rendu là à cause de quelques hommes: Christian Barnard, première transplantation cardiaque, les frères Grondin, chirurgiens cardiaques à Montréal, Emile Bertho, le premier chirurgien cardiaque de Chicoutimi. Je m'aperçus bientôt que je n'avais pas l'étoffe d'un chirurgien cardiaque, que je ne savais pas l'anglais, que je ne pourrais pas demeurer là bien longtemps. Immersion douloureuse, sinon pénible, s'il en fut une...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dus, sous pression, apprendre l'anglais, en quelques mois. Les Américains de Minneapolis me montrèrent ensuite leur WAY, THE AMERICAN WAY, faire les choses rapidement, avec agressivité, "get things done", ce qu'on ne m'avait pas enseigné à Chicoutimi et Québec. Ils m'initièrent à ce traitement nouvelle vague, PARENTERAL HYPERALIMENTATION, à insérer les sondes sous-clavières nécessaires à l'instillation de ces nouveaux solutés. J'apprendrais à travailler fort, tout le temps, à négliger ma vie personnelle et celle de celle qui m'avait suivi par amour, et celle de mes enfants à venir, dans la poursuite d'une tâche prométhéenne... La maladie, en effet, est éternelle. Quand je revins au Québec, en octobre 1973, j'avais changé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur la rive ouest du Mississipi, un samedi soir, le 5 août 1972, qu'il naquit, les cheveux tout noirs, l'air intelligent. Il fut tant aimé. Trop, peut-être? Mes frères, ma belle-soeur, vinrent "se virer", son parrain, notamment. Mes beaux-parents, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Minneapolis, ce fut aussi la rivière &lt;strong&gt;Minnetonka&lt;/strong&gt;, Le &lt;strong&gt;Hennepin County&lt;/strong&gt;, les rues &lt;strong&gt;Marquette&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Jolliet,&lt;/strong&gt; en l'honneur de ces français qui y vinrent les premiers. &lt;strong&gt;Marion Tallent,&lt;/strong&gt; un collègue du South, qui avait enregistré un disque country à Nashville. Il voulait devenir chirurgien, mais il m'avait plutôt l'air d'un guitariste dixie... &lt;strong&gt;Bill Weintraub&lt;/strong&gt;, le premier "New York Jew" que j'aie jamais rencontré, mais aussi le plus bel "enfant de c..." qui eût jusque là croisé ma vie.&lt;strong&gt; John&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Najarian&lt;/strong&gt;, le grand chef, ex-footballer pour l'université de San Francico. Il s'adonnait à la transplantation rénale. Je fus capable de lui dire, d'homme à homme, que je retournais chez moi, en septembre 1972. &lt;strong&gt;Bart Cuderman&lt;/strong&gt;, un de mes chef-résidents. Celui-là me ridiculisait parce que je parlais mal anglais. Je le recontrai quelques années plus tard dans un congrès: "I became a good surgeon in spite of you"... &lt;strong&gt;Dick Something&lt;/strong&gt;, qui vint manger un soir chez nous; il voulait devenir urologue et s'établir à Sacramento, Californie. Ne l'ai jamais revu. &lt;strong&gt;Jean QuelqueChose&lt;/strong&gt;, un Armoricain, qui avait épousé une chicoutimienne. Il faisait de la recherche dans les soubassements de l'hôpital. Il m'enseigna à surrénalectomiser des rats et m'introduisit à la chronobiologie. Sa vie prendrait une tangente marginale et on l'interdirait de pratique. Ironie du sort... Ce &lt;strong&gt;boucher de Green Bay&lt;/strong&gt;, au Wisconsin... Je l'avais opéré d'une hernie inguinale. Il m'avait aimé. Lors de la visite de relance, il m'apporta un filet mignon long de deux pieds! Je n'avais jamais vu ça de ma vie. &lt;strong&gt;Jean-Claude Tremblay&lt;/strong&gt;, le défenseur de Bagotville. Nous allâmes le voir jouer à deux reprises contre les North Stars. Les &lt;strong&gt;Gophers,&lt;/strong&gt; aussi, l'équipe de football de l'Université du Minnesota. Un samedi après-midi. Non! Je n'ai rien vu d'autre! Si! Rochester, la Mayo Clinic, un dimanche. Mais rien de l'Iowa, ni des Dakota, à peu près rien du Wisconsin et du Michigan. Nous aurions pu, pourtant. Si seulement j'avais su...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nuit, -il venait à peine de naître- je m'endormirais sur l'autoroute en revenant du VA Hospital. J'aurais pu y laisser ma peau... L'autorité chirurgicale m'avait indiqué qu'ils ne me garderaient pas pour les années suivantes. Ca m'avait ulcéré. J'appelai Nicole Wells à Chicoutimi, lui précisai mon désarroi et mon désir de revenir chez moi. "Viens-t'en", qu'elle me dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partîmes de Minneapolis un beau matin de septembre. Le soir-même, coucher à Kalamazoo, dans le Michigan. Ce fut ensuite Peterborough, chez la belle-soeur, et l'arrivée, le lendemain soir, au Saguenay. Je n'oublierai jamais le visage de Mutt, quand il &lt;strong&gt;le&lt;/strong&gt; prit dans ses bras. Arrivé fauché à Minneapolis, je la quittai également fauché! La vie continua... Quelques mois plus tard, je sauverais d'une mort certaine un dénommé Jean Champigny: je simplement mis en pratique ce qu'on m'avait appris sur les bords du Mississipi, HYPERALIMENTATION.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain: La Rupert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4284150780378727339?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4284150780378727339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4284150780378727339' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4284150780378727339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4284150780378727339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/mes-rivieres-la-mississipi.html' title='MES RIVIERES: LA MISSISSIPI'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1577897567419499137</id><published>2008-07-11T06:10:00.000-04:00</published><updated>2008-07-11T06:43:21.539-04:00</updated><title type='text'>MES RIVIERES: LA ROUGE</title><content type='html'>3. LA RIVIERE ROUGE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'est venue un peu plus tard, à 17 ou 18ans.  Par les Clubs 4-H.  Un job de moniteur de camp d'été. Les deux premières semaines, nous allions à Réserve de Parke, tout près de Saint-Alexandre de Kamouraska.  Les deux dernières, nous déménagions nos pénates au lac Monroe, à l'autre bout du Québec, dans le parc du Mont-Tremblant.  Il y eut un changement la dernière année:  ça serait la Rivière Rouge.  Le campement avait été construit pas très loin de la rivière, qui faisait une chute ultra-pittoresque à cet endroit.  Elle faisait aussi un énorme méandre avant de se muer en cascade.  J'y emmènerais quinze ans plus tard deux merveilles: un petit garçon "mal commode" et une petite fille blonde qui m'enlevait tous mes moyens.  Nous nous baignerions dans ces eaux calmes sans jamais nous douter de ce que l'avenir nous réservait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière Rouge.  Nous couchions dans le bâtiment principal qui regroupait la salle à manger, la salle de réunion et la cuisine.  Nos lits étaient regroupés tout près des étals du cuisinier.  Les plus vieux dormaient dans les couchettes du bas.  Je dormais donc au deuxième étage: Dieu qu'il y faisait chaud!  Grosse leçon de camaraderie...  Dans ces camps de vacances pour jeunes, ce sont ceux-ci qui importent, qui prennent toute la place.  Les gros égos doivent s'effacer... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière Rouge, ce fut: l'autoroute du Nord, St-Jovite, Grenville et Hawkesburry,  l'amitié, l'oubli de soi, tout un pan du Québec fort différent de ce que j'avais connu jusqu'alors, la simplicité de l'environnement, des moyens, des rapports humains.  C'est aussi là que je découvris LE PETIT TRAIN DU NORD, la chansonnette de Félix Leclerc.  Parmi des archives de tous acabits.  Je me souviens avoir joué la musique à la flûte à bec avant de pouvoir la chanter et la faire chanter aux jeunes.  Je me doutai alors, à travers LE PETIT TRAIN DU NORD,  qu'il y avait une autre sorte de musique: le jazz.  Ca devait devenir une des grosses affaires de ma vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain: le Mississipi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1577897567419499137?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1577897567419499137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1577897567419499137' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1577897567419499137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1577897567419499137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/mes-rivieres-la-rouge.html' title='MES RIVIERES: LA ROUGE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3049702833447250416</id><published>2008-07-10T08:19:00.000-04:00</published><updated>2008-07-10T09:20:55.043-04:00</updated><title type='text'>MES RIVIERES: LA MALBAIE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;2. LA RIVIERE MALBAIE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Malbaie.  &lt;/strong&gt;Ce nom s'était approprié une valeur mythique dans le monde des Delhorno au début des années cinquante.  Il vous savoir que les Delhorno étaient gens de chasse et de pêche depuis l'installation de l'ancêtre en Nouvelle-France.  L'un des leurs avait été réputé le meilleur chasseur de l'Isle-aux-Couldres au début du 19e siècle.  Il n'était pas facile, dans le temps que je vous parle, de se faire octroyer un territoire de chasse et pêche au pays de Québec.  Il vous fallait être politiquement bien placé, au bon endroit, au bon moment.  C'est l'exploit que réussirent les Delhorno, aidés de l'oncle Pierre-Alphonse, du curé Boily, de Chantal Tremblay et des frères Oscar et Jean-Marie Boulianne.  "Le Club de Chasse et Pêche Notre-Dame des Flots".  Un triangle de rêve dont le côté nord était situé entre les 2e et 3e ponts sur la rivière Malbaie.  Le territoire se rétrécissait sournoisement en direction du lac Moreau, du lac des Bouleaux, ceux de la Grosse Femelle, de la Fringale et des étangs d'Argentenay. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière Malbaie...  Elle fut, je pense, le second amour de Mutt jusqu'à ce qu'il ne puisse plus s'y rendre, au début des années soixante. Il la connaissait comme le fond de sa poche.  Le Premier Pont, Le Deuxième Pont, la décharge du lac Moreau, la décharge du lac du Cran Rouge, le Troisième Pont, le Grand Remous.  Oh!  Que de fois nous entendîmes résonner ces vocables quasi homériques dans la cuisine de la maison.  Histoires de pêche, de chasse, de randonnées, d'incidents, de chicanes! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous ai raconté, je crois, l'histoire de mon premier voyage de pêche sur la Malbaie.  Il y eut aussi celle-ci, qui survint un froid samedi de novembre, sur la colline qui surplombe le ruisseau du Cran-Rouge tout près de son arrivée dans la rivière Malbaie.  Il y avait là le cousin Gaston, Mutt, mon petit frère Marcel et moi, Claudio Delhorno.  Gaston était venu visiter ses pièges à vison, ainsi qu'il le faisait hebdomadairement.  Nous marchions tout doucement, et nous parlions bas, ainsi qu'il se doit, dans les bois.  Tout à coup, Marcel chuchota:&lt;br /&gt;-Regardez, regardez ce qu'il y a là-bas!&lt;br /&gt;C'étaient de belles taches noires qui glissaient dans l'eau à partir de la blanche berge escarpée du ruisseau.  On aurait dit des enfants faisant du toboggan.  Nous restâmes interdits plusieurs instants.  Des loutres!  Mutt n'avait jamais vu ça de toute sa vie.  Les spectacles, malheureusement, s'achèvent toujours.  Les loutres, sans doute, sentirent notre présence incongrue et disparurent.  Des spectacles, j'en ai vu tant et tant depuis ce samedi de novembre.  Celui-ci, sur les bords de la rivière Malbaie, un samedi froid de novembre, du vivant de Mutt, je ne l'ai jamais oublié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre samedi matin, que j'étais venu de l'université pour aller chasser avec Mutt.  Un petit étang, tout à côté de la Malbaie, où nous étions plus ou moins embusqués.  Deux beaux canards tout à coup amerrissent à nos pieds, dans une frénésie qui sema la panique chez Mutt, qui ne parvint jamais à charger son fusil!&lt;br /&gt;-Donne-le-moi! lui dis-je exaspéré.&lt;br /&gt;Il ne voulut point.  Je l'ai toujours soupçonné de n'avoir pas permis ce meurtre.  Au fil du temps, à force d'avoir vécu tout près de la vie et de la mort dans les hôpitaux, j'ai souvent remercié Mutt de son incompétence lors de ce samedi: elle a permis que nous laissions vivre ces deux amis ailés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'oublierai pas, non plus, cette orignale que nous vîmes courir devant nous un autre après-midi d'automne.  Nous ne sommes que peu nombreux à avoir vu ça.  Ce gros ours noir, aussi, qui, poltron, se sauvait à en perdre haleine.  Ces castors, inlassables, qui éclusaient tout ce qu'il y avait de rus et de ruisseaux sur les bords de notre rivière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Malbaie?  Je l'ai marchée, je l'ai respirée, je m'y suis trempé jusqu'aux épaules, je l'ai tant et tant regardée, admirée, je l'ai tant aimée.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, plus vieux, j'organiserais une escapade aux "Eaux-Mortes de la rivière Malbaie".  J'y voguerais toute une journée, toute une soirée, jusqu'au pied des chutes qui descendent du lac Malbaie.  Le beau-frère y prendrait une superbe truite, un trophée, que nous n'oublierions pas.  Je ferais tout ce voyage en pensant à Mutt, qui m'avait parlé de ces eaux mortes comme d'un Eldorado, en pensant aussi à Menaud et au Huard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain:  LA RIVIERE ROUGE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3049702833447250416?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3049702833447250416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3049702833447250416' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3049702833447250416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3049702833447250416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/mes-rivieres-la-malbaie.html' title='MES RIVIERES: LA MALBAIE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1770603898810085355</id><published>2008-07-09T17:11:00.000-04:00</published><updated>2008-07-22T04:02:06.068-04:00</updated><title type='text'>MES RIVIERES: LA RIVIERE A MARS</title><content type='html'>Il en va des rivières comme des amis, comme des chansons, comme des écrivains. Certaines et certains vous suivent votre vie durant et semblent faire partie intégrante de votre être. Venant de Montréal cet après-midi, j'ai traversé la rivière Pikauba, qui prend sa source dans le coeur du parc des Laurentides et court se jeter dans le lac Kénogami. Ca m'a fait penser, chers Gibus et MCPherson, qu'il me fallait, aujourd'hui, vous parler des rivières de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1. LA RIVIERE A MARS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son nom manque peut-être un peu de charme... Nommée ainsi en l'honneur de Mars Simard, le premier colon de Bagotville, qui bâtit sa maison tout près de l'embouchure de ce cours d'eau. Cette rivière est fort importante pour moi: car c'est Mutt qui me la fit découvrir. J'avai à peine cinq, six ou sept ans. Un taxi nous amena de Port-Alfred, Cinquième Avenue, peu après la messe du dimanche, en amont; j'ai complètement oublié l'endroit exact où nous débarquâmes. Toujours est-il que Mutt avait apporté sa canne à pêcher. Nous longeâmes donc la berge sud de la rivière en direction de son estuaire. Mutt était laconique, c'est-à-dire un homme de peu de mots... Je sus ce matin-là qu'il avait pêché dans cette rivière une partie de sa jeunesse, qu'il y avait pris de belles truites et des saumoneaux. Ironie du sort, il ferra un jeune saumon ce matin-là!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois, ou quelques années plus tard, Thérèse, la soeur de ma tante Claire, me fit découvrir un aspect nouveau de la rivière à Mars: on pouvait s'y baigner. Elle m'y emmena quelquefois, et je lui en saurai gré jusqu'à la fin de mon existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière à Mars fut aussi celle de Louis-Joseph. Mon beau-père. Il me racontait, d'une verve que je ne lui connaissais point, comment lui et son père pêchaient dans une fosse située pas très loin du "tracel", la nuit, au fanal, des saumons énormissimes qu'ils revendaient au cuisinier du bateau de la Canada Steamship. Je ne me lassais point de lui faire revivre ces temps épiques, d'autant plus que le saumon a pratiquement disparu de la rivière à Mars de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière à Mars fut encore celle du curé Boily. Il y possédait un chalet, en amont de Port-Alfred et Bagotville, où il emmenait ses monitrices de son terrain de jeu se baigner, en fin de journée, après la fin des activités. Parmi ces monitrices, il s'en trouva une qui changea ma vie: c'est le curé Boily qui nous maria.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon souvenir le plus récent? 1976. Traverser la rivière à Mars "caminando", sur le "tracel", de la rue St-Jean à la Cinquième Avenue, où résidait ma mère, chez laquelle j'allais étudier chaque matin en vue de l'examen de chirurgie. Mutt nous avait quittés peu auparavant. Bien des choses avaient changé dans la maison de mon enfance. Le bonheur, notamment, qui s'était enfui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain: LA RIVIERE MALBAIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1770603898810085355?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1770603898810085355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1770603898810085355' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1770603898810085355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1770603898810085355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/mes-rivieres.html' title='MES RIVIERES: LA RIVIERE A MARS'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2857074848020537816</id><published>2008-07-03T20:34:00.000-04:00</published><updated>2008-07-03T21:05:36.412-04:00</updated><title type='text'>GUY BEART</title><content type='html'>Vous en souviendrez-vous, Gibus et McPherson? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si tu reviens jamais danser chez Temporel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un jour ou l'autre &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pense à ceux qui tous ont laissé leur nom gravé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Auprès du nôtre...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Eh oui! Un autre de mes grands amis.  En fait, il était mon ami, mais ignorait totalement que je le revendiquais comme ami.  Fin des années cinquante, début des années soixante.  J'ignore tout à fait pourquoi je vous parle ce soir de Béart.  Ca m'est venu comme ça, tout bonnement.  J'ai acheté trois ou quatre de ses vinyles (33tours).  Ceux-ci sont venus après les 78 tours.  Il y eut aussi les 45 tours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avons découvert ma mère et moi, au déjeuner, à la radio, avant l'école.  LE CHAPEAU.  C'était de lui.  Longtemps j'ai su par coeur cette chanson.  L'EAU VIVE, BAL CHEZ TEMPOREL, CHANDERGANOR, OBELISQUE, LAURA, IL Y A PLUS D'UN AN, DANS REGRETTABLE ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dites pas qu'il n'y a rien dans les chansonnettes.  J'y ai appris une partie de ma culture et beaucoup de mon français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Béart est disparu de la circulation à la fin des années soixante.  "Ringard", qu'on a dit.  Dommage.  J'ai adoré sa poésie et ses chansons.  Il vit encore, semble-t-il.  Près de Paris. A eu un cancer à un moment donné.  Un surdoué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2857074848020537816?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2857074848020537816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2857074848020537816' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2857074848020537816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2857074848020537816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/guy-beart.html' title='GUY BEART'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2017405744341598235</id><published>2008-07-02T06:04:00.000-04:00</published><updated>2008-07-03T20:33:50.626-04:00</updated><title type='text'>LE CLUB DE GOLF DE PORT-ALFRED</title><content type='html'>Dans quelques heures, je décocherai sur le tertre de départ #1 à Port-Alfred. Banalité, me diras-tu, cher McPherson. Eh bien! Non. Ce ne sera pas et ne sera jamais une banalité. Car c'est là que j'ai joué au golf pour la première fois, avec André, mon frère, nous partagions le même sac, des bâtons de bois achetés de Reine-Marguerite Bergeron, la maîtresse d'école, pour quelques dollars. Que de désillusions y avons-nous vécues... J'avais dix ans à peine, André huit. L'oncle Fernand nous avait enseigné, fort brièvement il faut le dire, les pseudomystères de l'élan de golf et... nous voilà lancés. Que de balles perdues, que de parties brisées à jamais. Mais que de beaux souvenirs aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Port-Alfred était un neuf trous à l'écossaise, construit à l'origine pour et par les Anglais qui venaient travailler à la Consol: les Hogan, les Sweeney et plusieurs autres dont j'ai oublié les noms. Les pure-laine suivirent le mouvement, dont les Delhorno, Mutt et mes oncles Frenand et Raymond, qui furent parmi les premiers francos à s'essayer au jeu des anglais. La suprématie anglophone était terminée quand Dédé et moi nous mîmes au golf. Les pure-laine avaient pris le contrôle du lieu, tout s'y passait en français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du plus loin que je me souvienne, je n'ai jamais su l'élan de golf comme il faut. Manque de talent naturel, sans doute. J'aurais dû, on aurait dû me le dire, prendre des cours du professionnel. On ne semblait pas penser à cela à cette époque. J'ai continué à m'essayer, toutes ces années, avec une ardeur et un amour jamais taris, traînant des années durant un slice dévastateur, des coups ratés par une trop grande impétuosité. Quelques beaux coups, aussi, qu'on n'oublie jamais et qui vous font revenir le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai réussi mon premier birdie sur le trou #3, une normale 4, lors d'un tournoi pour gamins. J'avais deux coups d'effectués et la balle se trouvait au début du vert. Je pris le petit "chipper" brun de l'oncle Fernand et la balle retrouva le trou. Je me souviens qu'on me donna une balle de golf en cadeau pour cet exploit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mutt ne fut pas un très grand joueur, je pense. Car une fois il vint jouer avec moi, la seule fois de ma vie où je le vis s'élancer au golf. Son élan n'était pas très bon... si ma souvenance est exacte. A sa décharge, je vous avouerai que c'était presque l'hiver ce matin-là chez nous à la Baie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'oncle Fernand, par contre, était un champion; il avait remporté la plupart des tournois du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Peu patient, par contre, impatient même. Toujours pressé d'en finir.  c'est ainsi qu'il m'a perdu comme ami.  L'oncle Raymond frappait fort, mais souvent croche. Pas un très grand joueur.  Ces gars-là étaient incapables de parler à leurs neveux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai travaillé comme étudiant sur mon terrain de golf! J'avais vingt ans, vingt et un an. Les verts des trous #4 et #5, c'est moi qui les ai fabriqués, en compagnie d'Isoland Claveau de St-Félix et de quelques autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y eut aussi l'époque des trois frères Delhorno: André, Marcel et Claude. Nous avions coutume, durant ces quelques années, de jouer un neuf à cinq heures le soir. Notre partenaire préféré était Alain Gagné. Quelquefois, Nicole Janelle se joignait à nous. Mutt venait nous voir jouer sur les trous #7 et#8. La partie terminée, nous ne manquions jamais de siroter une bière au clubhouse, tout en commentant nos faits d'armes. Lulu nous attendait à la maison avec le souper prêt. Mutt ne se privait pas d'ironiser sur notre calibre de jeu, à grands renforts d'éclats de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon plus bel exploit? Jérôme devait avoir 10 ou 11 ans. C'était un tournoi de gageurs, par équipes de quatre. Notre capitaine était un Harvey d'Alma. Il y avait aussi Michel Simard, l'ex-lanceur de baseball, Julien Côté, le fils de Roland Côté. Nous étions en prolongation sur le trou #1. C'en était fini de notre équipe si nous ne réussissions pas ce grand putt de trente pieds qui descendait vers le début du vert. Les deux premiers à "putter" avaient pensé que le putt tournait vers la droite et l'avaient manqué. Moi, je savais d'instinct, pour avoir joué ce vert depuis ma tendre enfance, que ce putt tournait vers la gauche. La pression était énorme... Je visai un pied à la droite du trou et la balle se dirigea dans le trou! Il s'ensuivit une clameur que je n'avais connue jusqu'alors dans ma vie. Les spectateurs étaient tous des baieriverains qui m'avaient connu depuis ma tendre enfance et qui étaient fiers de ce putt tout autant que moi. Ce putt nous permit de gagner la deuxième place et me permit d'engranger plus de mille dollars! Car j'avais gagé sur les chances de mon équipe. J'avais gagé "PLACE"! Notre équipe ayant été négligée par les parieurs, je m'en retournai à Chicoutimi avec la totalité de la cagnotte! Jérôme était mon caddie ce jour-là: il réclama son dû! Dix pour cent de mes gains!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quitté Port-Alfred à l'âge de vingts-six ans. Sans jamais avoir oublié mon terrain de golf. Chaque été, je m'efforce d'y effectuer un retour, comme une sorte de pèlerinage. Mais, ce n'est jamais un effort, et c'est toujours une belle journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2017405744341598235?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2017405744341598235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2017405744341598235' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2017405744341598235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2017405744341598235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/07/le-club-de-golf-de-port-alfred.html' title='LE CLUB DE GOLF DE PORT-ALFRED'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6239539975569273581</id><published>2008-06-29T19:51:00.000-04:00</published><updated>2008-07-11T06:54:04.115-04:00</updated><title type='text'>PETITE FLEUR</title><content type='html'>C'est à la radio que nous l'entendîmes pour la première fois. Un certain Sydney Bechet. 1954. Du jazz style Nouvelle-Orleans. Pourtant, ça venait de France! Pour ma mère et moi, ce fut un coup de foudre. La musique s'imprima dans nos deux têtes instantanément. Quelques jours plus tard, maman la pianotait. Elle la jouerait plusieurs années. Souvent, Mutt s'installait sur le divan du salon; il mordillait son briquet tout en écoutant sa pianiste préférée, qui jouait "à l'oreille", c'est bien important de le dire. Mutt ne riait ni ne souriait que rarement... Sauf quand ma mère lui jouait PETITE FLEUR: ça le faisait sourire. Nous en vînmes à en savoir davantage sur Bechet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1958. Exposition universelle de Bruxelles. Bechet représente les USA à l'expo. Avec d'autres jazzmen américains. Ils jouent ST LOUIS BLUES, SWANEE RIVER, BACK HOME AGAIN IN INDIANA et... PETITE FLEUR! Je demandai un disque de Bechet à ma mère comme cadeau de Noël. Il n'y avait rien de tout ça chez nous à la Baie. Lulu monta à Chicoutimi rencontrer monsieur Marchand, le vendeur de "records" de la rue Racine. C'est ce disque de l'Expo de Bruxelles qui me fut donné en cadeau ce Noël-là. Les mots de Bechet n'ont jamais quitté ma souvenance depuis lors: "And now I'd like to play for you PETITE FLEUR."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bechet devait décéder en 1959. Auparavant, les Français lui avaient fait conter sa vie et avaient enregistré ses propos, ainsi que sa meilleure musique, sur deux disques que faisait jouer à profusion Guy Mauffette au "Cabaret du Soir qui Penche" qui, en passant, a été mon programme radiophonique préféré durant toute ma jeunesse. Ma mère remonta à Chicoutimi: monsieur Marchand me fit venir de Paris ces deux trente-trois tours. J'ai dû écouter la musique de Bechet des centaines de fois! Au point qu'on me titillait là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années passèrent. Université du Minnesota. Fin-juin 1973. C'est le banquet de fin d'année des résidents en chirurgie. J'arrive en retard. On me place finalement avec les musiciens. J'en fus froissé à prime abord... Je me mis à causer avec l'un d'entre eux, le clarinettiste. Il me dit qu'ils allaient jouer du New Orleans jazz et avant d'entrer en scène, il demanda si j'avais un morceau préféré.&lt;br /&gt;-Could you play PETITE FLEUR for me?&lt;br /&gt;-Sure!&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, à la grande surprise de toute l'assemblée, je l'entendis annoncer mon air fétiche "dedicated to the young french surgeon we just had dinner with."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juin 2006. Moscou. Hôtel Metropol. J'y ai invité ma fille. Nous sommes un peu déçus, car le grand restaurant coiffé d'un dôme où nous voulions manger a été réservé pour une noce. On nous offre l'autre restaurant, vieillot, mais avec un certain charme. Pas loin de nous, un pianiste d'un autre âge, le dos voûté, le crâne dégarni, joue le jazz avec un talent et une assurance incontestables. Je lui écris un mot:&lt;br /&gt;-Pouvez-vous jouer PETITE FLEUR et l'offrir à ma fille Annie de ma part?&lt;br /&gt;Le maître d'hôtel, l'autre garçon et le pianiste se concertent: ils n'arrivent pas à lire cet alphabet arabe, eux qui vivent du cyrillique! Annie se lève, va leur parler et vient se rasseoir. Tout de suite, notre homme enchaîne avec PETITE FLEUR. C'était très émouvant. Un peu plus tard, ma fille et moi déambulerions sur la Place Rouge tout illuminée, à minuit le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ma fille se marierait, l'été suivant, j'ourdirais le complot de remplacer le proverbial discours paternel par un air de saxophone. Personne ne s'attendait à ça, évidemment. Je commençai à parler, mon aîné vint m'interrompre, mon cadet apporta le saxophone et j'annonçai:&lt;br /&gt;-And now I'd like to play for you PETITE FLEUR!&lt;br /&gt;Il n'en fallut pas plus pour que ma fille s'écroulât en larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juin 2008. Munich. Je déambule solitaire sur la grand'place. Bourrée de monde. Tout près de moi se trouvent deux musiciens: un contrebassiste, un clarinettiste. Je me tourmente. Vais-je leur demander? J'ose:&lt;br /&gt;-Would you play PETITE FLEUR for me?&lt;br /&gt;Le clarinettiste me gratifie d'un large sourire et y va d 'un fa suivi du mi que je ne connais que trop bien et qui me font l'effet d'un médicament. Je pense que le clarinettiste attendait qu'on lui demande...&lt;br /&gt;La semaine passée. On m'appelle de Biarritz. J'entends mal. Ah! C'est Gilles, mon frère.&lt;br /&gt;-Claude, entends-tu la musique qui joue?&lt;br /&gt;-Mal!&lt;br /&gt;-C'est PETITE FLEUR! Joué par un orchestre de bonhommes de ton espèce!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Je ne le sais que trop bien, cher McPherson, tu vas t'imaginer que j'ai commencé à radoter, que je ressasse le passé pour me désennuyer, que j'ai cessé de regarder en avant, etc... Mon point? On dirait qu'il y a des choses, des personnes, des objets, des chansons, des airs de musique, qui nous accompagnent toute une vie. Qui sont là, présents, dans les moments spéciaux, qui apparaissent incontournables. On dirait qu'au moment propice, tout se met en place pour que CA arrive! C'est le cas de PETITE FLEUR, je pense, en ce qui me concerne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6239539975569273581?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6239539975569273581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6239539975569273581' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6239539975569273581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6239539975569273581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/petite-fleur.html' title='PETITE FLEUR'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3886642341473119134</id><published>2008-06-26T20:51:00.003-04:00</published><updated>2008-06-29T09:56:00.842-04:00</updated><title type='text'>MILLE SOLEILS SPLENDIDES</title><content type='html'>Lu récemment. A lire. De Khaleid Hosseini. Traduit de l'anglais. L'auteur est né à Kaboul. Droit d'asile aux Etats-Unis en 1980. C'est son deuxième roman. Le premier? LES CERF-VOLANTS DE KABOUL, que j'ai lu l'an passé. A lire lui aussi. Je te recopie, Gibus, quelques trouvailles que j'ai recueillies en lisant le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"NUL NE POURRAIT COMPTER LES LUNES QUI LUISENT SUR SES TOITS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NI LES MILLE SOLEILS SPLENDIDES QUI SE CACHENT DERRIERE SES MURS"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mille soleils splendides, p. 189&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"UN ANE TETU A BESOIN D'UN MULETIER A SON IMAGE"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mille soleils splendides, p. 201&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"DE MEME QUE L'AIGUILLE D'UNE BOUSSOLE INDIQUE LE NORD, UN HOMME QUI CHERCHE UN COUPABLE MONTRERA TOUJOURS UNE FEMME DU DOIGT. TOUJOURS&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;NE L'OUBLIE JAMAIS."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mille soleils splendides, p. 354&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3886642341473119134?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3886642341473119134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3886642341473119134' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3886642341473119134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3886642341473119134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/mille-soleils-splendides.html' title='MILLE SOLEILS SPLENDIDES'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3723190805183988651</id><published>2008-06-26T20:51:00.002-04:00</published><updated>2008-06-29T09:57:42.912-04:00</updated><title type='text'>LE SAUMON DE LA RESTIGOUCHE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Il y a dans la Restigouche&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un gros saumon qui louche;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il mordra, j'en suis sûr,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A ton appât bleu-azur.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Te combattant si fort,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D'avoir lutté si longtemps,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A tes pieds presque mort,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il te dira, hoquetant,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De son oeil qui louche:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-C'était ma vie, Celin, la Restigouche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3723190805183988651?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3723190805183988651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3723190805183988651' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3723190805183988651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3723190805183988651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/mon-frere-marcel.html' title='LE SAUMON DE LA RESTIGOUCHE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8214979019578728567</id><published>2008-06-26T20:51:00.001-04:00</published><updated>2008-06-27T20:44:26.718-04:00</updated><title type='text'>LE QUEBEC, LA FRANCE: CE QUE J'EN PENSE</title><content type='html'>Monsieur Charest y est allé, madame la Gouverneure Générale aussi. Monsieur Dumont n'a pu s'en passer, ni messieurs Bouchard et Landry. En fait, ils y vont tous, depuis Honoré Mercier, en passant par tous les autres ou presque, surtout depuis que le Général de Gaulle a parcouru le "Chemin du Roy".&lt;br /&gt;Ils vont à l'Elysée se faire embrasser, se faire roucouler que nous, les Québécois, tenons dans leur coeur une place privilégiée, qu'ils n'oublieront jamais Vimy, Dieppe, la Normandie. "Nous sommes des vôtres, cousins québécois, mais... que ça reste entre nous!"&lt;br /&gt;Douce france, mère-patrie de mes aïeuls, il y a belle lurette que tes sérénades me laissent indifférent. Tu nous as laissé tomber en 1759-1760! Si tu nous avais mieux aimés, tu nous aurais mieux défendus... Tes soldats auraient été plus nombreux, tes navires aussi... &lt;strong&gt;LE BIENFAISANT&lt;/strong&gt; n'aurait pas eu à se saborder à l'embouchure de la Restigouche. Mes ancêtres n'auraient pas eu à passer l'hiver 1759-1760 sur les hauteurs de Baie Saint-Paul parce que leurs maisons de l'Ile-aux-Couldres avaient été brûlées par les Anglais; ton roi -peu de Québécois le savent- mal conseillé, probablement pas assez futé, lors du traité d'Utrecht de 1763, a laissé aller l'Amérique du Nord Française au profit du sucre de la Martinique et de la Guadeloupe; c'est Napoléon Ier, ton empereur, qui a vendu la Louisiane pour financer se guerre sur le continent européen. Rien que cette dernière année, j'ai eu l'occasion de parcourir cinq textes d'intellectuels français qui déplorent la maladresse de Paris dans le cas de l'amérique du Nord française; "Pouvons-nous, écrivent-ils, simplement imaginer ce que serait la France d'aujourd'hui, si des gouvernants mieux conseillés, plus éclairés, avaient su conserver la Louisiane, les états du Mississipi et le Canada?"&lt;br /&gt;Oubliés de la mère patrie, nous le fûmes et le demeurons. A tel point que je mets au défi quiconque de trouver un investissement français notable en terre québécoise depuis cinquante années.&lt;br /&gt;La triste affaire &lt;strong&gt;Renault?&lt;/strong&gt; Triste affaire, en effet.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Total?&lt;/strong&gt; C'est en Alberta.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Michelin?&lt;/strong&gt; C'est en Nouvelle-Ecosse.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mécachrome? &lt;/strong&gt;Pas pire, mais ils en sont aux balbutiements. Sache toutefois, lecteur, que les Français de l'avionique, c'est du côté d'Embraer à Sao Paulo qu'ils sont.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alstom?&lt;/strong&gt; Ne fait pas le poids.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les vins? Les parfums?&lt;/strong&gt; Oublions ça!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les trains?&lt;/strong&gt; La France est un compétiteur dans ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La culture?&lt;/strong&gt; La Comédie Française'est finalement décidée à venir à Montréal cet été. Un écrivain français vient parader chez Christine Charette à tous les six mois!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TV5?&lt;/strong&gt; Peut-être...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Echanges universitaires?&lt;/strong&gt; Anecdotiques, à mon sens.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des cuisiniers?&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Des restaurants français? &lt;/strong&gt;Certes, oui!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais, le Tour de France?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En contrepartie, la France a investi des milliards d'Euros au Brésil, sans compter ce que nous ignorons qu'il se passe en Chine et en Europe de l'Est. Au grand total, depuis la Conquête, la nation de Vercingétorix, de saint Louis, de Jeanne d'Arc et du Général est une grande absente au pays de Québec, à presque tous les points de vue. Le Quai d'Orsay a magnifiquement qualifié cette façon de faire de "&lt;strong&gt;non-indifférence&lt;/strong&gt;"!&lt;br /&gt;Voilà pourquoi les grimaces parisiennes de la Gouverneure et de mes Premiers Ministres me portent à sourire... Peu me chaut, en effet, que la France de monsieur Sarkozy ne sache plus comment déclamer son "indéfectible amour du Québec", car je le sais, moi, intimement: &lt;strong&gt;la France aime le Québec du bout des lèvres!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8214979019578728567?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8214979019578728567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8214979019578728567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8214979019578728567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8214979019578728567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/le-quebec-la-france-ce-que-jen-pense.html' title='LE QUEBEC, LA FRANCE: CE QUE J&apos;EN PENSE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3344257242504543418</id><published>2008-06-26T20:51:00.000-04:00</published><updated>2008-06-26T22:06:23.744-04:00</updated><title type='text'>MOLIERE</title><content type='html'>Il ne fait pas très beau à Chicoutimi depuis deux semaines...  On se penserait en novembre, alors que c'est l'été, fin-juin.  Il pleut quotidiennement et souvent plus que quotidiennement.  Que faire pour se distraire de la pluie?  La télévision, oui, c'est ça!  On y donnait un Molière cet après-midi, une espèce de périphrase de Molière jeune, avant qu'il ne parte en tournée en province et ne quitte Paris pour une longue période.  Il y avait Tartuffe, monsieur Jourdain, Célimène, Oronte, la soubrette.  Mais surtout, le texte! &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"L'homme galant devrait se méfier de lui-même lorsque lui prend la démangeaison d'écrire"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'a fait sourire...  et m'incite maintenant à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai connu Molière en 1960, grâce au frère Pierre, qui offrit à quelques-uns d'entre nous de monter une pièce de théâtre que nous présenterions à la fin de l'année.  &lt;strong&gt;LE MALADE IMAGINAIRE&lt;/strong&gt;.  Il y eut quatre ou cinq représentations de la pièce, dont une à l'hôpital de Roberval.  Un ballet à l'entr'acte, comme au temps de Molìère, et une musique sur un rythme de cha-cha, &lt;strong&gt;WHEELS.  &lt;/strong&gt;Nous  n'y étions pas de très grands acteurs, mais le frère Pierre nous avait ouvert un chapitre jusque là inédit de la vie.  A partir de cette époque, je me suis dit que je serais instigateur d'une troupe de théâtre si jamais je devenais prof. de littérature française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux années suivantes nous amenèrent au Petit Séminaire de Chicoutimi.  Nous y fîmes connaissance avec  LE MISANTHROPE, LE BOURGEOIS GENTILLHOMME, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC et surtout avec leur auteur, Jean-Baptiste Poquelin, dit &lt;strong&gt;MOLIERE&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quelques années plus tard...  Nous sommes, des amis, en Languedoc, à Campagnan.  Il faut passer par Pézenas pour arriver à Campagnan.  Pézenas, nous dit-on, c'est la ville de Molière.  "Si Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris, Molière est né à Pézenas" a écrit Marcel Pagnol. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux mille trois.  Je suis à Paris.  Seul.  Je matérialise un rêve de jeunesse.  Quartier des Tuileries, que je marcherai pas à pas.  Là, c'est la COMEDIE FRANCAISE!  On y donne LE MALADE IMAGINAIRE ce soir.  J'y serai.  Il vous faut, chers Gibus et McPherson, vous trouver là, un soir, avant qu'il ne soit trop tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, marchant dans les alentours, je remonte la rue de Richelieu.  Cette fontaine, à gauche, en hommage à Molière.  Je tourne le regard à droite: le 40, rue de Richelieu!  Bon Dieu!  C'est la maison où habitait Molière au moment de sa mort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je chercherais la stèle de Molière au Père Lachaise.  Et l'hiver suivant, on donnerait LE MISANTHROPE à l'Université du Québec à Chicoutimi.  J'y assisterais.  Le metteur en scène serait Rodrigue Villeneuve...  avec qui j'avais joué au Séminaire, dans POURCEAUGNAC! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà Gibus et McPhee.  Voilà ce qui m'a "trotté" dans la tête pendant que j'écoutais MOLIERE cet après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3344257242504543418?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3344257242504543418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3344257242504543418' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3344257242504543418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3344257242504543418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/moliere.html' title='MOLIERE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1843433039566110509</id><published>2008-06-25T05:56:00.000-04:00</published><updated>2008-06-25T10:55:34.026-04:00</updated><title type='text'>LENDEMAIN DE SAINT-JEAN-BAPTISTE</title><content type='html'>Je suis né un 24 juin, vers 15heures. La parade de la St-Jean passait devant notre logement quand je naquis. Ma mère avait 21 ans. Elle voulait m'appeler &lt;strong&gt;Claude&lt;/strong&gt;, alors que mon père avait choisi &lt;strong&gt;Jean-Baptiste&lt;/strong&gt;! Ils firent un compromis: je m'appellerais &lt;strong&gt;Jean-Claude&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Prénom dont la survie -quand on a connu Lucile- était loin d'être assurée et qui, effectivement, ne dura pas très longtemps... Quand, à six ans, j'allai m'inscrire à l'école primaire, ma mère me tira à part:&lt;br /&gt;-Désormais, tu t'appelles "Claude", pas "Jean-Claude", me comprends-tu bien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, maman, je t'ai bien compris, pour la vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On - grand'maman, maman, papa, mes oncles et tantes- m'avait toujours certifié que j'ai vu le jour un 24 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs années plus tard, quand je dus obtenir du baptistère, original et copies de l'extrait de baptême, je lus avec dépit qu'il y était inscrit "né le 23 juin 1944". Je n'oublierai jamais le visage outré de maman quand elle s'aperçut de cette bourde énormissime. On avait recopié le registre des baptêmes à l'église St-Edouard dans la décade qui suivit ma naissance; plusieurs erreurs en avaient résulté. Un de mes amis d'école, Marius, s'appelait "Marie-Luce" sur le registre paroissial: il ne l'a jamais digéré.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;QUIPROQUO&lt;/strong&gt;. Voilà le mot qui me vient à l'esprit. A peu près jamais employé par la nouvelle génération, qui ne sait à peu près rien du latin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quiproquos du début de mon existence ont fait dire à mon fils aîné avant-hier:&lt;br /&gt;-Je salue en toi un imposteur de premier ordre, d'autant plus que personne de ton entourage ne te connaisse comme tel. Tu dis t'appeler Claude, alors que ton véritable prénom est Jean-Claude; tu prétends avoir vu le jour un 24 juin, alors que tu es né un 23 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes plus beaux 24 juin?&lt;br /&gt;Ceux de ma jeunesse. Quand Mutt, en bonne santé, nous emmenait pêcher au pays de Menaud, avec de la "liqueur", des "sandwiches au creton" et des "millefeuilles".&lt;br /&gt;Celui de 2003, que j'ai passé sur les bords de la Seine, à Paris. Ma fille venait me retrouver le lendemain.&lt;br /&gt;Celui d'avant-hier, alors que j'ai reçu du pays du "chiac" un cadeau inattendu: les DVD de la BBC,  "Planet earth".   &lt;br /&gt;Celui d'hier, parce que mon mon frérot m'a appellé de Biarritz:&lt;br /&gt;-Entends-tu cette musique, Claudio?&lt;br /&gt;-Mal!&lt;br /&gt;-C'est PETITE FLEUR, joué par un orchestre de bonhommes comme toi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui d'hier encore, parce que ma belle-soeur a eu la délicatesse de me concocter un courriel où il est écrit:&lt;br /&gt;LA VIEILLESSE ARRIVE BRUSQUEMENT, COMME LA NEIGE.&lt;br /&gt;UN MATIN AU REVEIL, ON S'APERCOIT QUE TOUT EST BLANC.&lt;br /&gt;Jules Renard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces années-ci, on a politisé le jour de ma fête. J'en suis presque venu à détester le 24 juin... Non! Ne t'inquiète pas Gibus, ne t'inquiète pas McPherson, je n'aborderai pas ce chapitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1843433039566110509?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1843433039566110509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1843433039566110509' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1843433039566110509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1843433039566110509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/lendemain-de-saint-jean-baptiste.html' title='LENDEMAIN DE SAINT-JEAN-BAPTISTE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6578524603265539275</id><published>2008-06-20T17:00:00.000-04:00</published><updated>2008-06-22T10:55:21.543-04:00</updated><title type='text'>LE NID DE L'AIGLE</title><content type='html'>Pardonnez-moi, chers Gibus et McPherson, de revenir sur ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Le Nid de l'Aigle". &lt;/strong&gt;Ce n'est pas la traduction littérale du mot allemand &lt;strong&gt;"Kehlsteinhaus&lt;/strong&gt;". C'est le nom qui a été donné par l'ambassadeur (ou consul...) français en Allemagne. Pourquoi et comment? Je l'ignore totalement. Les Nazis y emmenaient les diplomates étrangers jusqu'en mil neuf cent trente-neuf. Question d'impressionner, nous a-t-on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut y aller soi-même en auto, ou en autobus, si l'on veut. C'est tout près de Salzbourg. Tous cependant doivent arrêter au pied de la montagne. Là, des autobus spécialisés emmènent les visiteurs devant un tunnel. La route qui grimpe jusqu'à ce tunnel est une merveille du génie civil: la paroi frise la verticale, le spectacle qui s'offre à la vue est métaphysique, la forêt, ces grandes épinettes qui s'élancent vers l'azur comme des clochers de cathédrale, est époustouflante. Il faut marcher plus de soixante mètres dans ce tunnel humide avant d'arriver à l'ascenseur qui nous emmène au sommet. Nous sortons du chalet et... c'est l'extase. Je n'en dirai pas plus. Il faut voir vous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions une guide, dont j'ai oublié le nom et que je trouvai "jovialiste", c'est-à-dire d'une sorte de bonhomie bienheureuse ne cadrant pas avec l'objet de la visite. Je sais qu'on s'habitue à tout. Je n'ai jamais vu un croque-mort pleurer aux enterrements... Je ne lui aurais pas demandé un comportement macabre, pourtant. Peut-être aussi fûmes-nous fautifs, ma compagne Septembre Noir et moi-même. Peut-être en savions-nous trop sur "La Solution Finale"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre groupe? Six ou sept personnes. Trois américains d'Omaha, fort peu impressionnants. Faut-il, Gibus, demander à trois honnêtes touristes du Nebraska "d'impressionner"? Question irrésolue. Mais aussi cette jeune femme aux cheveux noir-corbeau, frisés, le teint plutôt foncé, mince. Elle semblait en connaître beaucoup sur la Deuxième Guerre, presque autant que Septembre Noir. Elle parlait bien l'anglais, mais elle parlait aussi une autre langue, qui ne nous était pas familière, aux deux amis qui l'accompagnaient. En fait, ses connaissances étaient à ce point étonnantes que Septembre Noir ne put s'empêcher de l'interroger:&lt;br /&gt;-Madam, few women know as much as you do about Second World War! Did you major in this field? Any special studies on the matter?&lt;br /&gt;-Not particularly... Maybe because I am Jew...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous restâmes interloqués, Septembre Noir et moi, Delhorno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle nous avoua un peu plus tard vivre fort mal cette visite. Mais il fallait qu'elle la fît. Nous ne creusâmes pas davantage l'interview. Par déférence. Par respect. Par pudeur aussi. Voilà. Nous redescendîmes muets du Nid de l'Aigle. Les nuages n'évacuèrent le ciel de Salzbourg qu'en fin d'après-midi, comme s'ils avaient voulu, eux aussi, respecter notre malaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6578524603265539275?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6578524603265539275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6578524603265539275' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6578524603265539275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6578524603265539275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/le-nid-de-laigle.html' title='LE NID DE L&apos;AIGLE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4810025019134094667</id><published>2008-06-19T05:36:00.000-04:00</published><updated>2008-06-19T14:54:54.964-04:00</updated><title type='text'>QU'AURAIS-JE FAIT?</title><content type='html'>J'arrive de Munich. Ai visité LE NID DE L'AIGLE et DACHAU. On ne sort pas de ces deux endroits avec le grand sourire... Comment a-t-on pu en arriver là? Comment un si grand peuple a-t-il pu se laisser berner ainsi? Où étaient les opposants? Pourquoi ne parlèrent-ils pas? N'agirent-ils pas? Pourquoi les prêtres se turent-ils? Pourquoi le Pape ne prit-il pas position? Qu'aurais-je moi-même fait?&lt;br /&gt;Facile sans doute de se dire qu'on se serait comporté comme il se doit... On n'a pas grand'occasion dans une vie de se comporter comme il se doit. Je parle ici de grandes occasions. Celles où son action ou sa réaction est susceptible d'influer sur le résultat, sur le cours de la démarche.&lt;br /&gt;Qu'aurais-je fait, qu'aurais-tu fait, toi, Gibus, toi, McPherson?&lt;br /&gt;J'ai eu ma réponse à Dachau. Les national-socialistes suppprimèrent d'une manière ou d'une autre les opposants. Mais encore? Aurais-je eu le courage de m'opposer? Encore eût-il fallu être informé... L'information, à l'époque, n'était pas ce que nous connaissons aujourd'hui. Il devait être beaucoup plus facile d'endosser la chemise brune. Je vous recopie ce paragraphe que j'ai lu en juillet 1999 au Musée de l'Holocauste à Washington:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;FIRST THEY CAME FOR THE SOCIALISTS,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AND I DID NOT SPEAK OUT &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BECAUSE I WAS NOT A SOCIALIST. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THEN THEY CAME FOR THE TRADE UNIONISTS,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AND I DID NOT SPEAK OUT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BECAUSE I WAS NOT A TRADE UNIONIST.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THEN THEY CAME FOR THE JEWS,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AND I DID NOT SPEAK OUT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BECAUSE I WAS NOT A JEW.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THEN THEY CAME FOR ME,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AND THERE WAS NO ONE LEFT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TO SPEAK FOR ME.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pastor Martin Niemoller&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4810025019134094667?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4810025019134094667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4810025019134094667' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4810025019134094667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4810025019134094667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/quaurais-je-fait.html' title='QU&apos;AURAIS-JE FAIT?'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2601563647353268129</id><published>2008-06-18T05:32:00.000-04:00</published><updated>2008-06-22T10:56:25.116-04:00</updated><title type='text'>RETOUR</title><content type='html'>J'arrive à peine, mes vieux amis, d'Europe Centrale. Vienne, Melk, Linz, Salzbourg, Inssbruck et Munich. Non, je ne suis pas allé à Bratislava, qui est à 60 kilomètres de Vienne. Encore moins à Prague et à Budapest. Premières impressions, premières réflexions?&lt;br /&gt;1. Les gens sont gentils de façon générale. Aucune maille à partir, avec qui que ce soit.&lt;br /&gt;2. Ce sont des pays &lt;strong&gt;propres.&lt;/strong&gt; L'eau y est potable, les rues sont nettes, rien ne traîne dans les campagnes. Maisons peinturées, enjolivées, édifices publics et palais entretenus.&lt;br /&gt;3. La beauté n'est pas que québécoise... Nous avons des croûtes à manger! Louis le Fou était probablement mégalomane, mais certainement pas si fou que ça. Les empereurs autrichiens ont laissé des merveilles aux générations subséquentes.&lt;br /&gt;4. Munich est une ville riche: ça se voit, ça se sent, ça se paie. Cosmopolite aussi. On y vient vivre de partout dans le monde. Des Saguenéens sont en train d'y vivre et... y sont heureux.&lt;br /&gt;5. Les transports en commun sont mieux développés en Autriche et en Allemagne que chez nous.&lt;br /&gt;6. Ils vouent un culte à Mozart et à Johann Strauss. Ont bien raison!&lt;br /&gt;7. Sissi était une névrosée: le film nous a floués.&lt;br /&gt;8. Le Tyrol me semble l'un des quelques paradis mondiaux et... les Romains y étaient avant nous, avant tout le monde!&lt;br /&gt;9. L'aéroport de Munich vaut dix fois Trudeau...&lt;br /&gt;10. Le &lt;strong&gt;NID DE L'AIGLE&lt;/strong&gt;. En redescendîmes attristés, malgré la beauté du site. En raison de la connotation qui y est associée.&lt;br /&gt;11. &lt;strong&gt;DACHAU&lt;/strong&gt;. Endroit où l'on parle bas. Car la mort y rôde. Mémorial du malheur. On en sort déprimé.&lt;br /&gt;12. &lt;strong&gt;ABBAYE DE MELK. &lt;/strong&gt;Comme dit le Routard, les moines ont toujours eu le talent de se bien situer. C'est encore le cas ici. L'ouvrage surplombe le Danube à l'arrivée de la rivière Melk dans celui-ci. On y a tourné LE NOM DE LA ROSE d'Umberto Eco. J'en ai été fort impressionné.&lt;br /&gt;A plus tard!&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2601563647353268129?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2601563647353268129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2601563647353268129' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2601563647353268129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2601563647353268129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/06/retour.html' title='RETOUR'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6682583189439998185</id><published>2008-04-22T06:10:00.000-04:00</published><updated>2008-06-25T05:54:24.170-04:00</updated><title type='text'>LE PAYS DE RAMSES II</title><content type='html'>J'y fus, du 22 février au 6 mars de cette année. Pas si facile que ça d'écrire des impressions de voyage à la suite de Pierre Loti, d'Hérodote et de Jean d'Ormesson. Au retour, escale à Charles-de-Gaulle, le vendredi 6 mars. Feuilletant Le Figaro, un vieil ami, je note tout de suite la relation de voyage de Jean d'Ormesson, qui vient tout juste d'amener au pays de Ramsès II sa petite- fille. Je dévore l'article, il va sans dire, et replie le journal, désabusé, désillusionné. L'académicien avait tout dit, je n'aurais rien à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc laissé mijoter... Tout a son histoire. Laisse-moi, Gibus, te raconter celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part dans les années cinquante. "Les cigares du Pharaon". Tintin. Premiers souvenirs égyptiens. Les momies, les tombeaux, les pyramides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1957-58. Elements latins. Collège St-Edouard.  Port-Alfred. Le frère Raymond nous initie à l'Histoire. Premier chapitre. Les premières civilisations connues. L'Egypte, le dieu Râ, Ramsès, Tout-Ank-Amon, Kheops, Kefren, Mykerinos. Mots que je n'oublierai jamais, grâce à cette merveilleuse mémoire qui m'est venue avec la vie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Petit Séminaire de Chicoutimi. Années soixante. On nous initie au grec ancien. Mes vieux amis, Socrate, Platon et Aristote, que j'ai négligés depuis, en passant. Mais aussi Hérodote, l'historien qui a visité l'Egypte et l'a décrite de ces quelques mots qui franchiront vingt siècles: "L'Egypte est un don du Nil".&lt;br /&gt;Un sous-sol, rue Marguerite-Tellier, Chicoutimi, vers 1983. Un petit garçon qui doit remettre un travail sur l'Egypte, un dimanche soir. Nous nous attablons. Je retrouve le vieux manuel d'Histoire de 1958. Nous y plagions tout ce qui peut impressionner son professeur.  Je me revois vingt-cinq ans plus tôt, dans la classe du frère Raymond.&lt;br /&gt;Quelque part entre 2006 et 2007. Le même petit garçon, devenu trentenaire. Nous devisons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-J'aimerais t'emmener en voyage quelque part, quand le moment propice sera venu. Où aimerais-tu aller?&lt;br /&gt;-En Egypte!&lt;br /&gt;C'est ainsi que nous atterrîmes au Caire le samedi 23 février 2008, lui et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Caire? Une mégapole.  Surchargée.  Polluée.  Trop d'automobiles.  Le Musé National du Caire?  Incontournable.  Mais ...  les Egyptiens devraient le mettre au goût du jour, installer des ordinateurs, des écrans, des écrits dans plusieurs langues.  Le Nil au Caire?  Féérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Egyptiens?  Barrière de la langue.  Ne les connaissons qu'à grands traits, à travers les commentaires épars des guides.  Les Egyptiennes?  De grandes inconnues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon sommaire?  Les Grandes Pyramides, Assouan, Louxor,  Abou Simbel, les felouques, le Nil, l'aphorisme d'Hérodote: "L'Egypte est un don du Nil."&lt;br /&gt;Ne pas aller dans le désert égyptien: y sommes allés trois jours, à travers 1500 kilomètres de minivan.  Ca ne vaut pas le détour, à mon avis.&lt;br /&gt;Aller à Assouan et Abou Simbel en avion.  C'est trop long en auto et en train.  Perte de temps pour peu d'intérêt durant le voyage.&lt;br /&gt;Tout est souvent question d'argent...  Je ne retournerais pas au Caire, sauf pour faire plaisir à quelqu'un.  Mais je retournerais à Assouan, à l'Hôtel OLD CATARACT, qui fut l'hôtel d'Agatha Christie...&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6682583189439998185?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6682583189439998185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6682583189439998185' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6682583189439998185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6682583189439998185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/04/le-pays-de-ramses-ii.html' title='LE PAYS DE RAMSES II'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2828473832737561803</id><published>2008-04-20T19:47:00.000-04:00</published><updated>2008-04-29T11:48:47.655-04:00</updated><title type='text'>SAUCETTE BAIERIVERAINE</title><content type='html'>Je le sais, "saucette" ne se trouve pas dans le Petit Larousse! Pourtant, le mot est plein de saveur... Une "saucette" chez quelqu'un, c'est un court séjour. Régionalisme. A classer dans le même chapitre que l'accent. Je me suis donc permis une saucette baieriveraine cet après-midi, histoire de me remettre les deux pieds bien à terre, à l'endroit où ils foulèrent le sol pour la première fois en juin mil neuf cent quarante-quatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, j'ai été baieriverain... Le suis-je encore? Je me sens de plus en plus étranger à Bagotville, Port-Alfred et Grande-Baie. Parenté émigrée un peu partout. Ne reste que le cousin Gaston. Deux amis, oui, mais nous pourrions tout aussi bien être amis ailleurs... Une vieille tante que je tente d'oublier, deux ou trois cousins obscurs que jamais je n'ai revus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que je me suis senti étranger aujourd'hui au pays de mes parents, de mes frères et soeur, de mes amis. Sans trop savoir pourquoi. Est-ce moi qui ai changé, ou est-ce Port-Alfred?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le "Moulin", coeur de ma ville, est disparu, complètement, totalement. Démoli, démantelé. Même le "quai de la Consol" a été défait. Qui aurait pu croire ça? Nous pensions que c'était éternel! J'y revois encore les goélettes chargées de pitounes à ras bord, les bateaux de fer qui arrivaient d'Anticosti, le "baume" et les milliers de billes d'épinette qu'il emprisonnait.  Je n'ose parler du reste: le monte-pitoune, les deux tas de bûches, le "Time Office", les machines à papier, la balance. Gibus, McPhee, le moulin de la Consol, au temps de mon père et de mes oncles, du temps de ma jeunesse, c'était du solide, comme le roc de Gibraltar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père y gagna mieux sa vie que mon grand'père gérant de banque. Il s'y fabriquait du "newsprint", que les gars du moulin exportaient à Miami "Miami Herald", New York "Times", Chicago, Détroit. Nos gars se gargarisaient du meilleur papier à journal au monde!&lt;br /&gt;J'ai moi-même travaillé au "Time Office", aux "Ecorceurs", aux "Taches"; j'ai vu mon père et mon beau-père, le premier aux "Machines", le second sur la "Balance", suer leur "shift" sans jamais rechigner. Mon oncle Raoul travaillait sur la "Couleur" et mon oncle Fernand au "Magasin". Tous décédés. S'ils savent ce que j'ai vu cet après-midi, ils ne doivent pas le croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis allé ensuite revisiter la maison paternelle, Cinquième Avenue. Les érables du fond de cour ont tant vieilli! Je ne les oublierai jamais: car je les ai plantés avec mon père. Nous les avions volés sur la terre d'un simili-cultivateur de St-Félix... Ont à peu près cinquante ans maintenant. La ruelle existe encore, mais sans vie et sans avenir. La municipalité s'est débarassée des ruelles, il y a quelques années. Servent maintenant de stationnements pour les autos des propriétaires. Pour nous, c'était l'un de nos nombreux terrains de jeux. Oublie-t-on jamais les terrains de jeux de son enfance?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maison du grand'père François a dû être vendue, car la longue galerie est maintenant bordée d'une clôture à barreaux qui ne cadre pas du tout avec l'architecture du lieu. L'ancêtre a dû tempêter... Il détestait son voisin à l'Isle-aux-Couldres et avait bâti sa maison de telle sorte qu'elle montrait son derrière au dit voisin.&lt;br /&gt;J'en avais assez vu... Volontairement, j'ai reporté ma visite aux deux cimetières, de crainte...&lt;br /&gt;Il me faudra désomais vivre de souvenirs, le moulin démantelé, les maisons ancestrales dénaturées, ma parenté disparue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moins de deux générations tout un monde s'est effondré. Réflexion sur le sens des mots &lt;strong&gt;éphémère&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;pérenne...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense maintenant savoir pourquoi je ne me sens plus baieriverain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2828473832737561803?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2828473832737561803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2828473832737561803' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2828473832737561803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2828473832737561803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/04/saucette-baieriveraine.html' title='SAUCETTE BAIERIVERAINE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4293322243897118141</id><published>2008-03-22T22:23:00.000-04:00</published><updated>2008-03-23T12:14:57.896-04:00</updated><title type='text'>OU M'ENTERRERONT-ILS?</title><content type='html'>Je n'aurais jamais crû devoir disserter sur ce point. L'affaire est devenue contentieux ce soir au souper. J'avais imaginé que, le moment venu, j'acquérerais au cimetière de mon choix le plus beau terrain disponible, que j'y ferais ériger une stèle d'inspiration romaine ou hellène en tenant compte de l'argent disponible et que finalement nous n'en reparlerions qu'au moment propice, c'est-à-dire celui où il serait trop tard pour que je puisse opiner... Je voyais les dépouilles de ma femme et de mes trois enfants s'empiler sur la mienne et perpétuer dans l'au-delà le "fardeau" qu'ils avaient été durant mon existence terrestre. Je n'avais évidemment pas tenu compte de mon gendre, ni de deux hypothétiques brus: ces étrangers, dans mon esprit, n'avaient pas voix au chapitre. Eh bien! Je devrai déchanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, j'ai été devancé par ma femme! Elle avait entamé le sujet avec sa soeur. Celle-ci, pour avoir épousé un anglophone ontarien, n'avait pas imaginé d'autre issue pour survivre dans l'au-delà que celle de reposer dans un minuscule cimetière de Codrington, c'est-à-dire au beau milieu de nulle part. Ma femme s'est vite insurgée contre une telle entreprise:&lt;br /&gt;-Ta place est à mes côtés, avec Louis-Jos. et Rose-Ida, au cimetière de St-Alphonse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma belle-soeur n'avait certainement pas prévu une telle opposition: il lui faudrait choisir entre son fils et son mari et sa petite soeur... Ses héritiers oseraient-ils une translation interprovinciale? Et William, accepterait-il de survivre seul à Codrington pour l'éternité? Car, une éternité, c'est long! La belle-soeur n'est pas la dernière venue... Elle annonça à sa cadette, il y a quelques jours, qu'elle avait concocté une solution susceptible de plaire à tout le monde:&lt;br /&gt;-J'ai l'intention d'ajouter un codicille à mon testament. J'exigerai qu'on sépare mes cendres en deux portions. L'une des urnes restera à Codrington, l'autre prendra le chemin de St-Alphonse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, la belle-soeur acceptait d'être incinérée. Car l'autre option aurait difficilement permis une division en deux parties... Quoiqu'on aurait toujours pu alléguer que chaque cercueil contenait sa juste part...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapportant l'incident, ma femme me surprit en opinant fermement:&lt;br /&gt;-En ce qui me concerne, je veux et j'exige qu'on enfouisse mes cendres à St-Alphonse, dans le terrain familial, avec celles de papa et maman. Je refuse obstinément d'aller à St-Edouard, dans le terrain des Delhorno, pour des raisons qui me tiennent à coeur. Je ne passerai pas l'éternité en compagnie d'étrangers!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma fille s'en trouva figée quelques instants. Ceci impliquerait des dérangements... Si la défunte décède à Montréal, il faudra faire l'aller-retour au Saguenay. Tout aurait été tellement plus simple si la future défunte avait accepté comme tout le monde d'être enterrée à Montréal, sur la montagne ou ailleurs. Mais ceci, elle eut la délicatesse de ne pas l'exprimer, ni vertement, ni ouvertement! Elle rétorqua simplement:&lt;br /&gt;-Mais qu'allons-nous faire de papa, ton mari?&lt;br /&gt;-Il viendra avec moi, à St-Alphonse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'en était fait de mes droits sur l'au-delà... Doutant de survivre à ma femme et mes enfants, j'ai vu s'écrouler mon rêve le plus porteur, celui de me prélasser à perpétuité dans ce nouveau cimetière qu'on a construit à la Baie, au bout du rang St-Jean. Je connais bien l'endroit pour y avoir fait du vélo une partie de ma jeunesse. La route a changé maintenant... Elle tourne vers le sud, vers Ferland et Boilleau, vers le pays de Menaud, vers la rivière Malbaie et le ruisseau du Cran Rouge. Qui sait? J'aurais peut-être pu, un soir de grandes ténèbres, enfourcher un vélocipède satanique et pédaler hors-la-loi entre les étoiles vers le "grand R'mous" de la rivière Malbaie, histoire d'y rencontrer Mutt ou le cousin Gaston... Ce sera certainement beaucoup moins drôle sur les hauteurs de St-Alphonse, où il n'a jamais fait beau et où il vente constamment. Sans compter que ma femme sera toujours là, à mes côtés, à grelotter et à me surveiller!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IL SUFFIT DE MOURIR POUR PERDRE LE CONTROLE DE SA DESTINEE...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4293322243897118141?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4293322243897118141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4293322243897118141' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4293322243897118141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4293322243897118141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/03/ou-menterreront-ils.html' title='OU M&apos;ENTERRERONT-ILS?'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8634314219255735064</id><published>2008-02-20T07:29:00.000-05:00</published><updated>2008-02-20T20:48:37.882-05:00</updated><title type='text'>LE PERE LACHAISE</title><content type='html'>Il fut l'un des confesseurs de Louis XIV. J'ignore complètement comment il survint qu'on donnât son nom à un cimetière...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris. Juillet 2004. J'avais eu comme projet de visiter le fameux cimetière un jour. Je le connaissais depuis le temps du Séminaire, par les auteurs français qu'on nous enseignait. Je m'étais dit que je retrouverais les stèles funéraires de Molière et La Fontaine, que j'y lèverais mon chapeau tout en me remémorant les Diafoirus père et fils ainsi que La Cigale et la Fourmi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un début d'après-midi. Soleil de plomb sur Paris. Je dîne chez l'Italien qui tient pignon sur rue tout près de ma garçonnière. J'ai bien étudié la carte. Il est facile de marcher vers l'est, vers le boulevard Ménilmontant. Ménilmontant. Un autre nom qui s'est incrusté dans ma mémoire, depuis un article du Paris Match sur Trenet et son amour de Ménilmontant, qu'il a célébré par une chanson. Encore là, je m'étais dit que je saurais un jour de quoi il en retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà parti, avec mon sac à dos, une bouteille d'eau. Les rues de Paris sont parsemées de plaques-souvenir: beaucoup rappellent la mort tragique et sanglante de résistants durant la Deuxième Grande Guerre. En voilà une. Je marche tout doucement, histoire de profiter de l'instant. Ah! Le voici!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrivai au Père Lachaise du côté nord, alors que l'entrée était située plus au sud. J'arpentai donc le boulevard Ménilmontant du nord au sud en jetant un perpétuel regard sur les inscriptions des monuments. Quelques Dufour, imaginez-vous, dont un ou deux décédés à Verdun, à Vimy ou tout près...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf! Voici l'entrée! On m'offre un plan du cimetière. Facile. Je retrouverai aisément mes deux célébrités. Erreur! Après une heure de marche, toujours pas de Molière, pas de trace du Fabuliste. Je désespère un peu... Il y a ce couple qui s'avance vers mois et que j'interpelle:&lt;br /&gt;-Monsieur, sauriez-vous me dire où sont les tombeaux de Molière et La Fontaine. Je suis venu du nord du Québec pour les visiter et j'attends cet instant depuis plus de quarante ans.&lt;br /&gt;-Vous savez, Monsieur le Québecois, -les Français, nous reconnaissent tout de suite à notre accent- que ce ne sont pas leurs cendres, leur vrai squelette qui reposent sous les monuments. Car, à leur décès, ils furent enterrés dans une fosse commune. La Ville de Paris, voulant leur rendre hommage cent et quelques années plus tard, transporta des os anonymes, pour ne pas dire quelconques de cette fosse commune au cimetière du Père Lachaise, où on leur érigea un monument.&lt;br /&gt;-Ne me dites pas ça! Vous êtes en train de briser mon rêve!&lt;br /&gt;-J'en suis désolé, croyez-moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon Francais poursuivit son chemin... Mais le voilà qui fait demi-tour et me réadresse la parole:&lt;br /&gt;-Vous savez, je ne me rappelle plus qui a dit ça: QU'IMPORTE LA VERITE SI L'HISTOIRE EST BELLE. Bonne continuation!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'esquissai un sourire, qui ne me lâcha plus pendant plusieurs minutes. Mon après-midi était sauvé! Par quelques mots bien dits et bien sentis. Je n'avais besoin que de croire à une belle histoire! Je racontai l'anecdote à mes intimes au retour: ils esquissèrent le même sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, au moment de cette rencontre impromptue, j'étais arrivé tout près des monuments de mes vieux amis. Je les saluai comme il fallait. Plus loin, je retrouvai la stèle de Champollion, l'initiateur de l'Egyptologie, celle de Gay-Lussac, l'homme de science, celles des maréchaux de Napoléon, que je revois encore comme si c'était hier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatigué, en fin de compte. Je mis fin à mon excursion. Le retour vers le Marais fut malaisé sous la canicule. J'arrêtai un moment pour acheter un sac de "cerises de France"... Et je me dépêchai de colliger les faits saillants de l'après-midi dans mon Moleskine pour "usage ultérieur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méfie-toi, lecteur, de ce que je viens d'écrire. Car, &lt;strong&gt;QU'IMPORTE LA VERITE SI L'HISTOIRE EST BELLE!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8634314219255735064?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8634314219255735064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8634314219255735064' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8634314219255735064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8634314219255735064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/le-pere-lachaise.html' title='LE PERE LACHAISE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6228913159211165707</id><published>2008-02-19T13:41:00.000-05:00</published><updated>2008-02-19T14:55:24.559-05:00</updated><title type='text'>MUTT</title><content type='html'>C'était son sobriquet. J'ignore pourquoi ses frères et soeurs l'avaient ainsi surnommé. On a déjà fait allusion au fait que son "caractère" -entendre son humeur du moment- n'était pas toujours au beau fixe. Lui-même ne m'en a jamais parlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi mes premiers souvenirs de Mutt, il y a celui-ci, qui remonte à l'été 1953. Il m'avait emmené pêcher sur les bords de la rivière Malbaie. Je n'avais pas dix ans. Je l'avais tant "tourmenté" pour qu'il m'emmène avec lui. Je le suivais religieusement, presque intimidé. J'avais ma besace, toute petite, ainsi que ma propre canne à pêche. Il s'était occupé de tout. Nous garâmes l'auto près du "Deuxième Pont". Un CocaCola pour lui et un pour moi. Les sandwiches aux cretons avec moutarde préparés par sa femme. Nous voilà partis en direction du "Troisième Pont", sur la rive gauche de la rivière. Au bas d'une côte que j'avais trouvée énormément énorme, il me montra ce ruisseau, du Cran Rouge, que je n'ai jamais oublié, et que je n'oublierais jamais. Nous le traversâmes sur un petit pont fabriqué de billes d'épinettes. Ce fut ensuite ce sentier dans le flanc de la montagne, au beau soleil, à travers les framboisiers sauvages et les coudriers. Je pensais simplement qu'il fallait marcher très longtemps pour enfin pêcher...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "Troisième Pont" aurait pu tout aussi bien s'appeler "d'Avignon", car il n'en restait qu'un squelette.&lt;br /&gt;-Pourquoi ne le réparent-ils pas? me demandai-je?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Jette ta ligne ici! me cria Mutt, qui était déjà en train de taquiner l'onde un peu plus loin. Car Mutt était toujours le premier à jeter sa ligne: ça, je l'apprendrais au cours des étés suivants.&lt;br /&gt;Tout à coup, ma ligne se tendit et ça se mit à frétiller là-bas, dans le fond de l'eau.&lt;br /&gt;-Ca mord! me dit Mutt, me sortant de ma torpeur,&lt;br /&gt;-Donne un coup sec pour la ferrer comme il faut, puis lève ta canne doucement!&lt;br /&gt;Ce que fis exactement. J'entendis alors ce rire sonore -de quelqu'un qui ne riait pas souvent.&lt;br /&gt;-C'est un coup de deux!&lt;br /&gt;C'était bien vrai. Ma première truite, c'en fut deux, petites et bien en vie, prises dans la rivière Malbaie, sous l'oeil bienveillant de celui que j'admirais le plus au monde: Mutt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée se poursuivit tout ainsi, un peu de marche, essai d'un"remous", nouvelle marche. Mutt parlait peu. Quelques années plus tard, j'apprendrais le mot "laconique", "qui économise les mots". Ainsi était Mutt. Nous revînmes au Deuxième Pont sous le soleil de fin d'après-midi -j'aurais préféré écrire "sous le soleil de la tarde", mais, bon! J'ai conservé dans ma tête ces images de mon retour sur les bords de la rivière Malbaie en compagnie de Mutt, qui marchait le premier, sans dire un mot; j'étais fatigué, mais je ne me serais plaint pour tout l'or du monde. Nous arrivâmes finalement à l'auto. Je fis remarquer à Mutt que nous n'avions pas lunché. Nous nous assîmes donc sur le rebord du coffre arrière. Nous enfilâmes prestement sandwiches, CocaCola et millefeuilles: ce devait être le lunch classique de nos excursions de pêche, mais ça, je l'ignorais encore. Puis, nous nous mîmes en frais de "dégréyer". Dieu du Ciel!  Il me manquait le petit bout de la canne à pêche! Je l'avais perdu au retour, dans le sentier touffu à flanc de montagne. Insouciance de l'enfance...  C'était une belle perche en bambou laqué, la première que Mutt s'était acheté avec son propre argent. Quel imbécile j'avais été! Je m'attendais à une remontrance de fort calibre. C'est tout le contraire qui se produisit. Mutt simplement commenta:&lt;br /&gt;-C'est pas grave. Viens, allons-nous-en!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai complètement oublié le chemin du retour, celui qui serpente entre les deux lacs Ha!Ha! et le long de la rivière du même nom. Car je m'étais endormi à côté de Mutt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mutt, c'était Roland, mon père, ma première idole. Il ne parla jamais beaucoup. A peine riait-il quelques fois par an.  Mais un jour, il me parlerait au moment opportun, un instant qui changerait ma vie.  Mais ceci est une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6228913159211165707?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6228913159211165707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6228913159211165707' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6228913159211165707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6228913159211165707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/mutt.html' title='MUTT'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3921987020587296407</id><published>2008-02-17T17:58:00.000-05:00</published><updated>2008-02-17T19:04:54.956-05:00</updated><title type='text'>LES TASSEUX</title><content type='html'>Le sport est maintenant révolu.  RDS n'en parle jamais.  Les jeunes n'y jouent plus.  Même les filles n'y jouent pas.  Pourtant...&lt;br /&gt;J'ai connu un temps où le ballon-balai florissait!  Il y avait le hockey, oui, mais le Québec profond -sauf Montréal, peut-être- jouait au ballon-balai.  Il y avait des ligues, des championnats.  Le Carnaval de Québec organisait même un tournoi fort couru.  Le ballon-balai, c'était un analogue du hockey: le ballon remplaçait la rondelle, le balai faisait office de gouret, les buts étaient les mêmes que ceux du hockey, on jouait sur les patinoires quand il n'y avait pas de hockey, les patins étaient remplacés par des pichous ou des espadrilles avec ventouses aux semelles, ce qui en améliorait la traction. &lt;br /&gt;Moi, c'est le ballon-balai extérieur que j'ai vraiment goûté.  Sur le campus de l'Université Laval.  Il y avait une "grosse" ligue intramurale.  Y participaient tous ceux qui résidaient sur le campus, c'est-à-dire ceux du Québec profond.  Equipes de Trois-Rivières, de Shawinigan, du Bas-du-Fleuve, de la Gaspésie, de la Côte-Nord, du lac St-Jean et...  du Saguenay.  L'équipe saguenéenne s'appelait "Les Tasseux", vocable qui pouvait avoir deux sens, deux connotations.  Le mentor et constructeur de l'équipe, c'était Gilles Tremblay, de Bagotville.  Il fut l'instigateur de notre équipée.  Dieu que je garde de beaux souvenirs de cette époque! &lt;br /&gt;Les Tasseux gagnèrent le championnat de ballon-balai trois années de suite!  J'étais dans cette équipe!  Nous jouions un ou deux soirs par semaine.  Les parties duraient environ une heure.  Nous étions jeunes...  Il faisait froid et il n'en paraissait rien.&lt;br /&gt;Que de leçons de ballon-balai avons-nous données à des néophytes, à des équipes sorties de nulle part!  Nous pouvions jouer la finesse, la rapidité ou la rudesse.  Nous avions des spécialistes de tous acabits.&lt;br /&gt;Un de mes plus beaux souvenirs, c'est celui d'avoir joué avec mon frère Marcel.  Celui-ci avait été un fameux joueur de hockey et un fameux passeur!  Il était mon centre au ballon-balai: j'avais l'impression de jouer en compagnie de mon alter ego.  Nous savions toujours tous deux où l'autre était.&lt;br /&gt;J'ai conservé dans le fond d'un tiroir deux écussons "old-fashioned" qui témoignent de l'épopée des Tasseux.  Je me dis que je devrais les coudre sur un blouson d'hiver...  Y a-t-il tant de sexgénaires qui se promènent sur les rues avec leurs écussons cousus sur leurs paletots?  Je n'ai  pas encore mis mon projet à exécution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3921987020587296407?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3921987020587296407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3921987020587296407' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3921987020587296407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3921987020587296407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/les-tasseux.html' title='LES TASSEUX'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3158819962918581843</id><published>2008-02-16T08:54:00.000-05:00</published><updated>2008-02-19T21:33:49.455-05:00</updated><title type='text'>OCCASION RATEE, PARTIE REMISE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Je devais aller dans l'arrière-pays de Saint-Ambroise ce matin. Passer une partie de mon samedi avec Marc Boucher, sur ses terres, dans sa forêt domaniale. Marc a une passion, depuis sa tendre enfance: les chevaux. Pas n'importe lesquels chevaux! Les chevaux canadiens. Qui sont-ils?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ils sont arrivés au début de la colonie, cadeau de Louis XIV, pigés dans ses écuries. Au fil des générations, environnement aidant, ces chevaux en sont venus à former une race, une lignée distincte. J'ignorais tout ça -de même que l'existence d'une "vache canadienne" - jusqu'à ce que je me mette à regarder La Semaine Verte à Radio-Canada. Le cheval était en voie d'extinction jusqu'à récemment, depuis l'arrivée du "cheval-vapeur" et du "cheval-moteur"! La race doit son salut à ces passionnés qui l'ont aimée, l'ont nourrie et l'ont fait se reproduire. La situation serait moins précaire présentement. Le cheval canadien a été exporté aux Etats-»Unis et dans l'Ouest canadien, ce qui serait un gage de sa survie.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marc Boucher fut mon patient, d'abord. C'est ainsi que je découvris son secret, q'il tenait d'un vieil oncle qui en avait été dévoré! Je l'allai visiter à sa ferme, il y aura bientôt deux ans. Accompagné de Bill Woof, mon beau-frère agriculteur, qui, ironie du sort, m'a avoué ne pas aimer les chevaux! Matin de septembre où il ne faisait pas très beau. Ciel gris. A peine débarqués de la Mercedes, nous apercevons trois belles taches noires qui s'avancent vers nous, pas du tout intimidés, presque chaleureux. Coup de foudre en ce qui me concerne. La mère et son fils. Une tante. Beaux grands yeux noirs. Je pense qu'ils m'ont souri! &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marc nous raconta sa petite histoire. Sa passion. L'hiver, il fait travailler les chevaux dans les bois: ils sortent les billes sur des traîneaux d'une autre époque. Le cheval canadien serait doux, vaillant, paisible. On ne l'énerve pas facilement. En passant, le détachement équestre de la Police de Montréal a choisi des chevaux de race canadienne pour constituer son effectif équin. Ils se disent très satisfaits.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est donc ce que je devais faire aujourd'hui: aller voir travailler la petite jument canadienne de Marc Boucher. Hélas! Il a tellement neigé que les chemins de son lot sont impraticables. Le cheval enfonce jusqu'au poitrail et n'arrive pas à tirer le chargement. Il me faudra donc me reprendre.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je dois vous avouer, chers Gibus et McPherson, mon respect énormissime pour ces passionnés de la vie qui consacrent presque toute une existence à sauvegarder quelque chose: une race de chevaux, une espèce de vaches laitières, une sous-espèce de poules et de coqs. Parlant de ces derniers, je dois vous dire que l'industrialisation de la production d'oeufs est en train d'induire une éradication de certaines races de poules et de coqs qui, moins productives, ne présentent ainsi plus d'intérêt économique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3158819962918581843?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3158819962918581843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3158819962918581843' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3158819962918581843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3158819962918581843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/occasion-ratee-partie-remise.html' title='OCCASION RATEE, PARTIE REMISE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6962352563945240280</id><published>2008-02-12T22:48:00.000-05:00</published><updated>2008-02-12T23:36:24.598-05:00</updated><title type='text'>SAUCE A SPAGHETTI</title><content type='html'>Le &lt;strong&gt;spaghetti italien&lt;/strong&gt; nous est arrivé au Saguenay entre 1955 et 1960. Je me demande encore comment les saguenéens ont fait pour vivre avant son arrivée... Auparavant, il ne se mangeait que du spaghetti avec sauce tomate chez nous. Une de nos connaissances disait "spagnetti" plutôt que "spaghetti"; je passerai sous silence bon nombre de "demeurés" qui disaient, eux, "spékati"... J'ignore toujours encore pourquoi certains ne prononcent jamais les mots comme il faut. Il y a ceux qui disent "ol-doille" plutôt que "hot dog", ceux qui parlent de "hambégueurs" au lieu de "hamburgers", ceux qui mangent de la "tourquiére" tous les dimanches et les "ceusses" qui mangent du "steak de jobber": le baloney (saucisson de Bologne). N'oublions pas les mangeux de "pétaques"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut une commotion! Nos mères se passaient les recettes de sauce à spaghetti comme si une révélation était tombée du ciel. Il y avait un âge pour fabriquer la sauce à spaghetti italien. Les grand'mères n'en faisaient point: la recette, exotique, était suspecte. Elles s'en tenaient à leurs bonnes vieilles recettes, celles qu'elles tenaient de leurs mères et de leurs grand'mères: rôti de porc, rosbif, poulet rôti, ragoût de pattes, steak en tranches, fèves au lard, crêpes minces ou épaisses. Le spaghetti italien, ça n'allait pas durer, c'était du toc, de la "bombézite". Surtout, elles n'en mangeaient pas, même si c'était le repas de leurs filles ou de leurs brus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui mangeaient du spaghetti italien avaient moins de 45 ans, je pense. Quinquagénaires et sexagénaires plissaient le nez devant ce plat hérétique. Je me souviens que Roland, mon père, mangeait du steak quand nous savourions le "spag" italien de ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'était devenu un art que de concocter la sauce bolognaise. Pas trop claire, juste assez de viande, des piments, oui, mais pas trop, et le goût! Ma mère se targuait de faire la meilleure sauce de toute notre parenté... Nous, les "cinq", étions bien d'accord. Que j'ai donc aimé le spaghetti italien de Lulu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines mères du quartier, certaines de nos tantes même, ajoutaient des carottes, ou du céleri, ou d'autres vilains légumes. Nous méprisions leurs sauces à spaghetti "déviantes" et il n'était pas question d'en manger! Ma mère parlait même d'"hérétiques"! Certaines sauces étaient immangeables. Leurs auteures étaient cataloguées sévèrement: étaient-elles dignes de vivre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne aujourd'hui ne daigne aborder ce sujet: le spaghetti italien. La commotion s'est éteinte... Certaines cuisinières poussent même l'audace jusqu'à acheter de la sauce en conserve! Quelle incurie! Quelle ignominie! Excuse-moi, lecteur, de ne pas élever davantage, ce soir, le niveau intellectuel de mon blogue. C'est que j'adore le spaghetti italien! Surtout selon les préceptes maternels, qui résonnent toujours dans nos têtes.  N'allez pas mettre de légumes dans la sauce: ça ne se fait pas, c'est hérétique. Certaines sauces sont identiques à elles-mêmes depuis des dizaines d'années: celle de l'hôpital de Chicoutimi, par exemple. Tout le monde en mange, une fois par semaine, depuis presque cinquante années. Le midi du spaghetti italien, pour certains d'entre nous, c'est un pèlerinage, c'est vénérer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le secret est dans la sauce...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6962352563945240280?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6962352563945240280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6962352563945240280' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6962352563945240280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6962352563945240280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/sauce-spaghetti.html' title='SAUCE A SPAGHETTI'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5395130752965783917</id><published>2008-02-06T15:58:00.001-05:00</published><updated>2008-02-07T07:09:02.520-05:00</updated><title type='text'>TANT DE FAÇONS DE MOURIR</title><content type='html'>L'année d'avant, elle avait dû se soumettre à un quadruple pontage aortocoronarien. Insuffisance cardiaque dans la période postopératoire immédiate. Ça n'avait pas été facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin d'hiver, elle avait rendez-vous chez sa coiffeuse. Octogénaire. Il n'y a pas d'âge pour soigner son allure... Il avait neigé, il avait plu, le chemin était glacé, la municipalité n'avait encore rien épandu... Arriva ce qui devait arriver. Elle perdit pied, chuta, ne put se relever: on appela une ambulance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'urgentologue lui annonça la mauvaise nouvelle: fracture de la hanche gauche, fracture du poignet droit. Elle fut opérée instamment. Tout se passa très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est qu'hier soir que j'appris son existence. Madame Doiron. L'orthopédiste m'appela. Je devais la voir urgemment. Elle avait mal au ventre. C'était nouveau. Ce n'était pas un mal de ventre ordinaire. Les lavements avaient été efficaces pourtant. Son ventre était ballonné, douloureux. Je n'en pensai pas grand'chose. Ça ne devait être qu'un gros intestin qui se remettait à fonctionner... La radiographie abdominale ne montrait pas d'anomalies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'amenai ce matin. Soins intensifs. Intensiviste au chevet. Elle avait fait un infarctus la veille. Oedème pulmonaire: râles sous-crépitants aux bases pulmonaires. J'examinai le ventre qui m'apparut anormal.  Malgré deux énormes selles diarrhéiques, le ventre était encore ballonné, douloureux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'advint subitement que cet intestin, l'hémicolon droit, souffrait d'ischémie, que ceci annonçait un drame... car il n'était pas question de chirurgie abdominale en présence d'un infarctus aigu du myocarde, c'était signer un arrêt de mort. Je consignai mes impressions au dossier. Je parlai d'escompter un décès. L'intensiviste Lintao resta interloqué:&lt;br /&gt;-Hopefully not!&lt;br /&gt;Je ne sus que rétorquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que les hommes meurent. On va chez sa coiffeuse pour avoir l'air "de monde". On n'a pas prévu que la ville n'a pas encore mis du sel sur le chemin glacé. S'ensuit une cascade inexorable: chute, fractures, chirurgie, complications. Ma grand'mère Mary est décédée en marchant à toute vapeur à Bagotville aider sa fille Margot qui allait accoucher. Mon grand'père François est décédé après avoir tiré sa vache: mon père, voyant qu'il avait peine à porter le seau de lait, avait laissé son sac de golf sur le tertre de départ pour lui donner un coup de main. Guillaume, mon autre grand'père, est mort subitement un soir de fête: on célébrait son départ à la retraite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de suite après la chute de madame Doiron, la municipalité épandit du sel sur le chemin allant au salon de coiffure...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5395130752965783917?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5395130752965783917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5395130752965783917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5395130752965783917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5395130752965783917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/tant-de-faons-de-mourir.html' title='TANT DE FAÇONS DE MOURIR'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-206672968498091300</id><published>2008-02-06T07:05:00.000-05:00</published><updated>2008-02-06T07:49:55.528-05:00</updated><title type='text'>ALBERIC</title><content type='html'>Comment peut-on s'appeler Alberic? Ce prénom nous faisait rire. Nous avions coutume de dire que son père, quand il se présenta au baptême de son fils, ayant dépassé sa dose confortable de gin, avait répondu au prêtre qui s'enquérait des prénoms de son fils:&lt;br /&gt;-Albert-Hic!&lt;br /&gt;Et cela nous faisait rire encore plus!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était quand même le meilleur ami de mon père. Avaient fait leur "jeunesse" ensemble. Albéric voyait la vie à travers des sourires et des éclats de rire, alors que mon paternel était plutôt ténébreux. Albéric avait commencé camionneur, puis était devenu propriétaire de machinerie lourde, puis, quelque temps, vendeur de véhicules Ford, finalement constructeur de routes. La vie fut généreuse pour lui jusqu'à ce dernier contrat... On ne sait exactement ce qui se passa. Il semble qu'Albéric et son fils Pierre -surtout celui-ci- oublièrent certains devis lors de la construction de la route des battures de Grand-Baie. Ingénieurs du gouvernement en beau maudit... Dépassement de coûts qui mena directement à la faillite de l'entreprise père et fils. N'avaient pas de filet de sécurité... Perdirent leur maison... L'ami de mon père fut alors atteint d'un accident vasculaire cérébral qui le laissa fort diminué: il finit ses jours hospitalisé, alité. Bien-être social... L'épouse, amie de ma mère, dut faire des mégages pour survivre. Amante de la dive bouteille... Négligea cette grosseur qui en bout de ligne grugea toute sa glande mammaire gauche... Je sais qu'elle est décédée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Triste histoire... Pourtant, le plus beau souvenir que j'aie conservé d'Albéric, c'est celui d'un dimanche matin d'été. Il avait acheté un cheval, qu'il avait mis en pension chez un parent, cultivateur du rang St-Louis. Il nous avait invités ce dimanche matin, mon père, mon frère et moi. Pierre et Alain, les fils d'Albéric, étaient là aussi. Nous irions "essayer" le cheval!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici donc derrière la ferme. Le cheval n'est pas là! "Pégase est au vert", comme avait dit cent ans plus tôt Victor Hugo, au bout du trécarré. Il faut monter une forte colline pour accéder à ce paradis... Nous voilà donc partis. Quand on a huit, dix, onze ans, les distances nous semblent toujours plus longues qu'en réalité elles ne le sont. Surtout que nous avions hâte d'essayer le cheval. Nous arrivons finalement. La bête est magnifique! Albéric, qui est un néophyte, réussit à lui passer le licoul. Nous redescendons à la ferme où lselle et harnais nous attendent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout s'est passé très vite. Moment d'inattention, inexpérience du néo-palefrenier, surpopulation du lieu? Toujours est-il que rendu en bas le cheval poussa un hennissement, fit un virage de cent quatre-vingts degrés et repartit au galop vers le trécarré, piaffant et hennissant. C'en était fait de notre leçon d'équitation, car il fallait retourner dîner à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qu'Albéric trouva à dire fut:&lt;br /&gt;-Maudit qu'y court ben!&lt;br /&gt;Déclenchant ainsi l'hilarité de tout le monde, des gamins que nous étions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père -le ténébreux-ne put réprimer un sourire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-206672968498091300?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/206672968498091300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=206672968498091300' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/206672968498091300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/206672968498091300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/alberic.html' title='ALBERIC'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4669867579423130822</id><published>2008-02-05T08:24:00.000-05:00</published><updated>2008-02-05T20:27:10.367-05:00</updated><title type='text'>PAUL MEDERIC</title><content type='html'>C'était son nom de plume: Paul Médéric.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était un Tremblay "Médéric", d'où son nom de plume. Natif de Baie Saint-Paul. Il connaissait mes ancêtres, le Cap-aux-Corbeaux, l'histoire de la baie Saint-Paul. Paul origine de son prénom, Jean-Paul Tremblay. Prêtre. Fut mon professeur de philosophie au Séminaire. Ne l'ai jamais oublié. Une autre de mes idoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début des années soixante, il fondait les "Equipiers de saint Michel" au Séminaire. Ceux qui le suivirent jamais ne l'oublièrent! Chaque fin de juin, il les emmenait en France, à vélo, sur les routes de Normandie et de Bretagne. Ils ne l'oublièrent jamais. L'unique problème, l'abbé Jean-Paul était mauvais comptable et manquait toujours d'argent. L'équipée ne dura point, conséquemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les hauteurs du Cap-aux-Corbeaux, il construisit un camp d'été où venaient se ressourcer les équipiers de saint Michel. Encore là, une idée brillante, mais elle ne lui survécut point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul écrivait. Un des rares professeurs de quelque chose qui écrivît, au Québec, a fortiori au Saguenay. LOISIR ET LOISIRS, c'est de lui. Deux tomes. Il y prophétisait la société dans laquelle nous vivons maintenant: le monde de l'abondance, du plus facile, celui où nous est donné le &lt;strong&gt;LOISIR &lt;/strong&gt;d'avoir des &lt;strong&gt;LOISIRS. &lt;/strong&gt;Car l'&lt;strong&gt;OISIVETÉ&lt;/strong&gt; est à proscrire! Il me demanda -j'étais président de mon conventum- d'écrire la préface du deuxième tome. Il put ainsi la corriger abondamment! Quant à moi, j'en fus quitte pour une bonne dose d'humilité. Mais quelle bonne idée que de faire écrire la préface de son livre par un des ses élèves!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on nous enseignait, à l'époque, durant le cours classique, c'était le THOMISME, la philosophie d'Aristote, des premiers penseurs de l'Eglise, commentée par le "Rocket" de l'Eglise Catholique, saint Thomas d'Aquin. En latin, il va sans dire. L'abbé Jean-Paul ne pouvait évidemment esquiver ce cursus. Ainsi fit-il plus que cela et bien davantage: il "éleva" le niveau de ses "élèves". Car il faut bien savoir qu'un élève est celui qu'on "surélève" à un niveau supérieur. JP nous indiqua, insidieusement, qu'on pensait autrement ailleurs. Il nous fit lire &lt;strong&gt;Jean Barois&lt;/strong&gt;, le roman de Roger Martin du Gard, que je n'oublierai jamais. "Le bonheur réside dans une activité bien faite." Peu de maîtres ont ainsi le don de guider leurs élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clou de l'année, ce fut la parution d'un ouvrage collectif, oeuvre des élèves de notre classe. Il s'y parlait de philosophie, de St-Ex à un québecois de Montréal "André Quelquechose", en passant par Platon, les Allemands, quelques Français. Merveilleuse initiative, dont je ne fus pas peu fier et que je me remémore volontiers. JP fut le dernier "Maître" qu'il me fut donné de suivre.. Pas étranger à ma décision de m'inscrire à la faculté de Philosophie. Mais là, je fus amèrement déçu. Les universitaires n'arrivaient pas à la taille de JP. C'étaient de vulgaires répétiteurs, des perroquets, pas des Maîtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs années plus tard, notre Conventum se réunit à Chicoutimi. Je pus influencer le contenu des retrouvailles. J'organisai un cours magistral à l'ancienne, sous l'égide des deux professeurs qui avaient été mes Maîtres à penser: Jacques Tremblay, professeur de littérature française, et Jean-Paul Tremblay, professeur de philosophie. Ils n'avaient pas trop vieilli, nous donnèrent un bon spectacle. C'est moi qui reconduisit JP à l'autobus qui le ramena à Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Jacques Tremblay, je le retrouvai un peu plus tard alors qu'il prenait une marche devant ma maison. Parle, parle, jase, jase, il devint mon ami et me fit l'honneur de me léguer les écrits qui avaient occupé sa retraite du CEGEP. La dernière fois que je le vis, il se remettait, sur l'étage de neurochirurgie, d'une intervention dévastatrice. JP mourut à Québec, alors que je travaillais trop fort à Chicoutimi. Les funérailles eurent lieu à Baie S-Paul. Trop fatigué, j'en fus absent. Je l'ai toujours regretté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie, me semble-t-il, m'a donné cette chance d'avoir accès à des être exceptionnels, dont l'influence m'a accompagné tout le long. J'ai vu grandir mes enfants: il m'apparaît qu'eux n'ont pas eu la même veine. Me suis-je trompé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4669867579423130822?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4669867579423130822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4669867579423130822' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4669867579423130822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4669867579423130822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/paul-mederic.html' title='PAUL MEDERIC'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8807786727966476766</id><published>2008-02-04T21:34:00.000-05:00</published><updated>2008-02-04T22:07:01.327-05:00</updated><title type='text'>BAIE DES CHALEURS</title><content type='html'>C'est le bout du monde. Pas de rue Sainte-Catherine, ici. Ni de Champs-Elysées. Pas même de rue Racine. Deux sortes de bipèdes, ici, les parlant Anglais et les parlant Français. Quand un Anglo se pointe, les Acadiens se mettent à parler Anglais; l'inverse n'arrive jamais. Une chose étonne cependant: les Acadiens semblent heureux, ils chantent et sourient en parlant. Alors que les Anglos me semblent tristes, songeurs. Leurs enfants sont partis vers le sud, leur pays passe aux mais de ceux qu'ils déportèrent en 1755.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je l'admets, j'ai tendance à juger "binairement", en blanc et noir. C'est peut-être plus gris ici que je ne l'ai écrit. Certains peintres tendent vers le flou. Ce n'est pas mon cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à Campbellton, il y a Pointe-à-la-Croix. C'est le Québec! La Baie-des-Chaleurs est le site de la dernière bataille de la France contre l'Angleterre en Amérique. Bataille perdue. Six ans après Evangéline. Que serait-il arrivé si le roi de France avait été plus intelligent, mieux conseillé, plus avisé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Hôpital de Campbellton, qu'on aurait pensé unilingue anglophone, est rempli de francos et même de québecois! Qu'est-il en train de se passer ici? Un petit miracle? La déportation de ceux qui déportèrent?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ici le bout du monde. Petites gens, petit pays... mais on y vit, on y reste, et on y semble heureux! On construit comme ailleurs! J'y vis la même vie qu'à Chicoutimi... Pas besoin de vivre à Québec et Montréal pour être heureux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8807786727966476766?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8807786727966476766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8807786727966476766' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8807786727966476766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8807786727966476766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/baie-des-chaleurs.html' title='BAIE DES CHALEURS'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8211438742864886399</id><published>2008-02-03T14:54:00.001-05:00</published><updated>2008-09-29T12:13:55.763-04:00</updated><title type='text'>RACHOIN</title><content type='html'>Toujours je me rappellerai de notre première rencontre. Il avait l'air d'un émir du désert de Jordanie. Je regardai minutieusement autour de lui, car il ne manquait que l'étalon arabe blanc. Politesse exquise, que je n'avais pas connue jusqu'alors. Parlait français avec l'accent libanais. Il portait des bas de soie, ce qui était inusité pour nous, les Pure-laine. Cheveux noir-corbeau, moustache à la Omar Sharif. Il serait mon patron pour l'année qui venait de débuter. Il devint mon ami et l'une de mes idoles. Pourquoi? Je n'avais jamais vu de chirurgien aussi habile depuis le début de mon entraînement. Mon échantillonnage n'était pas mince, pourtant! Chicoutimi, Québec, Montréal,Minneapolis, américains, anglais, québecois. Dès les premiers coups de ciseau que je le vis donner, je me dis qu'il me fallait absolument devenir l'alter ego de ce chirurgien libanais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année-là, je le vis en remontrer à tous les patrons de l'Hôtel-Dieu. Les opérations de Whipple ne l'intimidaient aucunement. Ni les shunts portocaves. Ni aucunes des opérations de chirurgie générale. Il était le roi d'une salle d'opération: ses résidents tournaient autour de lui comme une bande de pantins. Je me souviens d'une journée où ensemble nous pratiquâmes cinq cholécystectomies classiques, à l'ébahissement de nos patrons universitaires. A l'époque, dans les hôpitaux universitaires, faire deux cas par jour était déjà un exploit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était la guerre au Liban alors. Khattar n'avait qu'un rêve: retourner chez lui. Il dut retarder un peu son retour. C'est ainsi qu'on le vit chirurgien à Roberval quelques mois en 1977. Je ne l'ai jamais revu. Si tu me demandes, Gibus, pourquoi j'ai "blogué" à son sujet aujourd'hui, je te répondrai très simplement: il fut le meilleur chirurgien qu'en trente-cinq ans j'aie pu observer. Khattar Rachoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8211438742864886399?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8211438742864886399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8211438742864886399' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8211438742864886399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8211438742864886399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/rachoin.html' title='RACHOIN'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5611622216704950269</id><published>2008-02-02T15:52:00.000-05:00</published><updated>2008-03-23T12:28:15.001-04:00</updated><title type='text'>L'INSOLITE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;"Il ne faut pas refuser l'insolite quand il se présente."&lt;/strong&gt; Agatha Christie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séville. Il y a quelques années. Hotel Derby. Obtenir des chambres dans cet hôtel avait été un cadeau du ciel. Un obscur comptoir de voyages à Malaga. Employé tout aussi obscur. Mais d'une gentillesse que je qualifierais de "baieriveraine".&lt;br /&gt;-Intentamos ir à Sevilla la semana proxima. Puede usted aconsejar un hotel?&lt;br /&gt;Il nous réserva trois chambres dans cet hotel du centre de Séville pour un prix presque dérisoire. J'écris "dérisoire" car ceux qui nous suivirent et s'essayèrent d'y trouver des chambres au même prix jamais ne le purent. Mais là n'est pas mon histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin de notre arrivée. Fr. désirait "ir de compras" au "Inglès Cortes" situé en face de l'hôtel. J'accompagne Fr. par principe. Un peu plus tard, nous convenons de nous séparer. Je désire aller au musée archéologique. Je sors du magasin. Héle un taxi. J'embarque.&lt;br /&gt;-Conduisez-moi au musée arch... dis-je au "taxista", dont j'ai oublié le prénom maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conversation plus ou moins banale. Je lui avoue mon grand intérêt pour Rome, l'Impériale.&lt;br /&gt;-Seriez-vous intéressé à visiter le site archéologique de Hispanola?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'hésitai, par crainte d'arnaque. Je me dis ensuite: Pourquoi pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il survint que l'homme était vrai. Il avait passé son enfance sur le site d'Hispanola. Il savait donc de quoi il parlait. Nous traversâmes le fleuve dont j'ai oublié le nom et d'où partit Christophe Colomb lors de ses premiers voyages vers l'Amérique. Arrêt devant un endroit quelconque. Nous entrons. Ce fut dès lors un enchantement. La cité romaine était sise sur une esplanade. Une heure de pur enchantement. Les mosaïques, le forum, le cirque, les rues, les maisons, tout y était. Pourtant, les guides touristiques mentionnent à peine Hispanola...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chauffeur de taxi m'amena ensuite dans son barrio, où il y aurait fête le soir-même. Un grand chapiteau était monté. Il me présenta quelques voisins, des amis. Apéritif. Je parlais à peine espagnol alors. Il me ramena ensuite au musée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est que quelques années plus tard que, lisant les premières pages de l'autobiographie d'Agatha Christie, je notai cette petite confidence: "Il ne faut pas refuser l'insolite quand il se présente."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5611622216704950269?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5611622216704950269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5611622216704950269' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5611622216704950269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5611622216704950269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/linsolite.html' title='L&apos;INSOLITE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5441476603952791340</id><published>2008-02-01T09:05:00.000-05:00</published><updated>2008-02-01T09:59:22.842-05:00</updated><title type='text'>DALHOUSIE</title><content type='html'>Je vous écris, cher Gibus, cher McPhee, de Campbellton, où je suis arrivé hier.  Donc, Chicoutimi, Québec, Rivière-du-Loup, Edmunston, Saint-Quentin, Kedgwick et Campbellton.  Aucun incident de parcours. Sommes en pays francophone.  C'est à Grand Falls, dans la vallée de la rivière Saint-Jean, que le pays de l'Anglais commence.  Ils parlent deux langages différents, mais leur vie est identique et leur destin inséparable.  Je parle de l'Anglais et du Français, des hommes, de l'Homo Habilis.  Ils font du papier, à partir des sapins et épinettes du Nouveau-Brunswick.  Irving est l'homme fort, ici.  A Dalhousie, cependant, c'est Bowater, et ils ferment aujourd'hui l'usine.  Ce sont trois cent cinquante emplois directs qui s'envolent, sans compter les indirects.  Des Anglos et des Francos.  Catastrophe. La majorité des employés délestés sont des quadragénaires et des quinquagénaires difficilement recyclables...  Maisons à payer ou à vendre...  Dettes...  Le papier se vend moins bien.  Ce sont des électrons que Homo Mondialis lit maintenant.  Et la mode, maintenant, c'est la fibre de l'Eucalyptus brésilien, moins dispendieuse, plus facilement renouvelable que celle de nos épinettes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi va la vie...  Les goélettes du Saint-Laurent  ont disparu, victimes des bateaux de fer.  Il nous faudra nous inventer de nouvelles manières de vivre.  Plusieurs souffriront entretemps.  Devront se relocaliser.  Mon grand'père François vivait sur le Cap-aux-Corbeaux, près de Baie-St-Paul, d'où il avait vue sur l'Ile-aux-Coudres et le Grand Fleuve, sans doute le plus bel endroit au monde.  Un "spot" METAPHYSIQUE, comme disait l'abbé Jean-Paul, mon vieux professeur de philosophie.  Le hic, c'est que François et Mary y crevaient de faim...  Ils quittèrent tout et mirent le cap sur Port-Alfred, où il était possible de vivre.  Mon grand'père avait alors plus de cinquante ans.  La maison du Cap-aux-Corbeaux a pourri sur pied.  J'ai eu la chance que mon père m'en montre les vestiges dans les années cinquante.  Les dérangements de la vie ont souvent des effets pervers...  Le hasard a couplé l'arrivée à Port-Alfred de François à celle, à Bagotville,  de Guillaume et Marie-Blanche, des québecois pure-laine que la Banque Nationale avait relocalisés au Saguenay, et qui furent les parents de ma mère Lucile.  D'où ma venue sur cette terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sans doute ce qui arrivera à plusieurs des familles de Dalhousie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5441476603952791340?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5441476603952791340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5441476603952791340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5441476603952791340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5441476603952791340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/02/dalhousie.html' title='DALHOUSIE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4980264431472377416</id><published>2008-01-30T18:57:00.000-05:00</published><updated>2008-01-30T19:48:16.145-05:00</updated><title type='text'>DES SUSHIS ET...  DES PATATES FRITES</title><content type='html'>La mode est aux sushis!  As-tu remarqué, Gibus?  Ca nous est venu d'ailleurs, d'abord par Montréal.  Le Saguenéen qui avait séjourné dans l'ex-Métropole et avait goûté aux sushis avait, comme Ulysse, fait un beau voyage!  Le sushi, à l'heure où je te parle, a envahi le Québec.  Il y a des bars à sushis partout, même à Chicoutimi.  Les jeunes couples "dans le vent" vont manger des sushis sur la rue Racine et vous soulignent l'accomplissement avec désinvolture.  Certains poussent même l'exploit à un niveau olympien: Ils en fabriquent  eux-mêmes, de leurs propres mains!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serait bien mal venu le "demeuré" qui oserait parler de patates frites dans cette galaxie "Sushi"...  C'est pourtant ce que je vais faire!  Car, moi, j'en témoigne,  j'ai bel et bien vécu l'arrivée de la patate frite,  sushi des années cinquante.  Nous n'en mangions pas souvent!  Le dimanche après-midi, en assistant aux matches de baseball.  Toute une fête!  Avec vinaigre et ketchup, des cure-dent, dans un casseau de carton.  Tout juste si nous ne mangions pas le carton en sus!  Sans oublier le p'tit Coca Cola.  Ce fut une frénésie.  Nos mères eurent tôt fait d'apprendre le métier!  Nous avions une gardienne qui savait faire des "frites".  Dieu qu'elle était "d'adon".  Les cabanes à patates frites se mirent à pulluler.  Il n'était pas question de gras "trans", à cette époque.  Les cabanes ouvraient vers le début juin; leur vie estivale était éphémère: peu survivaient à la Fête du Travail.  L'hiver, c'est au hockey, au Palais Municipal, le vendredi soir, que nous nous adonnions à la frite.  Pas de vendredi soir réussi sans son casseau!  Quelquefois, le soir, Lulu était magnanime: elle nous payait la traite.  Un casseau et un petit Coke!  Nous avions dix, onze, douze ans.  La grosse affaire, dans ce temps-là, c'était "d'aller aux patates frites" dans le bois.  Nous partions donc, quelques gamins, avec, dans nos havresacs, des patates, de la graisse, une chassepinte, du sel et du ketchup.  Nous allions dans un bosquet que l'homme blanc n'avait pas encore découvert et où personne ne nous verrait.  L'affaire était  organisée: Marius s'occupait du feu, je pelais les patates, Marius surveillait la cuisson et le gros Girard s'empiffrait!  Il devait rester gros toute sa vie, d'ailleurs.  Dans quelques années, il découvrirait le gâteau Reine Elizabeth et...  c'en serait fait de sa minceur!  Nous nous empiffrions de grasses et délicieuses patates frites jusqu'à en être malade.  C'était ensuite, vers la fin de l'après-midi, le retour à la maison, avec l'heureuse sensation d'avoir accompli quelque chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se lasse de tout.  L'ère des frites s'est étiolée.  On ne trouve plus de cabanes à patates frites dans mon village natal.  Oh, si!  Il y a Polo Cossette!  Mais ce n'est plus une cabane.  C'est un restaurant maintenant.  Polo s'est recyclé, au fil des années...  Plus tard, les frites seraient remplacées par le spaghetti italien, par la pizza, par le boeuf bourguignon, la lasagne et...  les sushis.  Quand j'entends les trentenaires d'aujourd'hui nous annoncer avec désinvolture qu'ils sont allés la veille déguster des sushis chez le nippon du coin, je ne puis réprimer un sourire...  Autres temps, autres moeurs!  En mil neuf cent cinquante-cinq, c'est aux patates frites qu'ils seraient allés!  L'auraient-ils avoué avec la même désinvolture?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4980264431472377416?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4980264431472377416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4980264431472377416' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4980264431472377416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4980264431472377416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/01/des-sushis-et-des-patates-frites.html' title='DES SUSHIS ET...  DES PATATES FRITES'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4634171034304074705</id><published>2008-01-29T22:32:00.000-05:00</published><updated>2008-01-29T23:26:20.307-05:00</updated><title type='text'>DE RETOUR</title><content type='html'>Arrivé hier de Hispanola.  Mois fructueux, à plusieurs points de vue.  Mais là n'est pas mon sujet.  Je rapporte des "trouvailles".  Daniel Pennac.  "Chagrin d'école".  A lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Ne touchez pas l'épaule&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Du cavalier qui passe!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il se retournerait&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et ce serait la nuit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une nuit sans étoile&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sans courbe ni nuage.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Que deviendrait alors&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout ce qui fait le ciel,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La lune et son passage&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et le bruit du soleil?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;Il vous faudrait attendre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu'un second cavalier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aussi puissant que l'autre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Consentît à passer. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Supervielle.  "L'allée"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une historiette derrière ce poème.  Pennac a été professeur de français toute sa vie.  L'an passé, se promenant dans un village corse, une demoiselle attablée l'interpelle:&lt;br /&gt;-Ne touchez pas l'épaule du cavalier qui passe!  Et Pennac d'enchaîner avec les strophes suivantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La muchacha était une ancienne élève!  Pennac lui avait fait apprendre ce poème.  Elle ne l'avait pas oublié, ne l'oublierait probablement jamais!  C'est-y pas beau comme historiette?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre trouvaille:&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Tu étais un élève &lt;em&gt;friandise&lt;/em&gt;!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est ainsi que, devenu professeur, j'appelais (IN PETTO) mes excellents élèves, ces perles rares, quand j'en trouvais un dans ma classe.  Je les ai beaucoup aimés, mes élèves &lt;em&gt;friandises&lt;/em&gt;!  Ils me reposaient des autres et me stimulaient.  Celui qui pige le plus vite, répond le plus juste, et avec humour souvent, cet oeil qui s'allume, et CETTE DISCRETION DANS L'AISANCE, qui est la grâce suprême de l'intelligence...   Pennac&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Discrétion dans l'aisance...&lt;/em&gt;  &lt;/strong&gt;Dieu que j'aime cette manière de dire!  Gibus! McPh!  Il vous faut lire "Chagrin d'école".  Il y a encore des "maîtres"...  Où sont-ils chez nous?  Pourquoi ne témoignent-ils pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4634171034304074705?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4634171034304074705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4634171034304074705' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4634171034304074705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4634171034304074705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/01/de-retour.html' title='DE RETOUR'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8838809707574528850</id><published>2008-01-04T06:11:00.000-05:00</published><updated>2008-01-04T06:37:49.005-05:00</updated><title type='text'>LA PECHE BLANCHE</title><content type='html'>Grosse nouvelle: ils ont déménagé leurs cabanes sur la baie des Ha! Ha! hier et avant-hier.  Ils seront des centaines à s'adonner au génocide.  Je dis bien &lt;strong&gt;génocide&lt;/strong&gt;.  Je ne pense pas mourir avant d'avoir vu la disparition du Sébaste dans le Saguenay.  Les signes avant-coureurs sont tous là: il faut pêcher des heures, le ministère fédéral des Pêcheries enquête tous les printemps, les "génocideurs" s'offusquent, les économistes envisagent la disparition d'une activité lucrative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As-tu déjà entendu parler des lacs Ha!Ha!, Gibus?  Le Grand et le Petit?  Non?  C'étaient, à l'arrivée des colons à Ferland dans les années trente, deux paradis de la truite mouchetée.  J'ai passé près d'une à écouter ce Simard, pionnier du rang double de Ferland-Boilleau, avant qu'il ne décède, il y a de ça plusieurs années.  Les colons allaient pêcher ces lacs l'hiver, question de varier le menu.  Truites d'anthologie...  Ces lacs sont vides, vidés par nos "brothers" de Ferland-Boilleau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai vu descendre de St-Nazaire pour venir promener leur ennui de vivre sur les glaces baieriveraines.  Quotidiennement, sept jours par semaine.  Sans compter la caisse de bière...  Il y pêche, pêcheries, mais il y connerie aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'opine qu'il faut interdire la pêche sur les glaces baieriveraines dès aujourd'hui.  Nous n'avons pas besoin de sébaste pour vivre; la morue est bourrée de mercure et autres "additifs"; cette sorte de pêche "pour passer le temps", "pour guérir le mal de vivre", "pour le plaisir", est une gigantesque bouffonnerie dont seuls les humains sont capables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends encore les bien-pensants arguer:&lt;br /&gt;-Il faut en prélever "quelques-uns" pour vivifier l'espèce!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connerie que tout cela.  L'espèce est en voie d'extinction!  Les biologistes sont à vos trousses.  L'interdiction de pêcher n'est pas très loin et bientôt le sébaste n'agrémentera plus que les souvenirs de vieux radoteurs, comme la grosse truite des lacs Ha! Ha!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8838809707574528850?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8838809707574528850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8838809707574528850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8838809707574528850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8838809707574528850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/01/la-peche-blanche.html' title='LA PECHE BLANCHE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8178818791847447926</id><published>2008-01-03T05:19:00.000-05:00</published><updated>2008-01-03T06:24:27.813-05:00</updated><title type='text'>DESILLUSION</title><content type='html'>Chaque automne, les cultivateurs de chez nous ont coutume de passer la charrue dans leurs champs.  Il semblerait que "retourner la terre à l'envers" améliore le rendement de celle-ci l'année suivante.  Cette tactique agricole est devenue un incontournable, tant pour le producteur que pour l'observateur.  Que penser d'un cultivateur qui ne retournerait pas son champ à l'envers chaque automne.  Eh bien! Il n'est pas du tout certain que ce "retournement de situation" soit réellement bénéfique.  Il n'y a pas d'étude scientifique, contrôlée, à double insu, qui corrobore le bien-fondé du labour!  Certains cultivateurs de la couronne de Montréal seraient en train, selon "La Semaine Verte" de faire la preuve du contraire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette introduction est un peu longue, me diras-tu, Gibus.  C'est que j'ai l'impression, à travers mon blogue, de "labourer" mon passé, de "vouloir raconter ma p'tite histoire".  Or, j'en ai décousu largement, devant mes intimes et depuis la chanson des Cowboys Fringants, avec ceux qui sont anxieux de la raconter, "leur p'tite histoire".  Il y en a plein le petit écran, de ceux-là, et plein mon environnement.  Sans compter les "ceusses" qui écrivent leurs Mémoires!  Claude Poirier vient de publier son autoabiographie, imagine!  Ca doit faire partie de l'histoire naturelle du sexagénaire qui retourne vers ses terres de vouloir ainsi labourer son passé...  Je ne t'oblige donc pas, Gibus, ni toi, McPerson, à me lire!  Quoique...  Ca ne prend pas grand'chose pour flatter un égo...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'appelait Lucien Delisle, si ma mémoire est fidèle.  Cet été-là, je faisais partie de l'équipe de tennis de mon patelin, que je ne nommerai pas, le respectant trop.  Ce soir-là, nous jouions contre Jonquière, derrière le Palais Municipal.  Les courts de tennis existent encore, au même endroit.  Le sort m'adjugea un match de simple contre ce Delisle, dont j'avais jusqu'alors ignoré l'existence.  Quelle ne fut pas ma stupéfaction quand il se présenta sur le court pour me serrer la main!  Il n'avait pas de bras droit!  L'avait perdu en bas âge, suite à un accident.  Pour servir, il tenait et la balle et la raquette dans sa main gauche, lançait la balle sans échapper la raquette, et, après un mouvement rapide du bras qui m'apparut tenir de l'illusion et du miracle, frappait la balle en lui imprimant un "slice" que je ne fus jamais en mesure de bien retourner!  Je gagnai bien quelques parties sur mon service...  Son coup droit était aussi bon que son service!  Il le frappait avec un effet que je n'avais jamais vu jusqu'alors.  Il me lava.  Pourtant, j'avais été sûr du contraire, avant le match. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma soirée se termina dans la désillusion.  J'avais servi de "faire valoir" à un handicapé...  qui avait dû se dire, en remontant à Jonquière:&lt;br /&gt;-Rien n'est impossible, il suffit de vouloir, de ne pas lâcher.  J'ai battu un gars qui avait ses deux bras!&lt;br /&gt;Ses parents, sans doute, devaient lui avoir seriné  la même médication verbale, depuis son malheureux accident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma carrière de tennisman ne se termina point sur cette humiliation.  Je rejouai, et rejouai, sams jamais exceller, mais sans jamais désespérer.  Autour de la quarantaine, je me fis examiner la vue par un collègue qui prit le temps de m'examiner comme il faut.  Personne auparavant ne m'avait si bien examiné.  J'étais infirme moi aussi!  Absence de vision binoculaire.  Impossible de rivaliser, dans ces sports nécessitant de l'habilité oculomanuelle.  Je m'étais souvent souvent demandé pourquoi j'étais toujours surpris quand la balle s'en venait vers moi, pourquoi je me faisais battre par Michael Caine, qui avait déchiré  ses deux tendons d'Achille et pouvait à peine se déplacer sur le court.  Si j'avais su...  Que de temps perdu à m'essayer, à m'échiner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est toujours l'infirme de quelqu'un.  Vrai ou faux?  Et la partie est perdue d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8178818791847447926?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8178818791847447926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8178818791847447926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8178818791847447926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8178818791847447926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/01/desillusion.html' title='DESILLUSION'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6926732964696139532</id><published>2008-01-02T06:29:00.000-05:00</published><updated>2008-01-02T07:02:44.181-05:00</updated><title type='text'>HISTOIRE DE FAUSSAIRE</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;A toi,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Si tu aimes les mots&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Et la langue française&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Et ce petit humour fin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Qui fait juste sourire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Et si, finalement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Tu aimes Georges Brassens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se découpant sur fond d'azur&lt;br /&gt;La ferme était fausse bien sûr,&lt;br /&gt;Et le chaume servant de toit&lt;br /&gt;Synthétique comme il se doit,&lt;br /&gt;Au bout d'une allée de faux buis,&lt;br /&gt;On apercevait un faux puits&lt;br /&gt;Du fond duquel la vérité&lt;br /&gt;N'avait jamais dû remonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la maîtresse de céans&lt;br /&gt;Dans un habit, ma foi, seyant&lt;br /&gt;De fermière de comédie&lt;br /&gt;A ma rencontre descendit,&lt;br /&gt;Et mon petit bouquet, soudain,&lt;br /&gt;Parut terne dans ce jardin&lt;br /&gt;Près des massifs de fausses fleurs&lt;br /&gt;Offrant les plus vives couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant foulé le faux gazon,&lt;br /&gt;Je la suivis dans la maison&lt;br /&gt;Où brûlait sans se consumer&lt;br /&gt;Un genre de feu sans fumée.&lt;br /&gt;Face au faux buffet Henri-deux,&lt;br /&gt;Alignés sur les rayons de&lt;br /&gt;La bibliothèque en faux bois,&lt;br /&gt;Faux bouquins achetés au poids.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux Aubusson, fausses armures,&lt;br /&gt;Faux tableaux de maîtres au mur,&lt;br /&gt;Fausses perles et faux bijoux,&lt;br /&gt;Faux grains de beauté sur les joues,&lt;br /&gt;Faux ongles au bout des menottes,&lt;br /&gt;Piano jouant des fausses notes&lt;br /&gt;Avec des touches ne devant&lt;br /&gt;Pas leur ivoire aux éléphants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux lueurs des fausses chandelles&lt;br /&gt;Enlevant ses fausses dentelles,&lt;br /&gt;Elle a dit, mais ce n'était pas&lt;br /&gt;Vrai, tu es mon premier faux pas.&lt;br /&gt;Fausse vierge, fausse pudeur,&lt;br /&gt;Fausse fièvre, simulateurs,&lt;br /&gt;Ces anges artificiels&lt;br /&gt;Venus d'un faux septième ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule chose un peu sincère&lt;br /&gt;Dans cette histoire de faussaire&lt;br /&gt;Et contre laquelle il ne faut&lt;br /&gt;Peut-être pas s'inscrire en faux,&lt;br /&gt;C'est mon penchant pour elle et mon&lt;br /&gt;Gros point du côté du poumon&lt;br /&gt;Quand amoureuse elle tomba&lt;br /&gt;D'un vrai marquis de Carabas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l'occurence Cupidon&lt;br /&gt;Se conduisit en faux jeton,&lt;br /&gt;En véritable faux témoin,&lt;br /&gt;Et Vénus aussi, néanmoins&lt;br /&gt;Ce serait sans doute mentir&lt;br /&gt;Par omission de ne pas dire&lt;br /&gt;Que je leur dois quand même une heure&lt;br /&gt;Authentique de vrai bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Paroles et musique: Georges Brassens&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Delhorno&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6926732964696139532?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6926732964696139532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6926732964696139532' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6926732964696139532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6926732964696139532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/01/histoire-de-faussaire.html' title='HISTOIRE DE FAUSSAIRE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2389423267069737700</id><published>2008-01-01T10:43:00.000-05:00</published><updated>2008-01-01T11:27:05.680-05:00</updated><title type='text'>DIFFICILE D'Y ECHAPPER</title><content type='html'>La pression de l'entourage est infernale.  On n'est pas encore rendu au premier janvier que les Japonais et les Australiens le célèbrent déjà.  On ne travaille pas cette journée-là.  Ca va durer quelques semaines...  "bonne et heureuse"  "de la santé, surtout, c'est ce qui importe" "du succès dans tes études" "un beau petit bébé en 2008" "pourquoi pas une blonde en 2008".  Je le sais bien, tous sont bien intentionnés...  Mais, moi, ça ne me dit rien, le Jour de l'An.  Peut-être parce que je sais que c'est arbitrairement qu'on l'a choisi ainsi...  Probablement aussi parce que je sais que rien n'arrête le 1er janvier.  Le Temps continue son temps, depuis le Big Bang.  J'ai oublié tous les Premier de l'An du passé...  Sauf celui où mon oncle Pierre-Alphonse m'a saoulé au Cuba Libre...  Bonne et Heureuse! donc, à chacun de mes lecteurs, puisqu'on n'y échappe pas.  Je te souhaite le Meilleur, du Meilleur de moi-même.  Je te souhaite qu'il y ait un Paradis à la fin de tes jours.  Moi, je n'y crois pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, Québec est en fête.  Te rappelles-tu, McPhee, de la dernière fête qu'il y eut au Village?  Un fiasco, presque.  Les Villageois nous avaient annoncé, un an à l'avance, qu'il y aurait tellement de monde que les cousins du Lac et du Saguenay devraient stationner leur auto à partir de l'Etape.  Les cousins se gardèrent bien d'aller se mouiller dans un tel bordel...  Mais moi,  j'ignore pourquoi, le 400e, ça ne me dit rien non plus.  On ne m'y verra pas.  J'irai sans doute visiter mes frères, jouer au golf avec Dédé, L'Taon et Celin, mais pas plus.  Le Médiéval, très peu pour moi.  Relent de l'université, peut-être.  Je me suis tellement ennuyé durant ces quatre années à la Fac.  Samuel de Champlain ne prit pas même la peine de décéder à Québec!  Se sauva en France, comme la "monsieutrie" française en 1763, après la défaite...  Ce qui fait que mes ancêtres durent se débrouiller avec leurs voisins, "tirer le diable par la queue", comme disaient mon père et mes oncles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tu commences mal ton année, Delhorno!"  Sexagénaire désabusé...  Pas du tout.  Je vis, je continue à vivre, sachant exactement ce que je veux.  Ca m'aura pris toute une vie pour savoir ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2389423267069737700?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2389423267069737700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2389423267069737700' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2389423267069737700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2389423267069737700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2008/01/difficile-dy-echapper.html' title='DIFFICILE D&apos;Y ECHAPPER'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1640091624667966054</id><published>2007-12-31T19:23:00.000-05:00</published><updated>2007-12-31T20:07:42.570-05:00</updated><title type='text'>LA BELLE ET LA BETE...  OU LE RESPECT DE LA VIE</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En hommage à un squale magnifique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dont l'épopée nautique &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Prit fin subitement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il y aura bientôt deux ans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A Sainte-Rose-du-Nord,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Chez moi, au Saguenay.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La Belle avait grande et fière allure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Son sourire éclatait au diapason&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du grand bonheur qu'elle ressentait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Son heure de gloire, elle la tenait!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trois cent tours de manivelle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au beau milieu du Saguenay!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et la Bête démentielle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avait enfin succombé!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Arrivé depuis quelques marées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du pays d'Eric le Rouge,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Monstre énormissime&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;S'était laissé sortir de l'abîme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Défaite sans clameur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Car jamais ne put-il protester...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nos frères des profondeurs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'est connu largement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;S'expriment différemment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ceux du Quotidien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et ceux de la télé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Accoururent les premiers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ils furent unanimes:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On venait d'assister&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A Sainte-Rose,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A la Descente-des-Femmes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Chez nous , au Saguenay,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Incontestablement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A un grand exploit!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quelqu'une,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour le plaisir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avait tué.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tué pour le plaisir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De passer le temps,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le temps...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que l'hiver passe!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Elle avait tué&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour tuer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lointaine descendante&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De la femme du premier homme,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En solitaire elle avait occis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un touriste maritime,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Adepte des profondeurs arctiques,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dont le tort irréparable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avait été de naître requin,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Groenlandais,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voyageur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et affamé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ceux du Quotidien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De La Presse et de la Télé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A peine arrivés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Refilèrent la nouvelle prestement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A leurs semblables&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Des cinq continents&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qui dînent de ces grandes tragédies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et vivent de la mort d'autrui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les biologistes furent consultés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et ne se laissèrent point prier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Monstre avait un nom latin,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sa chair n'était point comestible;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ils ne l'avaient pas vu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans nos contrées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Depuis plus d'une décennie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ils en savaient très peu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur ces squales danois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu'ils avaient peu observés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais ne manqueraient pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'étudier celui-là,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Y découvriraient sans doute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trop de mercure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Traces de cyanure,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et disserteraient,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dès lors,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et savamment,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur la pollution&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du Grand Fleuve.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ils n'osèrent se prononcer,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cependant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce n'était guère important,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Si la Bête avait trop vécu,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et se gardèrent bien d'ajouter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu'elle aurait pu vivre un peu plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La biologie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Science de la vie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;N'aime-t-elle celle-ci&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que lorsqu'elle n'est plus?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Par l'odeur alléché,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Directeur du Musée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;S'amena le dernier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et statua au petit écran:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Monstre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Empaillé ou congelé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aurait valeur d'attraction&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En ces temps de piètre économie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La démarche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Incontestablement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Indéniablement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Incontournablement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;S'inscrirait dans le noble chapitre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du développement durable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il voyait le squale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Agrémenter son étal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'armoires bicentenaires,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De bancs de quêteux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De surplis,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'ostensoirs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De chasubles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et de socs de charrue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un loustic s'avança alors:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il offrit au Musée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Gratuitement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Inconditionnellement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Son congélateur surdimensionné!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les fonctionnaires du Ministère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Auraient bien voulu s'en mêler!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais ils s'étaient emmêlés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans des études contradictoires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'où ils ne purent s'échapper.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Certains docteurs de la question&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avaient conclu que ces requins&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Etaient si nombreux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que la mort de celui de Sainte-Rose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ne constituait qu'un prélèvement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Insignifiant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;"Ils finissent toujours,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avaient-ils doctement pontifié,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Par mourir un jour."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quelques autres avaient balbutié&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que la population de ces grands muets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;N'avait jamais été recensée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et que la mort d'un seul&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Etait une mort de trop.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Plusieurs d'entre eux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;S'autorisant de Jobidon,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Limier trop connu,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Soupçonnèrent le requin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'avoir "trempé"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans l'inexpliquée disparition,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Printemps deux mil cinq,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du chargement de fromage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que les Boivin du rang&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avaient mis à vieillir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans l'abysse du Fjord.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La mort du squale,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'était clair,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Leur ferait résoudre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce contentieux!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comment peut-on pavoiser ainsi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et se vanter de par le monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'avoir tué si gratuitement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'avoir occis pour le plaisir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En deux mots,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D'avoir tué pour tué?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J'opine pour ma part&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que le requin du Fjord&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aurait dû vivre plus longtemps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et que celle dont le passe-temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Est de taquiner nos frères de l'onde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aurait dû bien avant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Couper ce fil immonde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'est le cas de le dire,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La vie de la Bête&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ne tenait qu'à un fil...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Après tout, la Belle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Avait eu pour y penser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quelques trois cent tours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De manivelle...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'heure de gloire que j'eusse chérie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'eut été de faire le tour du monde,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Oui! Mais pour avoir respecté la vie!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'est ce que m'ont appris&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mes trente années de chirurgie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Delhorno &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1640091624667966054?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1640091624667966054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1640091624667966054' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1640091624667966054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1640091624667966054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/la-belle-et-la-bete-ou-le-respect-de-la.html' title='LA BELLE ET LA BETE...  OU LE RESPECT DE LA VIE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6490075482375320604</id><published>2007-12-31T06:58:00.000-05:00</published><updated>2007-12-31T08:20:06.120-05:00</updated><title type='text'>SEGREGATION</title><content type='html'>Qui a dit qu'une vie est faite d'occasions ratées?  La mienne en compte plus que sa part.  J'écarte tout de suite ces ratés contre lesquels on ne peut rien: ceux causés par la génétique, par la géographie, par le manque d'argent, etc.  Il y a de ces occasions manquées qu'on voudrait revivre, celles où on n'a pas été à la hauteur, par couardise, par ignorance, par paresse.  Je dois m'en confesser.  Il y a tant de ces fois où je n'ai pas été à la hauteur.  Laisse-moi, Gibus, revivre celle-ci.  Ainsi aurai-je l'impression de terminer 2007 purifié; le sentiment d'avoir remboursé une dette due depuis trop d'années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hôtel-Dieu de Montréal.  1974 ou 1975.  Peut-être 1976.  Trois classes de patients chirurgicaux.  La première, celle des chambres privées.  Beaucoup de citoyens d'Outremont.  D'habitude, les patrons se les réservent.  Les résidents ne les opèrent pas, se contentent d'inscrire des notes dans les dossiers, de rédiger les prescriptions.  La deuxième, celle des chambres semi-privées.  Les résidents y sont rois et maîtres, mais opèrent les cas sous supervision stricte.  La troisième, celle des salles.  Patients qui n'ont ni argent ni assurance pour se payer le luxe de chambres privées ou semi-privées.  Cet étage est mené par un chef-résident et ses sous-fifres.  Ils opèrent les patients qui n'ont à peu près rien à dire...  Les patrons n'entrent pas dans les théâtres opératoires, sinon que lorsqu'il y a problème majeur.  Tout s'y passait bien, d'habitude.  Les chef-résidents y étaient ultra-compétents, certains opérant mieux, même, que leurs patrons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il survint, à l'époque que je te raconte, une épidémie d'infections à Staphylocoques Dorés chez les patients dits "de salle".  A peu près tous, sinon tous les opérés en furent atteints.  Le chef du département de chirurgie s'arrachait les cheveux!  Comment s'en sortir?  Et...  il y avait certainement un coupable... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut trouvé prestement!  Le chef-résident de la "Salle" lors de l'épidémie était un Noir, originaire de Port-au Prince.  Le seul Noir de l'étage.  Je tairai son nom.  Ce que je n'occulterai pas, c'est qu'on l'accusa, le jugea et condamna sommairement.  On lui fit reprendre son année.  Sans aucune preuve d'ordre objectif ou scientifique.  Nous, ses pairs, bien au fait de la méthode scientifique, des études objectives et "randomisées", ne sûmes que dire, que faire, comment réagir.  On nous passa entre les pattes un procès de type "Ceaucescu" à saveur raciste et ségrégationniste.  Toutes ces années, j'ai éprouvé, en y pensant, une piètre opinion de moi-même.  Car "Dieudonné Jean-Pierre n'était pas seul sur cet étage.  Entouré de subalternes blancs, qui s'en sortirent blancs comme neige...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6490075482375320604?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6490075482375320604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6490075482375320604' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6490075482375320604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6490075482375320604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/segregation.html' title='SEGREGATION'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6458305874573425354</id><published>2007-12-30T04:32:00.000-05:00</published><updated>2007-12-30T12:06:13.088-05:00</updated><title type='text'>HUMILIATION...</title><content type='html'>...sur fond de ski de fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part entre 1976 et 1985... Au fait, pourquoi a-t-on appelé le ski de fond "ski de fond"? &lt;strong&gt;Ski&lt;/strong&gt;, je peux comprendre... vieux mot des lapons ou des finlandais désignant les deux planches de bois... mais &lt;strong&gt;Fond&lt;/strong&gt;? Et pourquoi pas &lt;strong&gt;Fonds&lt;/strong&gt;? Les Anglais disent: &lt;strong&gt;"Cross-country ski&lt;/strong&gt;", ce qui me semble plus évocateur. Wikipedia n'en dit pas un mot. Le même mystère s'applique à &lt;strong&gt;"slalom spécial"&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;"slalom géant&lt;/strong&gt;"... Qu'a de "spécial" ce slalom? Et pourquoi cet autre serait-il "géant" quand il n'y en a pas de "nain"? Et pourquoi n'y a-t-il pas de "slalom régulier" ou de "slalom normal"? Autre mystère qui me hante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, quelque part entre 1976 et 1985. Club de ski de fond "Bec-Scie". Bec-Scie, c'est le nom d'une espèce de canard qui vit en Amérique du Nord, et au Québec notamment. Mais c'est aussi le nom que certains exaltés ont donné au club de ski de fond baieriverain, c'est-à-dire l'endroit où les gens de la Baie vont faire du ski de fond en hiver. Pourquoi "Bec-Scie"? Ca n'est pas évident... C'est même plutôt obscur... Le site n'est pas réputé pour héberger une colonie de Bec-Scie. Voilà pourquoi je parle "d'exaltés"... Je n'ai pas osé utiliser le terme "hurluberlus"... Les canards ne font pas de ski de fond! A fortiori, ils s'enfuient du Bec-Scie dès les premiers souffles du vent d'hiver... Quand ils amerrissent, les canards glissent quelques centimètres sur leurs pieds palmés. Ils freinent, finalement, en marchant à petits pas sur l'eau. "Pas alternatif". Nos hurluberlus ont sans doute vu là le lien avec le ski de fond...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière à Mars est éclusée au Bec-Scie. Sur plusieurs kilomètres, elle est devenue un lac, qu'on aurait pu appeler "FILIFORME". Les pistes de ski de fond sont là, tant sur la surface glacée du lac que sur ses berges. C'est là que j'ai été heureux... D'abord sur les skis de mon frère, et ensuite sur les miens. Des heures de bonheur, à glisser, regarder, humer, respirer, réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin-là, j'étais en grande forme. Au point où je me voyais représenter le Canada aux prochaines olympiades d'hiver. Il y a un ruisseau qui se décharge dans le lac Filiforme. J'en ai oublié le nom. Je me demande si ce n'est pas le ruisseau "Frette"... Mais rien n'est moins certain. Je skiais donc sur le ruisseau Frette, en direction du lac Filiforme. Grande et fière allure. Le soleil est à son zénith, il vente un peu, je porte la veste rouge que mes parents m'ont offerte en cadeau de Noël dix ans plus tôt. Je sens tout à coup qu'on skie derrière moi. Sorte de sixième ou septième sens. La "sensation" se rapproche. J'accélère, pour ne pas me faire dépasser. Car je suis un compétiteur, je l'ai toujours été! La "sensation" souffle derrière mes oreilles! Je dois m'incliner: je fais un pas de côté, pour laisser le passage, ainsi que le commande l'étiquette. Un quidam drôlement habillé me dépasse. Je lui dis bonjour. Il grommelle une réponse en s'éloignant. Je note au passage un crissement métallique qui s'accorde au diapason du pas alternatif de ce champion olympique. Je me dis tout bonnement que sa fixation frotte... et je continue mon chemin, allègrement, quoique humilié légèrement. Cinq cent mètres plus loin, voilà mon adversaire arrêté, penché vers sa jambe droite qu'il semble examiner. Je m'arrête:&lt;br /&gt;-Y a-t-il quelque chose qui ne va pas? Etes-vous blessé? Puis-je vous aider?&lt;br /&gt;-J'ai un trouble dans ma jambe de bois. Mais, ça va aller, continuez votre route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sus que rétorquer. Ca, c'était bien moi. Dépassé par un gars avec une jambe de bois! Je devais être le seul au Saguenay-Lac St-Jean à qui c'était arrivé! C'était donc ça, le crissement... Je terminai ma course, désillusionné. Adieu aux jeux olympiques!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé au chalet, n'en croyant toujours pas mes yeux, je m'enquis:&lt;br /&gt;-Est-il possible que j'aie croisé en chemin un gars avec une jambe de bois?&lt;br /&gt;-Certainement, c'était Rémi Tremblay, un gars de Bagotville. A perdu sa jambe dans un accident de ferme quand il était jeune. Il vient ici tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6458305874573425354?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6458305874573425354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6458305874573425354' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6458305874573425354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6458305874573425354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/humiliation.html' title='HUMILIATION...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-44326775613311567</id><published>2007-12-28T17:56:00.000-05:00</published><updated>2007-12-28T18:06:26.743-05:00</updated><title type='text'>EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE IV</title><content type='html'>Voilà le mal qui me hante,&lt;br /&gt;Chaque fois que j'aborde,&lt;br /&gt;Chaque matin que j'arpente&lt;br /&gt;Déquatre l'insipide.&lt;br /&gt;On eut beau dire&lt;br /&gt;Aux amnésiques réformateurs&lt;br /&gt;Qu'à Paris, l'Hôtel-Dieu&lt;br /&gt;Garde son nom&lt;br /&gt;Depuis Quasimodo,&lt;br /&gt;Qu'on étudie toujours&lt;br /&gt;A la Sorbonne,&lt;br /&gt;Que Chicoutimi&lt;br /&gt;Etait déjà Chicoutimi&lt;br /&gt;Quand allaita la louve&lt;br /&gt;Romulus et Remus,&lt;br /&gt;Que Déquatre et Cétrois&lt;br /&gt;Eussent bien pu&lt;br /&gt;Demeurer éternellement&lt;br /&gt;L'Ange-Gardien&lt;br /&gt;Ou Saint-Gabriel&lt;br /&gt;Ou Saint-Camille,&lt;br /&gt;Leurs noms de toujours.&lt;br /&gt;Ou, faute de mieux,&lt;br /&gt;Honorer la mémoire&lt;br /&gt;De cette Augustine fameuse,&lt;br /&gt;De ces anciens respectés,&lt;br /&gt;Qui, sur cent années,&lt;br /&gt;Bâtirent la réputation&lt;br /&gt;De l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier.&lt;br /&gt;A un feu par quart de siècle,&lt;br /&gt;Quel pompier eût pu s'y tromper?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'y fit.&lt;br /&gt;On semble,&lt;br /&gt;Par ici,&lt;br /&gt;A chaque décade,&lt;br /&gt;Effacer la précédente,&lt;br /&gt;Occire le passé...&lt;br /&gt;Pour recommencer.&lt;br /&gt;Meurtrir la souvenance,&lt;br /&gt;C'est évacuer l'Histoire!&lt;br /&gt;Et...  n'est-ce pas&lt;br /&gt;Promouvoir l'Ignorance?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Epicure,&lt;br /&gt;Mon vieux maître,&lt;br /&gt;Tu avais raison,&lt;br /&gt;Une des nombreuses misères&lt;br /&gt;De l'ignorance,&lt;br /&gt;C'est de toujours&lt;br /&gt;Commencer à vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-44326775613311567?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/44326775613311567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=44326775613311567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/44326775613311567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/44326775613311567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/en-decoudre-avec-dequatre-iv.html' title='EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE IV'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-863576800164765295</id><published>2007-12-27T08:24:00.000-05:00</published><updated>2007-12-27T08:35:43.618-05:00</updated><title type='text'>EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE III</title><content type='html'>Moi, mon préféré,&lt;br /&gt;C'était Saint-Camille.&lt;br /&gt;J'y laissai,&lt;br /&gt;Je n'avais pas seize ans,&lt;br /&gt;Août 1960,&lt;br /&gt;Mon insouciance de séminariste.&lt;br /&gt;Roland,&lt;br /&gt;Dans la 309,&lt;br /&gt;Y récupéra d'un infarctus&lt;br /&gt;Qui changea notre vie...&lt;br /&gt;Je jette toujours un regard furtif&lt;br /&gt;Quand je croise la 309.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y eut aussi la 317.&lt;br /&gt;Marc, malade,&lt;br /&gt;De tous les maux,&lt;br /&gt;Durant trois mois,&lt;br /&gt;En 1988,&lt;br /&gt;A l'automne.&lt;br /&gt;Toutes ces chambres&lt;br /&gt;Qui m'ouvrirent leur coeur,&lt;br /&gt;Et me confièrent&lt;br /&gt;En souffrant&lt;br /&gt;Comment vivre,&lt;br /&gt;Comment survivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La 307, mouroir&lt;br /&gt;D'un petit homme,&lt;br /&gt;Au début de ma pratique.&lt;br /&gt;Aurai-je oublié,&lt;br /&gt;L'instant venu,&lt;br /&gt;Qu'il m'avait enseigné&lt;br /&gt;Comment s'éloigner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint-Gabriel est mon second choix.&lt;br /&gt;J'y appris, à vingt-huit ans,&lt;br /&gt;Le B.A-B.A. de la chirurgie.&lt;br /&gt;C'est là que je vis oeuvrer&lt;br /&gt;Les vieux chirurgiens chicoutimiens,&lt;br /&gt;Aujourd'hui tous oubliés,&lt;br /&gt;Dont je devins l'ami,&lt;br /&gt;Dont j'aime penser&lt;br /&gt;Qu'ils m'instituèrent&lt;br /&gt;Leur légataire,&lt;br /&gt;Emile&lt;br /&gt;Edouard,&lt;br /&gt;Claude,&lt;br /&gt;Françpois,&lt;br /&gt;Gérard,&lt;br /&gt;Aubin.&lt;br /&gt;Ceux-là me laissèrent&lt;br /&gt;Grimper sur leurs épaules&lt;br /&gt;De sorte que, espérions-nous,&lt;br /&gt;Nous pussions&lt;br /&gt;Voir un peu plus loin.&lt;br /&gt;J'y reviendrai un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A demain!  Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-863576800164765295?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/863576800164765295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=863576800164765295' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/863576800164765295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/863576800164765295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/en-decoudre-avec-dequatre-iii.html' title='EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE III'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8490827029060675252</id><published>2007-12-23T07:44:00.000-05:00</published><updated>2007-12-27T08:37:39.250-05:00</updated><title type='text'>EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE II</title><content type='html'>Eh oui!&lt;br /&gt;L'Ange-Gardien n'est plus.&lt;br /&gt;Tous ont disparu:&lt;br /&gt;Saint-Camille,&lt;br /&gt;Saint-Gabriel,&lt;br /&gt;Sainte-Anne,&lt;br /&gt;L'Enfant-Jésus.&lt;br /&gt;Humiliés.&lt;br /&gt;Diminués.&lt;br /&gt;Guillotinés.&lt;br /&gt;Décapités.&lt;br /&gt;Métamorphosés&lt;br /&gt;En "Déquatre"&lt;br /&gt;"Déhuit",&lt;br /&gt;"Cétrois",&lt;br /&gt;"Adeux",&lt;br /&gt;Et, pourquoi pas,&lt;br /&gt;Bientôt,&lt;br /&gt;"Vousdeux",&lt;br /&gt;"Noustrois"&lt;br /&gt;Et "Parquatre"?&lt;br /&gt;Sans compter "Tanguay"...&lt;br /&gt;Technologie d'appoint!&lt;br /&gt;Pour un peu de fric,&lt;br /&gt;Huit "cans" de peinture,&lt;br /&gt;Un divan,&lt;br /&gt;Un mobilier de cuisine,&lt;br /&gt;L'Enfant-Jésus&lt;br /&gt;Aura troqué son âme&lt;br /&gt;Et vendu son passé&lt;br /&gt;A un vendeur de mobilier&lt;br /&gt;Et d'électroménagers.&lt;br /&gt;Apparemmement,&lt;br /&gt;Cette néo-terminologie&lt;br /&gt;Sera moins trompeuse&lt;br /&gt;Pour les pompiers&lt;br /&gt;En cas de feu,&lt;br /&gt;Lors de cataclysmes!&lt;br /&gt;Pourtant, pas un brancardier&lt;br /&gt;N'est encore capable&lt;br /&gt;De s'y démêler,&lt;br /&gt;Malgré qu,on fit venir&lt;br /&gt;D'outre-mer&lt;br /&gt;Un consultant grec&lt;br /&gt;Nommé Ariane&lt;br /&gt;Pour installer un fil&lt;br /&gt;Conducteur&lt;br /&gt;Dans ce dédale&lt;br /&gt;De chiffres&lt;br /&gt;Et de lettres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même Saint-Vallier!&lt;br /&gt;Le bon vieillard&lt;br /&gt;Longtemps réputé&lt;br /&gt;Intouchable,&lt;br /&gt;Sur son rocher transi,&lt;br /&gt;Dut subir le siège iconoclaste&lt;br /&gt;D'étalagistes branchés&lt;br /&gt;Débarqués de la grand'ville&lt;br /&gt;Et, en moins d'une génération,&lt;br /&gt;Fut rebaptisé "Hôpital de Chicoutimi";&lt;br /&gt;Fut ensuite reconverti,&lt;br /&gt;Dès l'ajout "stratégique"&lt;br /&gt;De "Roland Saucier",&lt;br /&gt;En "Complexe Hospitalier&lt;br /&gt;De la Sagamie",&lt;br /&gt;Sans doute par déférence&lt;br /&gt;Aux réputés "Complexe d'Oedipe"&lt;br /&gt;Et "Dépanneurs Sagamie";&lt;br /&gt;Devint tout récemment&lt;br /&gt;Centre de Santé&lt;br /&gt;Et de Services Sociaux&lt;br /&gt;De Chicoutimi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonnamment,&lt;br /&gt;L'observateur chevronné&lt;br /&gt;Ne manque d'ironiser:&lt;br /&gt;C'est toujours le bon vieil Hôtel-Dieu St-Vallier!&lt;br /&gt;On y traite toujours des malades!&lt;br /&gt;Seul le stationnement a changé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;...suite demain matin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8490827029060675252?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8490827029060675252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8490827029060675252' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8490827029060675252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8490827029060675252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/en-decoudre-avec-dequatre-ii.html' title='EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE II'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4609154681723836694</id><published>2007-12-22T15:34:00.000-05:00</published><updated>2007-12-22T15:51:27.737-05:00</updated><title type='text'>EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;"Une des nombreuses misères de l'ignorance, c'est de toujours commencer à vivre"  EPICURE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Homère, Xénophon, l'abbé Jean-Paul, Gibus, McPherson, et quelques autres...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'aurore baieriveraine&lt;br /&gt;A glissé ses doigts de miel&lt;br /&gt;Sur le rocher des Augustines&lt;br /&gt;Où somnole centenaire&lt;br /&gt;L'Hôtel-Dieu Saint-Vallier,&lt;br /&gt;Mon hôpital bien-aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ses pieds traînasse&lt;br /&gt;Vers Sainte-Rose,&lt;br /&gt;Sacré-Coeur&lt;br /&gt;Et Tadoussac,&lt;br /&gt;L'onde millénaire&lt;br /&gt;Du fleuve Saguenay,&lt;br /&gt;"Mare nostrum".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aborde à peine&lt;br /&gt;L'entrée principale&lt;br /&gt;Qu'une clameur soudaine&lt;br /&gt;Détourne mon regard:&lt;br /&gt;Un triangle de bernaches&lt;br /&gt;S'époumone allègrement:&lt;br /&gt;-Thalassa!  Thalassa!&lt;br /&gt;Je souris prestement...&lt;br /&gt;Elles viennent sans doute&lt;br /&gt;D'apercevoir la mer,&lt;br /&gt;Là-bas, à Saint-Fulgence!&lt;br /&gt;C'est sur cette batture&lt;br /&gt;Qu'elles font halte,&lt;br /&gt;Depuis des siècles.&lt;br /&gt;Elles n'ont jamais oublié...&lt;br /&gt;Je me dis encor&lt;br /&gt;Qu'elles sont fort savantes&lt;br /&gt;De me rappeler ainsi&lt;br /&gt;Les sons de la clameur grecque,&lt;br /&gt;Les mots célèbres de Xénophon,&lt;br /&gt;Le reporter qui rendit fameuse&lt;br /&gt;La retraite des Dix-mille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon truc à moi,&lt;br /&gt;C'est le quatrième.&lt;br /&gt;Voilà!  Nous y sommes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"DEQUATRE".&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La trouvaille ultime!&lt;br /&gt;Vocable modernissime,&lt;br /&gt;Dont quelque guignol&lt;br /&gt;Affubla l'étage&lt;br /&gt;Où guérissent mes opérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déquatre, qui ne veut rien dire,&lt;br /&gt;A remplacé l'Ange-Gardien,&lt;br /&gt;Qui signifiait tout...&lt;br /&gt;L'Ange-Gardien,&lt;br /&gt;C'est l'Enfant-Jésus,&lt;br /&gt;C'est la Pédiâtrie,&lt;br /&gt;C'est le docteur Maurice,&lt;br /&gt;C'est Aubin,&lt;br /&gt;C'est Larochelle,&lt;br /&gt;C'est Paradis,&lt;br /&gt;La tyrosinémie,&lt;br /&gt;L'acidose lactique,&lt;br /&gt;L'ataxie Charlevoix-Saguenay,&lt;br /&gt;Mon premier diabète juvénile,&lt;br /&gt;Mes premières appendicectomies...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;...la suite: demain&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4609154681723836694?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4609154681723836694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4609154681723836694' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4609154681723836694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4609154681723836694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/en-decoudre-avec-dequatre.html' title='EN DECOUDRE AVEC DEQUATRE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6709170354261784737</id><published>2007-12-20T16:56:00.000-05:00</published><updated>2007-12-20T18:09:02.753-05:00</updated><title type='text'>LE CROCHET DE GAUCHE</title><content type='html'>La réalité, souvent, dépasse la fiction...  Oui, Gibus, McPhee, je ne le sais que trop bien, mon introduction frise le cliché, vous avez lu plus original!  Lisez-moi bien, tout de même!  Je vous laisserai conclure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mercredi matin.  Bloc opératoire de l'Hôtel-Dieu St-Vallier.  Salle 2.  Celle qu'entre toutes je préfère.  Car c'est là que les vieux chirurgiens chicoutimimens m'ont laissé grimper sur leurs épaules; c'est là qu'ils m'ont légué tous leurs trucs.  Le ventre de ma patiente est ouvert: j'ai complètement oublié l'objet de la chirurgie.  Vous comprendrez sans doute pourquoi quand j'aurai terminé mon récit.  Mon assistant chirurgical est un homme.  Je n'en dirai pas plus, car je crois qu'il est encore vivant.  Les assistants chirurgicaux ne sont pas légion en province, dans une ville comme Chicoutimi.  Je dirais même plus: ce n'est pas un poste recherché.  J'avais dû me contenter depuis plus d'un an de ce chirurgien "tabletté" qui devait s'adonner à l'assistance pour gagner sa vie.  Ce n'était pas le Pérou, je vous le jure.  Il était incapable de se concentrer, tenait mal les écarteurs, tremblait comme une feuille sous la brise, parlait haut et fort, de n'importe quoi et surtout de sexe, de manière indélicate, intempestive et inappropriée.  Il devait penser que &lt;strong&gt;Viser bas, c'est viser juste&lt;/strong&gt;!  J'essayais tant bien que mal de tenir le gouvernail, d'aiguiller vers le haut-de-gamme ses sujets de conversation, avec peu de succès.  Certes, j'aurais pu le congédier; plusieurs me l'avaient conseillé.  Je m'étais dit que chacun doit porter une croix dans sa vie et qu'endurer cet assistant serait la mienne.  Il pourrait ainsi finir sa vie honorablement et se payer quelques douceurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin-là, mon assistant était particulièrement volubile.  Il opinait sur tout, enterrait toutes les conversations de sa voix d'outre-tombe.  Moi, j'opérais tout doucement, lentement, comme je l'ai toujours fait, peu attentif aux élucubrations de mon hurluberlu.  N'aperçoit-il pas, au-dessus du champ anesthésique une jeune étudiante d'à peine vingt ans, belle comme une déesse, des yeux qui vous font faire le tour du monde.  Il se met aussitôt, sans pudeur aucune, à lui faire la cour, par champ opératoire interposé, d'une façon si inconsidérée, que tout le monde dans ma salle est mal à l'aise, en commençant par la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Laisse-là donc tranquille! badiné-je en direction de mon Roméo.  Comment peux-tu penser qu'elle puisse s'intéresser à un dinosaure comme toi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je badinais réellement, espérant  par surcroît mettre un frein à ce spectacle peu relevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roméo avait lâché ses écarteurs!  Je ne pouvais plus opérer.  Je lui demandai donc:&lt;br /&gt;-Pourrais-tu, s'il te plaît, replacer tes écarteurs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cet instant précis qu'il dégaina son crochet de gauche.  Je ne le vis jamais venir.  Par-dessus le ventre ouvert de la patiente.  Il m'atteignit sur la joue droite, sans réellement me faire de mal. &lt;br /&gt;-Ca fait un mois que tu m'écoeures, Delhorno, j'ai mon voyage!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce furent les seules paroles qu'il sut dire.  Il se déganta et s'enfuit du bloc, de l'hôpital, de mon univers.  Tous ceux qui orbitaient autour de la malade restèrent figés, moi le premier.  Je me rappelle très bien avoir ainsi cogité:&lt;br /&gt;-Faut-il que je pleure?  Je n'ai pas de mal.  Faut-il que j'arrête d'opérer?  Non, je puis fermer cet abdomen sans problème.  Faut-il que je cesse d'opérer pour la journée.  Non, je me sens très bien.&lt;br /&gt;Le personnel s'enquit de ma personne: je n'avais rien à dire.  Je me souviens très bien avoir alors remercié le ciel de m'avoir débarassé de cette nuisance qu'avait été Roméo.  Les dieux, sans nul doute, avait noté le calvaire que j'endurais et avaient réglé mon problème.  La porte de la salle s'ouvrit alors:&lt;br /&gt;-Claudio, les autorités du bloc m'ont demandé de venir t'aider! &lt;br /&gt;-Ca me fait grand plaisir!  Viens-t-en!&lt;br /&gt;Elle était la meilleure assistante chirurgicale au nord du Rio Grande.  Il y avait des années que je souhaitais sa venue dans ma vie de chirurgien.  C'était toujours impossible.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je portai plainte contre Roméo.  A la police de Chicoutimi, au Collège des Médecins, au Conseil des Médecins et Dentistes.  Les semaines passèrent...   Quelques mois plus tard, je reçus un appel téléphonique inopiné  d'une psychiâtre de l'autre côté de la rivière.  Schizophrénie, depuis plus de trente années,  ce qui expliquait bien des choses: l'arrêt de la chirurgie, les propos inappropriés, la vie en marge...  Quelques semaines avant le mercredi du crochet de gauche, il avait abandonné sa médication.  Je me souvins alors que mon personnel avait noté durant ces quelques semaines qu'il "empirait".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Le matin du crochet de gauche, Claudio, il était en plein délire paranoïaque!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Procureur de la Couronne, le Président du Conseil des Médecins et Dentistes ainsi qu'un Apparatchik du Collège me contactèrent:  il fallait que je mette fin aux plaintes pour cause de...  Je m'inclinai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne souffre pas de séquelles d'importance.  Je n'ai pas vécu le syndrome de stress post-traumatique.  La seule anomalie que j'aie notée, elle survient le mercredi matin quand mon assistante se pointe dans ma salle.  Derrière mon masque, béatement,  je me mets à sourire  et mon cerveau se dit à lui-même:&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-ELLE VALAIT BIEN UN CROCHET DU GAUCHE&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concluez donc, Gibus et McPherson!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DELHORNO&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6709170354261784737?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6709170354261784737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6709170354261784737' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6709170354261784737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6709170354261784737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/le-crochet-de-gauche.html' title='LE CROCHET DE GAUCHE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4849784794733424256</id><published>2007-12-19T19:51:00.000-05:00</published><updated>2007-12-19T20:41:47.244-05:00</updated><title type='text'>LE PIF</title><content type='html'>Certains appellent ça le &lt;strong&gt;SIXIEME SENS.&lt;/strong&gt;  Les mères disent que c'est un don attaché à la &lt;strong&gt;MATERNITE&lt;/strong&gt;.  D'autres parlent de &lt;strong&gt;PREMONITION..&lt;/strong&gt;.  Quelques-uns voient du &lt;strong&gt;SURNATUREL&lt;/strong&gt; dans l'affaire, vont jusqu'à parler &lt;strong&gt;d'ANGE GARDIEN...  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Permets-moi, McPhee, de te raconter une histoire qui pourra te sembler banale.  Pourtant, elle ne l'est point.  Je l'avais oubliée: une conversation aujourd'hui me l'a remise en mémoire.  Je me suis aussitôt dit qu'elle ferait le sujet de mon blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de ça deux ou trois ans.  Ses filles sont venues me voir.  Il avait un cancer de l'estomac: elles me demandèrent de l'opérer.  Je connaissais ces deux dames depuis plusieurs années, car elles travaillent dans mon hôpital.  L'homme, maigre,  était un sujet chirurgical idéal.  La gastrectomie totale (ablation complète de l'estomac) fut faite à la perfection.  Monsieur Tremblay retourna chez lui continuer à vivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, ses deux filles réapparurent à mon bureau: leur père venait de faire un accident vasculocérébral et, ne pouvant plus déglutir, avait besoin qu'on lui confectionnât une jéjunostomie (placer un tube dans une des premières anses du petit intestin) à des fins de nutrition, le temps que le cerveau récupérât.  Evidemment, elles me demandèrent d'opérer leur père encore une fois.  J'acquiesçai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions deux pour faire l'intervetion.  Tu dois savoir, McPh, que depuis cinq ou six ans, les dieux m'ont accordé la meilleure assistante chirurgicale qui se puisse trouver au nord du Rio Grande!  Elle m'est comme tombée du ciel un certain matin, je te raconterai ça un de ces jours.&lt;br /&gt;Nous réouvrîmes donc l'incision abdominale antécédente et la chirurgie fut faite dans les règles de l'art, pour employer un cliché suranné.  J'en oubliai même le patient tout de suite après l'intervention.  Le soir-même, je m'endormis du sommeil du...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quatre heures et demie du matin, je m'éveillai en sursaut: un pensée claire, nette et unique occupait tout mon cerveau, envahissante, pressante, inébranlable:&lt;br /&gt;-Claude, tu as oublié de refermer le petit trou jéjunal qui t'a servi à introduire le cathéter de jéjunostomie.  Monsieur Tr. va mourir de péritonite si tu ne vas pas tout de suite le réopérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me levai en coup de fusil, m'habillai à la vitesse de l'éclair.  Quelques minutes plus tard, j'étais sur l'étage des opérés.&lt;br /&gt;-Docteur, je ne vous ai pas appelé, me dit l'infirmière de nuit&lt;br /&gt;-Je ne suis pas sans l'ignorer, Madame.  Cependant, il me faut réopérer monsieur Tremblay sur-le-champ, car quelque chose cloche. &lt;br /&gt;-Pourtant, il a dormi toute la nuit, sans quelque anomalie que ce soit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais trop si je devais expliquer à cette infirmière la pensée claire et nette qui envahissait mon cerveau...  Je signai la requête opératoire, j'appelai l'infirmière du bloc, l'anesthésiste arriva, endormit le patient et je réouvris l'incision.  Effectivement, j'avais oublié de refermer la petite incision jéjunale...  Je la cousus, donc, et replaçai les viscères en bonne position.  Vingt minutes plus tard, monsieur Tremblay dormait en salle de réveil.  J'avais avisé une des filles avant l'intervention:&lt;br /&gt;-Je crois avoir oublié de refermer une petite incision intestinale; il faut la fermer tout de suite, car ça peut être léthal.  Je dois donc réopérer votre père instamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite fut banale.  Il guérit de tout ça sans séquelles, sans complications,  et nous pûmes le nourrir à l'aide de sa jéjunostomie.  J'en reparlai avec mon assistante la semaine d'après; elle m'aurait certainement averti sur-le-champ que le trou jéjunal n'avait pas été fermé!  Elle n'avait aucun souvenir de tout ça, ne se rappelait pas même que nous avions fait ce petit trou!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà!  McPhee.  Connais-tu le mécanisme qui m'a fait me réveiller en sursaut ce matin-là, alors que je m'étais couché la veille avec la certitude du devoir accompli, sans aucun doute sur la qualité de mon intervention chirurgicale.  Intervention surnaturelle du bon Dieu des gars de la Baie?  Bonne réflexion!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4849784794733424256?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4849784794733424256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4849784794733424256' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4849784794733424256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4849784794733424256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/le-pif.html' title='LE PIF'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4057243544572369243</id><published>2007-12-18T18:37:00.000-05:00</published><updated>2007-12-18T19:17:59.531-05:00</updated><title type='text'>SAYING GOODBYE...</title><content type='html'>&lt;strong&gt;...TO THE PAST IS ALWAYS A SIGN OF A NEW BEGINNING&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu chez Al's Pizzeria. Campbellton, dimanche soir le 7 juillet 2007. Sur une photo d'une vieille maison dont le toit est enfoncé sous le poids de la neige. J'ai recopié la citation machinalement dans mon Moleskine, en prévision d'un futur et hypothétique usage.  C'est aujourd'hui le jour! J'ai vu mes derniers patients au bureau ce matin! Jocelyn Dubé, Hélène Laporte, Jocelyne Bergeron, Micheline Tremblay, Madeleine Tremblay. Le Frère Untel sera fier de moi... car je pense quitter avec &lt;strong&gt;désinvolture.&lt;/strong&gt; Ce mot me plait. "Qui est dégagé, naturel, à l'aise." Il me reste deux opérations à faire mercredi: un collègue avec hernie inguinale, une infirmière retraitée, Colette, une hémicolectomie. Vendredi, dans trois jours, dernière garde. Je terminerai tout ça dans la province voisine, ce que je n'avais aucunement escompté, comme un vétéran hockeyeur de 37 ans qu'on échange en fin de carrière... Tout ça avait commencé en 1976, quelques jours avant Noël. Mes deux premiers cas comme patron? Une vieille madame de Bagotville: obstruction intestinale par bride. Quelques semaines plus tard, elle m'apportait une belle grosse truite. Une gastrectomie pour un gros ulcère. Elle mourut quelques mois plus tard d'un thyroïdopathie. Je me souviens avoir marché de la COOP jusqu'à l'hôpital en 1976. J'étais tellement fier de ce qui m'arrivait.  Je ne serai pas moins fier de quitter...  avec désinvolture.&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4057243544572369243?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4057243544572369243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4057243544572369243' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4057243544572369243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4057243544572369243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/saying-goodbye.html' title='SAYING GOODBYE...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-684899743713168909</id><published>2007-12-17T21:03:00.000-05:00</published><updated>2007-12-18T06:08:38.191-05:00</updated><title type='text'>CONTE DE NOEL</title><content type='html'>23 décembre 2000. Roland Tremblay enleva ses gants de chirurgien ainsi que sa blouse. Il signa le relevé opératoire, le compte-rendu pathologique et, lourdement, alla quérir le dossier, qui dormait sur la table de l'anesthésiste... Il se sentait fatigué. Vingt-cinq ans plus tôt, il était arrivé jeune et fringant à l'Hôtel-Dieu St-Vallier.&lt;br /&gt;-Le temps m'a rattrappé, pensait-il.&lt;br /&gt;Il rédigea ses ordonnances et se dit qu'il irait trouver sa femme à la maison. Ils allumeraient un feu de foyer, mangeraient un peu et se prépareraient à accueillir les enfants, qui, à Québec, Montréal et Sherbrooke, s'essayaient à voler de leurs propres ailes. Comme il revêtait ses habits de rue, une voix qu'il détesta grésilla dans le système sonore du vestiaire:&lt;br /&gt;-Le docteur Roland Tremblay est demandé urgemment dans la salle six!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roland Tremblay était le chef du service de chirurgie digestive de l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier, depuis plus de cinq ans alors. La dernière année avait été pénible. La Régie Régionale avait imposé une fusion des services chirurgicaux des hôpitaux de Jonquière et de Chicoutimi. Il s'était opposé à ce mariage qui lui rappelait la fable du Pot de Terre et du Pot de Fer... Il n'avait jamais pu divulguer publiquement les véritables motifs qui lui faisaient rejeter une telle union... Il avait dû affronter l'opprobre de l'opinion publique, les vociférations des syndicats jonquiérois et le mépris non-déguisé des apparatchiks de l'Hôpital de Jonquière. Il se sentait si fatigué...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il remit son habit vert, se rendit dans l'antichambre de la salle six, attacha son masque et se lava les mains, machinalement, consciencieusement, comme il l'avait fait les trente dernières années. La porte adjacente s'ouvrit tout doucement: Louise Brind'Amour, la responsable de la salle, vint lui susurrer:&lt;br /&gt;-Docteur Tremblay, c'est docteur Savard qui vous a fait venir. Il terminait une cholécystectomie laparoscopique, il avait l'air au-dessus de ses affaires, blaguait avec le personnel et... tout à coup, il se rendit compte qu'il avait sectionné le cholédoque.&lt;br /&gt;-Es-tu certaine de ça, Louise?&lt;br /&gt;-C'est ce que l'anesthésiste a vu sur l'écran, en tout cas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roland Tremblay se mit à blasphémer intérieurement&lt;br /&gt;-Encore un après-midi de congé de sauté, maudit cr.... de câ... de tabarn...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Savard était l'un de ces chirurgiens jonquiérois que Tremblay avait dû accepter contre son gré. S'était entraîné dans un hôpital universitaire de Montréal, où il avait pratiqué quelques mois. S'était ensuite exilé dans un bleb du Témiscaminque, où son séjour n'avait pas duré, pour des raisons jamais divulguées. Avait ensuite travaillé en Gaspésie, puis sur la Côte Nord et , finalement, avait abouti à Jonquière, où on le présentait comme le sauveur du bloc opératoire. Tremblay l'avait vu opérer un soir de novembre, quelques semaines auparavant: Savard était un maladroit, un intempestif, qui opérait comme une charrue John Deere. Il arrachait tout! Tremblay l'avait vu déchirer un uretère ce soir-là et lui avait enlevé les ciseaux des mains. L'haleine de Savard, ce soir-là, sentait le Bordeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bourde n'était pas qu'une bourde: c'était une réelle catastrophe. Tremblay se dit qu'il était bien vrai que la réalité dépasse la fiction. Savard avait sectionné le cholédoque tout près du duodénum, pensant qu'il avait affaire à un canal cystique bas implanté; puis il avait sectionné le canal hépatique commun tout près du hile hépatique, pour une raison indéterminable. Finalement, il avait mépris l'artère hépatique droite pour l'artère cystique et l'avait donc ligaturée à la bifurcation. Le foie n'était donc plus irrigué que par l'artère hépatique gauche... Il fallait pratiquer une anastomose jéjunohépatique haut située dans le hile... Tremblay ne se sentait pas la force d'entamer une chirurgie de quelques heures, d'autant plus qu'il ne l'avait jamais faite auparavant. Comment s'en sortir?  Il se déganta et invita Savard à le suivre au salon des chirurgiens. La conjoncture n'était point propice à l'engueulade, aussi se tut-il. La patiente n'avait pas quarante ans, mère de quatre enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C'est un tel accident chirurgical qui avait mis fin à la carrière politique du premier ministre britannique Anthony Eden, se rappela Tremblay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ecoute, Maurice,  je ne me sens pas la force d'entreprendre un tel chantier. D'autre part, mal faite, cette opération risque de briser la vie de cette madame et de cette famille. Deux options, à mon avis, se présentent: soit transférer la patiente à l'Hôpital St-Luc à Montréal, soit faire venir ici l'un des chirurgiens biliaires de cet hôpital. La deuxième option, Tremblay ne voulait pas y croire. Les chirurgiens des gros hôpitaux universitaires sont souvent des prima donna qui lèvent le nez sur les collègues de province. Quelques années auparavant, il avait avait invité un chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Montréal à venir pratiquer une surrénalectomie laparoscopique à Chicoutimi: il avait été éconduit prestement et s'était juré qu'on ne l'y reprendrait plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savard ne dit mot. Tremblay prit le téléphone, appela à St-Luc et demanda à parler à Antoine Guillemette, qu'il connaissait bien. Celui-ci répondit aussitôt. Tremblay lui expliqua. Guillemette avait tout compris:&lt;br /&gt;-Je me rends à Dorval tout de suite. Réserve-moi un siège sur le vol Montréal-Bagotville qui part à 16 heures!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tremblay savait ce qu'il lui fallait faire. Il appela aussitôt Phonsine Nadon de l'Agence de Voyages Tournesol, une "p'tite vite" qu'il connaissait bien. Aussitôt dit, aussitôt fait. Guillemette arriverait à Dorval, une place l'attendrait sur le vol 3268 d'Air Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 17hi5, Roland Tremblay vit sortir Antoine Guillemette de l'entrée principale de l'aéroport de Bagotville. Ironie du sort, Tremblay conduisait un minivan rouge, rouge comme Noël, pensait-il, et voilà mon père Noël! Il cueillit le chirurgien montréalais, le déposa devant l'Hôtel-Dieu St-Vallier, où Savard l'attendait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame Gabrielle Morin fut opérée par un artiste de fort calibre. Savard tenait les écarteurs et Roland Tremblay observait, succionnant de temps en temps. L'artère hépatique ne put être réparée; ils savaient cependant qu'une ligature d'une des deux artères hépatiques n'est pas léthale et est bien tolérée, habituellement, par les patients. L'anastomose hépaticojéjunale fut confectionnée parfaitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois heures plus tard, dans la vieille salle du restaurant Chez Georges, rue Racine, à Chicoutimi, les fêtards de Noël pouvaient observer un trio disparate et inhabituel. Certes, Roland Tremblay n'était pas un inconnu en ce lieu.&lt;br /&gt;-Qui sont ces deux étrangers qui mangent du filet mignon avec docteur Tremblay?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabrielle Morin, comme si rien n'était arrivé, se rétablit rapidement de son opération. On ne sut jamais si Maurice Savard lui avait expliqué ce qui s'était passé.  Les infirmières chuchotaient dans le couloir que madame Morin demandait pourquoi son opération avait duré si longtemps, pourquoi ne l'avait-on pas retournée à la maison le même jour, pourquoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 24 décembre au matin, un minivan rouge, rouge comme l'habit du Père Noël, se gara devant l'Hôtel Montagnais, boulevard Talbot. Il était six heures moins quart. Un quidam s'engouffra dans le minivan rouge, qui repartit sur-le-champ vers l'aéroport de Bagotville. Le même quidam embarqua sur le vol 3269 d'Air Canada Bagotville-Montréal/Dorval.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conducteur du minivan rouge reprit le chemin de Chicoutimi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-684899743713168909?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/684899743713168909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=684899743713168909' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/684899743713168909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/684899743713168909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/conte-de-noel.html' title='CONTE DE NOEL'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-2772558238164070282</id><published>2007-12-16T16:05:00.000-05:00</published><updated>2007-12-16T17:20:41.797-05:00</updated><title type='text'>SANTO DOMINGO III</title><content type='html'>Il y a de l'insolite dans l'air ce matin, jeudi...  Nous ne retournerons pas à Sosua en autobus!  Discussion avec Félix.  Il nous propose un tour de la ville nouvelle avec arrêt au Musée de l'Homme Dominicain, puis un autre petit tour de ville qui se terminera à l'Aeropuerto Isabela...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La minivan embarque donc sur le Malecon, grand boulevard qui serpente le long de la mer des Caraïbes en direction de l'ouest, vers Haiti.  Fort pittoresque, le Malecon.  Félix me signale que "Malecon" veut aussi dire "gai" en espagnol.  Il nous amène à l'endroit où le dictateur Trujillo fut assassiné: un monument d'aspect sinistre y a été érigé.  Heureusement, le soleil et la mer nous font oublier la morbidité du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MUSEE DE L'HOMME&lt;/strong&gt;.  Selon le Routard, c'est "le" musée à visiter à Santo Domingo.  Nous y voici donc.  Le premier étage est en réparation.  Le deuxième sert à l'administration.  Ce sont les troisième et quatrième étages qui importent.  Les Indiens Taina occupaient l'île à l'arrivée des Conquistadores.  Ils se trouvaient aussi à Cuba et à Porto Rico.  Ils étaient plus de 60,000.  Les Espagnols voulurent les "domestiquer" et les employer à rechercher de l'or.  Les indiens étaient rébarbatifs; plusieurs s'enfuirent, plusieurs furent tués, plusieurs succombèrent aux maladies apportées par les Conquistadores.  Au bout du compte, vingt-cinq ans après la conquête, les Taina étaient disparus!  Leur langage aussi!  Plusieurs vocables Taina sont encore utilisés aujourd'hui: &lt;strong&gt;MAÏS, TIBURON, TABACO&lt;/strong&gt;.  C'est, en gros, ce que j'ai retenu de ma visite au Musée de l'Homme.  Il y a, devant le musée, une statue représentant le moine De Las Callas, qui, apparemment, aurait été un grand défenseur des Indiens Taina.  Suis ressorti triste de ce musée.  Car il y a eu à proprement parler un &lt;strong&gt;GENOCIDE&lt;/strong&gt; en Hispanola.  J'y ai lu que Christophe Colomb était obnubilé par la recherche de l'ELDORADO et fort peu concerné par le sort des Indiens.  On rapporte que ceux-ci étaient pacifiques, peu agressifs, et que c'est ce qui a entraîné leur diaparition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PALAIS PRESIDENTIEL&lt;/strong&gt;.  De toute beauté.  Très bien entretenu.  La plus belle architecture de toute la République Dominicaine, selon Félix, qui nous montre en outre le quartier des ambassades et des immeubles ministériels.  On s'y crorait en Floride ou en Espagne, si nous n'avions pas noté les bidonvilles qui ceinturent le coeur de Santo Domingo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AEROPUERTO LA ISABELA&lt;/strong&gt;.  B., dès le premier jour, soulignant la longueur du trajet en autobus, avait émis l'hypothèse d'un retour de type "aérien".  &lt;strong&gt;"IL NE FAUT PAS REFUSER L'INSOLITE QUAND IL SE PRESENTE&lt;/strong&gt;",  c'est d'Agatha Christie.  Nous voilà donc, dès mardi après-midi, en train de négocier un retour en avion!  La compagnie intérieure dominicaine se nomme &lt;strong&gt;CARIBAIR&lt;/strong&gt;.  Elle vole à partir d'un petit aéroport privé au nord-est de SD.  C'est donc là que Félix nous dépose.  On nous traite en jet-setters dès notre arrivée. Un miniautobus nous amène à l'appareil, un Cessna à deux moteurs, 6 ou 7 places.  Décollage aussitôt.  Vol sans histoire, par un beau soleil.  Atterrissage à Puerto Plata et sortie "incognito" sur le stationnement où nous attend Olivier.  A 15 heures nous débarquons à Marysol, ultrafiers de notre décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;POSTMORTEM:&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;1.  L'Hôtel Frances est magnifiquement et stratégiquement situé.  C'est là qu'il faut aller.  Style colonial, petit, peu dispendieux.  L'accueil est impeccable.&lt;br /&gt;2.  Il faut visiter l'Alcazar.&lt;br /&gt;3.  Vous serez déçu par le Faro de Colon, mais il est quasiment incontournable.  Surtout, il ne faut pas comparer avec d'autres pays.&lt;br /&gt;4.  Le Routard a raison quand il écrit que le Musée de l'Homme Dominicain est le meilleur musée de SD.&lt;br /&gt;5.  Il faut marcher l'avenue Conde: elle est la Rambla de SD.&lt;br /&gt;6.  Los Tres Ojos ne peut être comparé au cap Trinité, c'est vrai.  Mais je ne regrette pas d'y être allé.  Conseillé par le Routard, en passant.&lt;br /&gt;7.  Il y eut un génocide à Hispanola.  Sous l'égide de Colomb et des Conquistadores.  Je me suis demandé, voyant les richesses du vieux Madrid, comment les Espagnols avaient pu amasser tout ça.  Je le sais maintenant: ils ont vidé les Caraïbes, le Mexique, l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud. Sans oublier le rôle de l'Eglise...&lt;br /&gt;8.  "Christophe Colomb fut le premier socialiste: il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait et il faisait tout ça aux frais du contribuable."  Winston Churchill&lt;br /&gt;9.  Le Routard, dérisoirement, de Christophe Colomb: &lt;strong&gt;"Totophe l'Ubiquiste" &lt;/strong&gt;-allusion au fait qu'il semble enterré dans 5 ou 6 villes d'Europe et du Nouveau-Monde.&lt;br /&gt;10.  Le trajet Sosua-Santo Domingo, en autobus, est vraiment long.  Peu pittoresque, par surcroît.&lt;br /&gt;11.  Visiter Santo Domingo avec un Taxista Turistico: peu dispendieux, ils ont suivi des cours et nous montrent une "tarjeta" le confirmant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HASTA LA PROXIMA!  DELHORNO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-2772558238164070282?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/2772558238164070282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=2772558238164070282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2772558238164070282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/2772558238164070282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/santo-domingo-iii.html' title='SANTO DOMINGO III'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1258598795801018584</id><published>2007-12-16T01:57:00.000-05:00</published><updated>2007-12-16T02:44:40.338-05:00</updated><title type='text'>SANTO DOMINGO (SUITE)</title><content type='html'>Mercredi matin.  Lever et déjeuner "regular",  comme dirait notre voisin Buruka.  Jasette avec le commis de faction...  Ils ont à leur service un "Taxista turistico", Félix.  Nous convenons avec lui d'aller visiter le "Faro" et "Los Tres Ojos".  Départ vers 9h. dans un minivan un peu défraîchi, mais tout à fait confortable, ma foi.  Nous traversons la fameuse rivière vers l'est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;strong&gt;FARO&lt;/strong&gt;  est sis sur une esplanade, de laquelle nous avons vue sur la mer des Caraïbes, direction sud.  On l'a érigé en hommage à Christophe Colomb, pour avoir découvert l'Amérique.  L'ensemble architectural n'est pas très spectaculaire ni très beau, à vrai dire.  Surtout si l'on compare...  Cependant, pour la République Dominicaine, ça me semble un bel effort.  Un vingtaine de pays ont participé.  Rappel historique.  Le Pape, à cette époque, autorisait les expéditions de découverte!  Presque tous les documents exposés sont des photocopies d'originaux à qui on n'a pas permis la traversée de l'Atlantique...  La prestation canadienne est fort humble.  Au point que nous en avons un peu honte.  Le plus bel effort?  Cuba.  Ils exposent une longue pirogue Taina -près de trente pieds- obtenue d'un tronc d'arbre.  Semble d'époque.  Visite faite "à la sombrette", car il n'y a pas d'électricité ce matin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Félix nous amène ensuite voir LOS TRES OJOS (les Trois Yeux).  Il s'agit de trois lacs souterrains.  L'un d'entre eux communique avec la mer.  L'autre est teinté en vert.  J'en ressors avec des appui-livre!  Fr. aussi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avenue Conde est l'artère commerciale de la vieille ville.  Piétonnière.  C'est là que nous dinons.  Nous la parcourons ensuite, histoire de prendre le pouls des lieux.  Ce n'est pas la Rambla de Barcelone!  Pas très loin, sur une avenue parallèle, découverte d'un petit atelier de figurines en porcelaine.  Se nomme ELISA.  Fr. tombe en amour avec une figurine représentant une femme allaitant un bébé.  Déjà vendue...  Ils en ont fabriqué 125 et les ont tout vendues.  Les artistes sont à l'oeuvre, fort sympathiques, fort habiles.  Ca me rappelle une visite faite chez Lladro, à Valence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatigue, fatigue. Sieste au &lt;strong&gt;FRANCES&lt;/strong&gt;.  Nous souperons ce soir au Hard Rock Cafe, tout juste en face du Parque Colon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te reviens demain, Gibus. &lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1258598795801018584?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1258598795801018584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1258598795801018584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1258598795801018584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1258598795801018584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/santo-domingo-suite.html' title='SANTO DOMINGO (SUITE)'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1849771735359246829</id><published>2007-12-15T02:59:00.000-05:00</published><updated>2007-12-15T03:37:02.906-05:00</updated><title type='text'>SANTO DOMINGO</title><content type='html'>Nous y serons allés... Première ville des Amériques, selon les standards des colonisateurs, évidemment. Car, ne pas l'oublier, on y vivait déjà, avant l'arrivée des Conquistadores. Les Indiens Taina.&lt;br /&gt;Départ, donc, à 6h30 du matin, de Sosua, plus précisément de Los Charamicos. Autobus ultramoderne de Caribe Tours. L'air est "maximalement" conditionné! On y gèle! Arrêt à Santiago. Entrée à SD vers 11h30. Taxi jusqu'à l'Hôtel Frances, stratégiquement situé, en plein coeur de la vieille ville. Nous entamons aussitôt une visite pédestre des alentours, car nos chambres ne sont pas encore prêtes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1. Alcazar. &lt;/strong&gt;Tout y est d'époque. Ce dont je me souviendrai? L'emplacement stratégique dans l'estuaire de cette rivière dont j'oublie le nom. Encore? Les bancs aux fenêtres, qui permettent de se rafraîchir!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. Musée maritime.&lt;/strong&gt; Fermé en raison de travaux. Classé dans le chapitre des occasions ratées.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3. Ruines de San Francisco&lt;/strong&gt;. Premier monastère d'Amérique. Ruines semblables à celles que j'ai visitées à Antigua de Guatémala.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4. Vieil Hôtel de Ville&lt;/strong&gt;. Tout blanc. Près du Parque Colon, sur Conde.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;5. Cathédrale Santa Maria de l'Incarnation&lt;/strong&gt;. Jouxte le Parque Colon. Y sommes entrés. Nous avons tellement visité de vieilles cathédrales ces dernières années, que j'en ressors un peut désabusé. En reparlerons un peu plus loin.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;6. Parque Colon.&lt;/strong&gt; Coeur de la vieille ville. Aussi vieux qu'icelle. Dieu que je m'y sens bien&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;7. Zumo de naranja&lt;/strong&gt;. Sous un arbre centenaire qui borde le Parque. Je demande au serveur le nom de cet arbre: "Alamo africano", me répond-il, "vieux de plus de cent ans". J'ouvre mon dictionnaire... Alamo, c'est un peuplier! Ses feuilles sont bien celles des peupliers de chez nous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous irons souper ce soir-là au restaurant &lt;strong&gt;La Briciola&lt;/strong&gt;, sur &lt;strong&gt;Arzobispo Merino&lt;/strong&gt;. Restaurant italien recommandé par Le Routard et Annie. C'est un enchantement. "Comida" haut-de-gamme. Les tables sont éparpillées dans un préau orné de fleurs et de lumières. Il ne pleuvra pas de tout le souper. Fr. n'oubliera jamais sa salade César et Bé. son pianiste... Moi, c'est le dessert qui me restera! Fraises et crème glacée. Ça semble banal, je le sais, mais je n'en ai jamais mangé de meilleur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à pied à l'hôtel. Nous sommes vannés. Nuit sans histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous reviens demain pour la suite! Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1849771735359246829?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1849771735359246829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1849771735359246829' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1849771735359246829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1849771735359246829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/12/santo-domingo.html' title='SANTO DOMINGO'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4047461040002314749</id><published>2007-10-29T15:26:00.000-04:00</published><updated>2007-10-29T15:58:26.651-04:00</updated><title type='text'>PANNE D'INSPIRATION</title><content type='html'>Je ne suis pas à court d'idées précisément.  J'aimerais disserter sur Mario Dumont, la girouette nationale, sur madame Marois et son projet de loi, sur tous les cons que j'ai croisés depuis trent-cinq ans, sur les erratiques que j'ai connus, sur mes bons coups, sur mes mauvais coups, mes humiliations, mes envols.  J'en aurais trop à dire pour ce petit cadre.  En effet, comme au soccer, il me faut "cadrer" mon lancer.  Laisse-moi donc, cher McPhee, te présenter quelques bijoux que j'aurais bien aimé avoir trouvés moi-même:&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1.  LES PERLES BLANCHES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SUR MES MANCHES TOMBEES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;QUAND LE COEUR ENCORE PLEIN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NOUS NOUS QUITTAMES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;JE LES EMPORTE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;COMME UN SOUVENIR DE VOUS.  Kokinshu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2.  L'INTELLIGENCE: "CE N'EST PAS UN DON SACRE, C'EST LA SEULE ARME DES PRIMATES."  Muriel Barbery&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3.  NOUS SOMMES TOUS DANS LE CANIVEAU, MAIS CERTAINS D'ENTRE NOUS REGARDENT LES ETOILES.  Oscar Wilde&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4.  LES OIES FONT SUREMENT MOINS DE SOTTISES QU'ON N'EN ECRIT AVEC LEURS PLUMES.  Talleyrand&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;5.  DE TEMPS EN TEMPS LES HOMMES TOMBENT SUR LA VERITE; LA PLUPART SE RELEVENT COMME SI RIEN N'ETAIT.  Winston Churchil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Salut McPh!  Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4047461040002314749?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4047461040002314749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4047461040002314749' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4047461040002314749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4047461040002314749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/panne-dinspiration.html' title='PANNE D&apos;INSPIRATION'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-16457531361802604</id><published>2007-10-27T05:54:00.000-04:00</published><updated>2007-10-27T07:15:26.986-04:00</updated><title type='text'>DERNIERE ESCALE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est, mon cher Gibus, le titre du dernier volet des mémoires de Jean-Paul Desbiens, alias Frère Pierre-Jérôme, alias Frère Untel. Il est décédé le dimanche 23 juillet 2006. A l'hôpital Laval. Allait avoir 80 ans. D'un cancer du poumon. Gros fumeur. On l'avait "décompté" -il n'avait pas 30 ans-tuberculose pulmonaire. Dernières années misérables: MPOC, hernies discales lombaires, mal partout.&lt;br /&gt;J'en parle d'abondance, car il fut l'une de mes idoles. Tout ça commença avec "Les Insolences". Mon père lisait "Le Devoir". Je l'ai toujours admiré pour ça, en passant, car il était à peu près inculte... Il me présenta Untel par ses lettres au journal. Début des années 60. Le livre entra dans notre maison dès sa parution. Et je rejoue encore dans ma tête l'interview à Radio-Canada. On le perdit de vue par la suite: études en Europe, Ministère de l'Education. Avait enseigné à Chicoutimi, en passant!&lt;br /&gt;Je le retrouvai à La Presse, à une époque où j'étais trop occupé pour y mettre du temps.&lt;br /&gt;Curieusement, à chaque fois que je partais en vacances, Untel venait d'achever un pan de ses Mémoires! J'achetais donc le livre et je le lisais sur les plages des Caraïbes. Je crois avoir tout lu ou presque de ce qu'il a écrit depuis 20-25 ans.&lt;br /&gt;Tu ne seras donc pas étonné, Gibus, que j'aie adressé un petit mot au Quotidien au lendemain de son décès.&lt;br /&gt;Jean-Paul Desbiens aura été, à mon sens, un des grands intellectuels québecois. Gros jugement, culture inégalée. Pragmatisme, aussi. Écrivait bien, "à la hache". Catholique convaincu, il va sans dire. Amour des mots, de notre langue. Un gars de chez nous, finalement. Je te retranscris quelques-uns des "bons" passages qu'il m'a légués dans DERNIERE ESCALE.&lt;br /&gt;1. La plupart des choses du monde se font par elles-mêmes. Montaigne.&lt;br /&gt;2. Le plus difficile, le vrai test, c'est de se retirer avec grâce, avec &lt;em&gt;&lt;strong&gt;désinvolture, &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;puisque c'est le mot qui convient. Untel&lt;br /&gt;3. C'est au moment où l'on saurait vivre que l'on meurt. Bergson&lt;br /&gt;4. On se lasse de tout, sauf de comprendre. Untel&lt;br /&gt;5. J'irais au bout du monde pour un bout de conversation. B. D'Aurevilly&lt;br /&gt;6. Viser bas, ce n'est pas viser juste. Untel&lt;br /&gt;7. On a le droit de tout penser. Tout dire, c'est autre chose. Philippe Bilger&lt;br /&gt;8. Il ne suffit pas d'être pauvre pour avoir raison. Untel&lt;br /&gt;9. La justice n'est ni la vengeance, ni l'égalité. Thibon&lt;br /&gt;10. Yanqui go home and take me with you. Graffitis en Colombie.&lt;br /&gt;11. Tais-toi, ou dis quelque chose de meilleur que le silence. Pythagore&lt;br /&gt;12. Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume d'Orange, dit le Taciturne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà! Delhorno&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-16457531361802604?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/16457531361802604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=16457531361802604' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/16457531361802604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/16457531361802604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/derniere-escale.html' title='DERNIERE ESCALE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3067097441042107330</id><published>2007-10-22T19:22:00.000-04:00</published><updated>2007-10-22T19:43:59.103-04:00</updated><title type='text'>L'AMERIQUE FRANÇAISE</title><content type='html'>Mon ami Sarrazin, encore une fois, a piqué ma curiosité.  J'ai visité le site des Archives du Petit Séminaire de Québec.  On y trouve beaucoup de choses...  Mais je n'ai pas manqué de noter que l'Évêque de Québec. avant 1700, avait envoyé des missionnaires dans une bourgade du Kentucky ou du Missouri pour évangéliser.  Le village était sis sur les rives du Mississipi et longtemps il fut un incontournable dans la région.  Aussitôt mon "rétrospectroscope" s'est mis à cogiter, et je n'ai pu l'empêcher!&lt;br /&gt;J'ai vécu au Minnesota, à Minneapolis, en 1972 et 1973.  J'y étudiais, mon cher Gibus!  Mais je n'ai jamais oublié que j'habitais le Hennepin County (en souvenir du Père Hennepin, un missionnaire français), qu'il y avait une rue Jolliet et une avenue Marquette, deux noms de chez nous, que tu devrais connaître...&lt;br /&gt;Plusieurs années plus tard, j'ai acheté un livre d'un journaliste de La Presse en poste aux États-Unis qui traitait de la découverte de l'Orégon par l'armée américaine.  Le détachement suivit la rivière Missouri pour ensuite déboucher sur la tête du fleuve Columbia.  Savez-vous qui guidait l'officier américain?  Un coureur des bois canadien-français dont j'oublie le nom et qui connaissait toutes les tribus indiennes des environs ainsi que le cours du Missouri.&lt;br /&gt;Il y a tant d'autres détails qu'il faut savoir...&lt;br /&gt;Le drame de Félix-Antoine Savard "La Dalle des Morts" relate incidemment un voyage d'un coureur de bois dans le nord-ouest américain.  Tout le monde a oublié cette pièce!  Moi, il me reste en mémoire ces mots du Huard: "Les petits canadiens français ont besoin d'entendre dire que ce continent fut d'abord et avant tout français et que leurs ancêtres, avec des moyens dérisoires, y ont bâti un empire qui a peu d'équivalent dans le monde moderne." Inutile de te dire, Gibus, que je tressaille quand j'entends Menaud (deuxième surnom de monseigneur Savard) marteler ces mots dans mon souvenir.&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3067097441042107330?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3067097441042107330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3067097441042107330' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3067097441042107330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3067097441042107330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/lamerique-franaise.html' title='L&apos;AMERIQUE FRANÇAISE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4425190401870267576</id><published>2007-10-19T14:29:00.000-04:00</published><updated>2007-10-19T15:11:08.177-04:00</updated><title type='text'>AU PAYS DU CHIAC</title><content type='html'>Je suis au fond de la baie des Chaleurs, pas très loin de l'endroit où la bataille de la Re(i)stigouche a eu lieu. On m'a raconté que les trois bateaux français -l'un s'appelait le Bienfaisant- jouaient au chat et à la souris avec les frégates anglaises, beaucoup mieux armées, mais aussi avec un plus fort tirant d'eau. Les vaisseaux français purent ainsi s'avancer davantage dans l'estuaire de la Restigouche... Mais leur parvint alors la nouvelle de la défaite de Montréal, et ils se sabordèrent. Les vestiges des vaisseaux furent retrouvés et sont exposés au musée de Listiguj, laquelle est aussi une réserve indienne (MicMacs).&lt;br /&gt;On penserait que c'est un pays anglais et c'est tout le contraire qu'on rencontre. Les Acadiens ne semblent pas parler français, ils vous saluent, vous servent en anglais, et tout à coup, quand ils s'aperçoivent qu'ils s'adressent à des semblables, ils vous sortent leur trésor, comme d'une huître: le CHIAC. Le CHIAC, c'est d'abord un accent, puis un mélange de vieux français, d'anglais et de français moderne. Ils routent les "R", et chantent en parlant. Ils ajoutent à tout cela, une simplicité, une bonhommie qui vous mettent à l'aise tout de suite.&lt;br /&gt;Plusieurs acadiens se sont anglicisés... Rosie Lapointe me demanda de lui parler en anglais: je fis tout un saut! Ne parler qu'anglais avec un tel nom... Je me suis abstenu de juger... Plus jeune, j'aurais sans doute méprisé. Puis, je me suis dit que le prix de la survie, c'est le CHIAC pour un grand nombre, l'anglicisation pour le restant.&lt;br /&gt;On me dit que le nord du Nouveau-Brunswick est en train de se franciser! Que les anglophones tendent à migrer vers le sud, vers Fredericton et Saint-Jean. L'Hôpital de Campbellton, c'est un hôpital bilingue, oui, mais tout s'y passe en français, et c'est rempli de médecins québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes trouvailles de ce séjour?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. "Le plus difficile, le vrai test, c'est de se retirer avec grâce, avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;désinvolture, &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;puisque c'est le mot qui convient." Frère Untel&lt;br /&gt;2. "Toute vérité peut être dite hautement pourvu que la discrétion tempère lediscours et que la charité l'anime." Bossuet&lt;br /&gt;3. "C'est au moment où l'on saurait vivre que l'on meurt."  Bergson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4425190401870267576?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4425190401870267576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4425190401870267576' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4425190401870267576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4425190401870267576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/au-pays-du-chiac.html' title='AU PAYS DU CHIAC'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5985712266873559804</id><published>2007-10-08T19:14:00.000-04:00</published><updated>2007-10-08T19:57:48.188-04:00</updated><title type='text'>LA NECROLOGIE DU FIGARO</title><content type='html'>Je ne te parle pas, McPherson, du Figaro de Beaumarchais, celui qui a déclaré: &lt;strong&gt;"SANS LA&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;LIBERTE DE BLAMER, IL N'EST POINT D'ELOGE FLATTEUR".&lt;/strong&gt; Il s'agit du journal! Le journal, il faut bien le dire, tire cependant son nom de l'illustre barbier de Séville et sa page frontispice inclut quotidiennement la célèbre tirade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai découvert &lt;strong&gt;Le Figaro&lt;/strong&gt; par hasard, un matin de juillet, à Alicante en Espagne. J'avais ce matin-là la nostalgie du français, pour ne pas dire une fringale de français... Arrive un kiosque à journaux et ne vois-je pas... La tirade fameuse du barbier attire tout de suite mon attention: j'achète le journal que je lirai face à la mer chaudement installé sur un banc de la marina. C'est ainsi que naquit notre amitié, Le Figaro et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour en arriver à mon propos, McPhee! Il te faudra jeter un oeil sur la page nécrologique du Figaro. Ils ont une manière raffinée d'annoncer les décès:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Madame Bernadette Toulemonde et ses enfants Georges, Denise et Jean-Pierre ont la tristesse de vous annoncer le décès de monsieur Gabriel Brind'amour... Vient ensuite fréquemment une courte biographie: Il commanda la Légion Etrangère à Dien Bien Phu etc... A plusieurs reprises, j'ai noté que la famille ajoute une phrase, un quatrain, une tirade qui furent, pour ainsi dire, la marque de commerce du défunt. En voici deux que j'ai retranscrites:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;IL DEPEND DE CELUI QUI PASSE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;QUE JE SOIS TOMBE OU TRESOR,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;QUE JE PARLE OU ME TAISE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AMI, CELA NE TIENT QU'A TOI.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N'ENTRE PAS ICI SANS DESIR&lt;/strong&gt;. Paul Valery&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ET SI UN DERNIER FEU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DANS LE SOIR TE DECORE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PLUTOT QUE DE DIRE ADIEU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DIS-LUI MERCI ENCORE. &lt;/strong&gt;Jacques Davignon (il avait été poète)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais le sentiment, en lisant la page nécrologique du Figaro, que ceux qui ont la chance de décéder dans cette page meurent autrement! Qu'ils meurent pour ainsi dire "en première classe".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5985712266873559804?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5985712266873559804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5985712266873559804' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5985712266873559804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5985712266873559804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/la-necrologie-du-figaro.html' title='LA NECROLOGIE DU FIGARO'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-7976539553512455157</id><published>2007-10-04T19:58:00.000-04:00</published><updated>2007-10-04T20:19:22.656-04:00</updated><title type='text'>DE MON AMI VICTOR...</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;strong&gt;Un jour, je vis passer une femme inconnue.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cette femme semblait descendre de la nue;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle avait sur le dos des ailes, et du miel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur sa bouche entr'ouverte, et dans ses yeux le ciel.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A des voyageurs las, à des errants sans nombre,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle montrait du doigt une route dans l'ombre,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et semblait dire: On peut se tromper de chemin.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son regard faisait grâce à tout le genre humain;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle était radieuse et douce; et, derrière elle,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des monstres attendris venaient, baisant son aile,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des lions graciés, des tigres repentants,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nemrod sauvé, Néron en pleurs; et par instants,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A force d'être bonne elle paraissait folle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et, tombant à genoux, sans dire une parole, &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je l'adorai, croyant deviner qui c'était.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais elle, -devant l'ange en vain l'homme se tait-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vit ma pensée, et dit: Faut-il qu'on t'avertisse?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu me crois la pitié; fils, je suis la Justice.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hugo.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno    &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-7976539553512455157?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/7976539553512455157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=7976539553512455157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7976539553512455157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7976539553512455157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/de-mon-ami-victor.html' title='DE MON AMI VICTOR...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4844313289100264905</id><published>2007-10-03T21:56:00.000-04:00</published><updated>2007-10-03T22:29:37.384-04:00</updated><title type='text'>HAS-BEEN</title><content type='html'>Caillé et Garon penchent donc vers l'ADQ.&lt;br /&gt;Une vénérable ex-ministre péquiste -Harel- a ainsi commenté:&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;DES&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;HAS-BEEN!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Elle s'est aussitôt sauvée, s'évertuant à cacher dans la fuite un sourire méprisant.&lt;br /&gt;A été obligée de s'excuser aujourd'hui, du bout des lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois me confesser, Gibus.  J'ai moi-même pensé, quand j'ai vu, à la télé, les binettes sexagénaires des deux néo-adéquistes:&lt;br /&gt;-Bon Dieu de Sorel!  Que vont-ils faire là?  Ils n'ont plus rien à dire.  On leur a donné leur chance il y a quelques années, et ils se sont fourvoyés.  Que ne restent-ils chez eux à placer leurs tasses à café dans le lave-vaisselle?  Ne le savent-ils pas que nous les avons assez vus?  Ils doivent avoir besoin d'argent...  Anxieux, comme tant d'autres, de conter leur petite histoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je me suis ravisé.  J'ai le même âge que ces deux gars-là...  Ségrégation en raison de l'âge chronologique...  Atteinte aux droits de la personne...  Attaque "ad hominem"...  Irrespect de la liberté...  Et je me suis tu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas mécontent cependant de voir une grosse pointure péquiste perdre les pédales!  Il y a donc plus que quelques Delhorno dans la cohorte des intempestifs...  Louise Harel n'est elle-même pas très loin d'être une &lt;strong&gt;HAS-BEEN...  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est alors que m'est revenue en mémoire cette petite phrase du temps du Petit Séminaire, phrase dont j'ai oublié l'auteur:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"ON N'EST POINT UN HOMME SUPÉRIEUR PARCE QU'ON ENVISAGE LE MONDE SOUS UN JOUR ODIEUX." &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;delhorno  &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4844313289100264905?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4844313289100264905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4844313289100264905' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4844313289100264905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4844313289100264905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/has-been.html' title='HAS-BEEN'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8010213192685813989</id><published>2007-10-01T19:37:00.000-04:00</published><updated>2007-10-01T20:07:25.293-04:00</updated><title type='text'>L'ETRE LE PLUS EXTRAORDINAIRE QUE J'AI CONNU</title><content type='html'>Te souviens-tu, McPherson, te souviens-tu Gibus, de cette chronique du Sélection du Reader's Digest que nous lisions dans notre jeunesse? &lt;strong&gt;"L'être le plus extraordinaire que j'ai connu"&lt;/strong&gt;? Pourquoi arrivé-je avec cette réminiscence ce soir?  Parce que...&lt;br /&gt;Vous souvenez-vous de "L'homme qui plantait des arbres"? Oui, c'est le documentaire du gars de l'Office National du Film dont j'ai oublié le nom. Vous savez, celui qui porte une paire de lunettes spéciale? Celui qui est borgne, ou presque, d'un accident?&lt;br /&gt;Oui, son documentaire était excellent. Mais ce n'est pas mon sujet...&lt;br /&gt;Le Sélection-France organisa un concours littéraire intitulé "L'être le plus extraordinaire que j'ai connu". Beaucoup participèrent. Le gagnant fut un certain Jean Giono. Son texte s'intitulait: "L'homme qui plantait des arbres". Fort impressionné lors de ma lecture, j'ai conservé dans un de mes livres de souvenirs ce passage:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certain qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Intéressant, n'est-ce pas? En avons-nous tant connu de ces personnages que nous pouvons définir exactement par ce paragraphe? Moi, j'en ai connu quelques-uns... Mais là n'est pas mon propos! Les Français cherchèrent longtemps ce vieillard caché dans un hospice de Haute-Provence qui avait revitalisé toute une région des Alpes Maritimes en plantant des glands de chêne. Ils ne le trouvèrent jamais... Pour cause! Le vieillard n'avait jamais existé, que dans l'imagination de Giono! Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8010213192685813989?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8010213192685813989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8010213192685813989' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8010213192685813989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8010213192685813989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/10/letre-le-plus-extraordinaire-que-jai.html' title='L&apos;ETRE LE PLUS EXTRAORDINAIRE QUE J&apos;AI CONNU'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5803390506712314299</id><published>2007-09-30T22:30:00.000-04:00</published><updated>2007-09-30T23:01:20.876-04:00</updated><title type='text'>WOUNDED KNEE</title><content type='html'>"Enterre mon coeur à Wounded Knee." C'est le titre du film. Excellent. Je l'ai vu ce soir. A gagné des prix à Hollywood. Oeuvre d'un Québécois, Simoneau. Les Indiens des Amériques n'ont pas eu ça facile... Les Espagnols, les Anglais, les Français, les maladies, l'alcool... sans compter l'humiliation.&lt;br /&gt;Wounded Knee... Quel beau nom! N'est-ce pas tout près de là que s'est écrasé le Learjet du golfeur américain dont j'oublie le nom?&lt;br /&gt;Quand je pense à Wounded Knee, je n'oublie pas le massacre, mais je pense aussi à Louis Riel, et quand je pense à Louis Riel, il me revient en mémoire un court poème qui me parvint de Winnipeg, il y a de ça plusieurs étés, et que je n'ai jamais oublié:&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;QUAND LES CLOCHES DU SOIR&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DANS LEUR TENDRE VOLÉE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;FERONT DESCENDRE L'AIR&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AU FOND DE LA VALLÉE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;QUAND TU N'AURAS &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NI D'AMI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NI D'AMOUR PRÈS DE TOI&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PENSE A MOI. Louis Riel &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5803390506712314299?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5803390506712314299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5803390506712314299' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5803390506712314299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5803390506712314299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/wounded-knee.html' title='WOUNDED KNEE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-424881812246315026</id><published>2007-09-28T21:09:00.000-04:00</published><updated>2007-09-28T21:27:36.880-04:00</updated><title type='text'>L'ACCENT</title><content type='html'>Reçu aujourd'hui: "Il est vraiment du Saguenay celui-là...  qui pense que c'est le Montréalais qui a un accent!"&lt;br /&gt;Ca m'a rappelé qu'en 1974, fraîchement débarqué à Montréal pour étudier, le chef de mon département avait transmis à la cantonade que &lt;em&gt;&lt;strong&gt;"Delhorno parle cowboy pas mal".&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'en avais été froissé un peu, ce qui explique que je ne l'aie jamais oublié.  Plus tard, beaucoup plus tard, à Bordeaux, on m'exhiba quasi comme une bête de cirque: "il parle comme nous parlions en France au XVIIe siècle!"  En Tunisie, il y a de ça peu d'années: nous sommes à dos de dromadaire, tous parlant français!  Le tunisien qui nous accompagne me pointe du doigt et demande à ma voisine: "Quelle langue parle-t-il celui-là? Je propose un autre point de vue sur l'accent:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LORSQUE LOIN DU PAYS LE COEUR GROS ON S'ENFUIT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'ACCENT, MAIS C'EST UN PEU LE PAYS QUI VOUS SUIT.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MON ACCENT, IL FAUDRAIT L'ECOUTER A GENOUX!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'EST UN PEU CET ACCENT, INVISIBLE BAGAGE,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LE PARLER DE CHEZ SOI QU,ON EMPORTE EN VOYAGE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AVOIR L'ACCENT, ENFIN, C'EST CHAQUE FOIS QUE L'ON CAUSE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PARLER DE SON PAYS...   EN PARLANT D'AUTRE CHOSE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NE PAS AVOIR D'ACCENT, POUR NOUS, C'EST D'EN AVOIR!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miguel Zamucol&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà!  Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-424881812246315026?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/424881812246315026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=424881812246315026' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/424881812246315026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/424881812246315026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/laccent.html' title='L&apos;ACCENT'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3495393468195135722</id><published>2007-09-26T22:51:00.000-04:00</published><updated>2007-09-26T23:11:07.167-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gab'/><title type='text'>DESEO...</title><content type='html'>"...una nueva y arrasadora utopia de la vida donde nadie pueda decidir por otros hasta la forma de morir, donde de veras sea cierto el amor y sea posible la felicidad y donde las estirpes condenadas a cien anos de soledad tengan por fin y para siempre una segunda oportunidad sobre la tierra."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin-là, je décidai de prendre le train Alicante-Denia.  Parcours pittoresque, s'il en est un, car il côtoie la Méditerranée.  Mais là n'est pas mon sujet...  Ce qui fait l'attrait majeur de Denia, ce sont les ferries qui desservent les Baléares.  Sorti de la gare, je m'en fus vers les quais où, à mon insu, un spectacle formidable s'était mis en branle.  Un gigantesque géant blanc avalait gloutonnement des centaines de véhicules-moteurs.  Sur le flanc de ce géant blanc étaient peintes les lettres suivantes: &lt;strong&gt;GABRIEL GARCIA MARQUES.&lt;/strong&gt;  Je flânai longuement sur le port, me demandant bien qui était ce Marques.  C'est au retour à Alicante que la lumière fut.  Dans mes notes de cours, il y avait un chapitre sur ce prix Nobel de littérature qui n'avait pas croisé ma route avant cet été-là.  Ce que j'ai écrit en espagnol ci-haut, c'est une partie du discours de Marques à Stockholm, quand il reçut le prix.  Je dédie ce court texte à quelqu'un qui jadis chercha un décocheur verticalement plutôt qu'horizontalement.  Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3495393468195135722?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3495393468195135722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3495393468195135722' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3495393468195135722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3495393468195135722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/deseo.html' title='DESEO...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-7663207413508498477</id><published>2007-09-25T21:34:00.000-04:00</published><updated>2007-09-25T22:18:03.081-04:00</updated><title type='text'>25 SEPTEMBRE</title><content type='html'>C'était en 1970. Un vendredi soir. Nous n'avions pas un sou. Mais assez de fric pour aller à Montego Bay. Le curé Boily nous a mariés.  Emporté peu après par un cancer gastrique.  Nos parents vivaient encore. Une fort petite noce, le strict minimum. Banquet au Saguenay Inn, qui n'existe plus aujourd'hui. Avion le lendemain, pour Montréal et la Jamaïque. Huguette Desbiens-Desmeules jouait de l'orgue. Un saxophoniste aussi. Ils jouèrent IN THE MOOD, I LEFT MY HEART IN SAN FRANCISCO...&lt;br /&gt;Fr. a tout oublié!&lt;br /&gt;Pas de limousine. Moi, le marié, je conduisais ma petite Datsun jaune-orange.&lt;br /&gt;Le plus beau voyage de ma vie, quand même. Je me souviens d'en être revenu reposé comme jamais je n'avais ressenti depuis des années... Retour à la Baie sans un sou dans nos poches...&lt;br /&gt;Nous nous mariions pour le meilleur et pour le pire, et c'est ce qui arriva. Séjour à Minneapolis qui se termine en queue de poisson. Résidence infernale. Suite de déménagements. Mon père décède. Etablir une pratique chirurgicale. Tant travailler. Ma mère décède. Les enfants, leurs problèmes, essais et erreurs, échecs et succès. Mes beau-parents trépassent. Mes coronaires bouchent. Fr. souffre d'un tic douloureux, puis d'une sténose spinale. Tout ça sur 37 ans... Notre histoire intéresse très peu de gens... et je ne m'en formalise pas. Ceux-là sont partis qui pourraient se souvenir. Seule ma belle-soeur ontarienne s'en est rappelé, ce matin, en notant la date. Pas un mot des enfants; je me demande s'ils savent même que leurs parents se marièrent ce jour-là.&lt;br /&gt;Nous avons &lt;em&gt;toffé la ronne &lt;/em&gt;et je me demande encore comment... Nous ne sommes pas les seuls!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Les gens diffèrent par ce qu'ils montrent et se ressemblent par ce qu'ils cachent"&lt;/strong&gt; C'est de Paul Valéry.&lt;br /&gt;Mais je ne regrette rien. Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-7663207413508498477?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/7663207413508498477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=7663207413508498477' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7663207413508498477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7663207413508498477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/25-septembre.html' title='25 SEPTEMBRE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6711834424327492764</id><published>2007-09-24T20:21:00.000-04:00</published><updated>2007-09-24T20:47:15.832-04:00</updated><title type='text'>QUELQUES BONNES...</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Je préfère glisser ma peau sous les draps&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour le plaisir des sens&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que la risquer sous les drapeaux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour le prix de l'essence.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;              Raymond Devos (Iraq)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Partir, c'est mourir un peu; mourir, c'est partir complètement&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;                                                  Emile Allais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon seul regret, c'est de n'avoir pu réconcilier les oeufs brouillés&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;                                                  Emile Allais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les gens se ressemblent par ce qu'ils cachent et diffèrent par ce qu'ils montrent.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                                  Paul Valéry&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle-ci, enfin, est dédiée au capitaine Simard, qui m'a tout montré du fjord saguenéen sauf ceci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si on &lt;em&gt;ravitaille&lt;/em&gt; une ville, une armée, &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;on &lt;em&gt;avitaille&lt;/em&gt; un bateau, un navire...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6711834424327492764?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6711834424327492764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6711834424327492764' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6711834424327492764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6711834424327492764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/quelques-bonnes.html' title='QUELQUES BONNES...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4436008156857544670</id><published>2007-09-23T19:39:00.000-04:00</published><updated>2007-09-23T20:32:23.838-04:00</updated><title type='text'>L'AFFAIRE JEANSON</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ainsi donc l'ange avait des cornes. Car, comme tant d'autres, j'ai été médusé moi aussi. Championne junior mondiale en Italie: c'était trop beau. Québecoise par surcroït... Je l'aimai tout de suite. Elle avait l'air d'un ange... Sexagénaire meurtri par les vicissitudes de la vie, chaque matin je crois avoir tout vu. Le soir-même, il en sort une que je n'ai pas vue encore. Entre nous, Jeanson n'est pas la première fifille à mordre à l'hameçon... Et le sexe n'a rien à voir. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce vendredi-soir là, je devais avoir 12 ou 13 ans, il y avait une course à pied sur la glace du Palais Municipal, à Port-Alfred. J'étais inscrit, au même titre que mes confrères de classe. Il s'agissait de faire un tour de glace en courant. Le règlement ne spécifiait rien d'autre. Donc, nous devions nous présenter en bottes d'hiver sur la ligne rouge au moment approprié. Je discutais l'affaire au souper avec Roland, mon père. Comment améliorer la traction des mes bottes de caoutchouc tout en diminuant le patinage... Quelques instants plus tard, nous étions dans la cave en train de "clouter" une paire de vieilles "claques". Ma course était gagnée d'avance!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'entrai donc au Palais Municipal avec un sac de papier cachant mon subterfuge... Mon père arrive un peu plus tard et me dit:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Claude, c'est malhonnête ce que nous faisons là. Jette le sac dans un coin et fais ta course comme tout le monde.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'obtempérai, bien content dans le fond, car je me sentais mal à l'aise. Je terminai troisième. Quand même content. Celui qui gagna avait meilleure traction et glissait pas mal moins que tous nous autres... C'était un Lavoie, je pense, et je le revois encore nous dire à l'arrivée, d'un sourire vainqueur:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Mon père est allé m'acheter des "claques" neuves! Ca glisse pas mal moins, et ça tire mieux!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeanson n'avait que 16 ans... Elle a cru le bonheur dans l'EPO... D'autres se font exploser dans un autobus de Tel Aviv pour d'autres motifs... On a en a vu se cloîtrer et s'autoflageller au même âge pour un certain Jésus... On peut mordre à toutes sortes d'hameçon. Mon point? A un moment donné dans ta jeunesse, ça prend quelqu'un, un Roland, qui puisse mettre la main sur ton épaule et te dire: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Joue la game droitement mon gars, joue la vie honnêtement!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Encore faut-il écouter...  "The student must be ready for the teacher to appear."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;To my sense, Jeanson was ready...  but the teacher was a crook!     Delhorno &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4436008156857544670?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4436008156857544670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4436008156857544670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4436008156857544670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4436008156857544670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/laffaire-jeanson.html' title='L&apos;AFFAIRE JEANSON'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5839543185943645706</id><published>2007-09-20T15:16:00.000-04:00</published><updated>2007-09-20T15:31:59.823-04:00</updated><title type='text'>IL Y A DERRIERE UNE HISTOIRE...</title><content type='html'>&lt;strong&gt;LES YEUX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,&lt;br /&gt;Des yeux sans nombre ont vu l'aurore;&lt;br /&gt;Ils dorment au fond des tombeaux.&lt;br /&gt;Et le soleil se lève encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nuits, plus douces que les jours,&lt;br /&gt;Ont enchanté des yeux sans nombre;&lt;br /&gt;Les étoiles brillent toujours,&lt;br /&gt;Et les yeux se sont remplis d'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh! qu'ils aient perdu leur regard,&lt;br /&gt;Non, non, cela n'est pas possible!&lt;br /&gt;Ils se sont tournés quelque part&lt;br /&gt;Vers ce qu'on nomme l'invisible;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme les astres penchants&lt;br /&gt;Nous quittent, mais au ciel demeurent,&lt;br /&gt;Les prunelles ont leur couchants.&lt;br /&gt;Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,&lt;br /&gt;Ouverts à quelque immense aurore,&lt;br /&gt;De l'autre côté des tombeaux&lt;br /&gt;Les yeux que l'on ferme voient encore.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sully Prud'homme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci monsieur l'Inspecteur! Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5839543185943645706?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5839543185943645706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5839543185943645706' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5839543185943645706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5839543185943645706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/il-y-derriere-une-histoire.html' title='IL Y A DERRIERE UNE HISTOIRE...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5828497255281968045</id><published>2007-09-19T20:24:00.000-04:00</published><updated>2007-09-23T21:04:32.624-04:00</updated><title type='text'>A BOUCHARD ET TAYLOR</title><content type='html'>Je vous rappellerais d'abord ce court texte du Général De Gaulle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Dans les vases clos des colloques, congrès, conférences, confrontations, débats, tables rondes, se manifestent:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui exposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui proposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui déposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui disposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui supposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui composent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui transposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui apposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ceux qui opposent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;bref, ceux qui posent."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'exigerais que Madeleine Poulin s'introduise ainsi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Tant de choses ne méritent pas d'être dites, et tant de gens ne méritent pas qu'on leur dise des choses."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'inviterais Michel de Montaigne à venir dire ceci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Le parler que j'aime, c'est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche; un parler succulent et nerveux, court et serré, non tant délicat et peigné comme véhément et brusque."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Einstein aurait eu le temps d'ajouter: &lt;strong&gt;"Not everything that counts is counted; not everything that is counted is worth counting".&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait Antoine de St-Exupéry qui conclurait:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Même si le bien commun doit avoir le pas sur les intérêts de l'individu, la fourmillère ne doit pas écraser la fourmi.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'aurais signé comme Jules Laforgue:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Je suis un réverbère qui s'ennuit" &lt;/strong&gt;Delhorno&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5828497255281968045?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5828497255281968045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5828497255281968045' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5828497255281968045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5828497255281968045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/bouchard-et-taylor.html' title='A BOUCHARD ET TAYLOR'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-6171991002881739320</id><published>2007-09-18T18:09:00.000-04:00</published><updated>2007-09-23T21:20:40.784-04:00</updated><title type='text'>DON'T WAKE ME AT DOYLES</title><content type='html'>Je viens tout juste d'en achever la lecture. Acheté à la librairie hors-taxes de l'aéroport de Shannon peu avant le départ. Sur un simple coup d'oeil! "...contains all the explosive power of &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Angela's Ashes", &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;est-il écrit par l'éditeur. Mémoires d'une fille simple, sans instruction, sachant à peine le sens des mots. Se fait engrosser contre son gré à 22-23 ans par John, qu'elle marie "obligée". John n'est pas ce qu'elle l'a cru être. Alcoolique, womaniser, sans travail, il lui fera 9 enfants en ligne, la battra, la ridiculisera. Elle voudra le laisser cinq, dix, quinze fois: elle en est incapable, elle est catholique. Ce n'est qù'à 75 ans, suite à une pneumonectomie gauche pour cancer, qu'elle trouvera la force de le quitter et de vivre pour elle-même. Elle vivra 6 ans, qu'elle emploiera à écrire ce livre. Elle écrivait son journal quotidiennement les vingt dernières années de sa vie... Ses neuf enfants font pareil. Je remercie mon instinct de m'avoir bien servi, encore une fois. Il n'y a rien de pire que d'acheter un livre illisible... &lt;em&gt;&lt;strong&gt;"I woke up and saw myself as a human being again. For the first time in my life I had something to say. My mind came alive with the memories of my childhood. Words began to flow... No more would I be the"illiterate fool" that John called me&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;". Au bout de ma lecture, une phrase ne cessait de tinter dans ma mémoire, celle de Winston Churchill: &lt;em&gt;&lt;strong&gt;"When you go through hell, keep going". &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Delhorno&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-6171991002881739320?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/6171991002881739320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=6171991002881739320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6171991002881739320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/6171991002881739320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/dont-wake-me-at-doyles.html' title='DON&apos;T WAKE ME AT DOYLES'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-7965767409846195485</id><published>2007-09-17T06:46:00.000-04:00</published><updated>2007-09-17T07:32:03.290-04:00</updated><title type='text'>DE LA MANSUETUDE</title><content type='html'>Je connaissais ce mot-là... Du latin &lt;strong&gt;&lt;em&gt;mansuetudo: &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;"disposition de l'esprit qui incline à une bonté indulgente". Je l'ai retrouvé dans l'Elégance du Hérisson", ce roman de Muriel Barbery que j'ai acheté impulsivement à Place Ville-Marie. En passant, gros succès de librairie en France en 2006! Le lisant, je me disais que Barbery avait philosophé, d'une manière ou d'une autre. On n'écrit pas impunément:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;1. Que faire face à jamais sinon chercher toujours dans quelques notes dérobées.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;2. La vérité n'aime rien tant que la simplicité de la vérité (Euripide a dit: La vérité s'exprime &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;simplement).&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;3. L'aristocratie du coeur est une affection contagieuse.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;4. Ce qui importe, ce n'est pas de mourir, c'est ce qu'on fait au moment où on meurt. &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'étais pas trompé. Muriel Barbery enseigne la philosophie dans le nord de la France. Elle a un blogue. J'ai voulu lui écrire que j'ai adoré son livre... mais ça n'a pas marché. Revenons à nos moutons. &lt;strong&gt;MANSUETUDE. &lt;/strong&gt;La mansuétude ne devrait-elle pas être la première qualité d'un gouvernement? J'ai pas mal réfléchi sur ce thème depuis quelques mois. Je me suis suis demandé si tout l'argent qui se flambe en Afghanistan n'aurait pas dû servir au mieux-être de nos autochtones... Pourquoi faut-il &lt;strong&gt;absolument&lt;/strong&gt; démarcher chez les Afghans? Pourquoi ne pas avoir investi le fric des chars Léopard dans de meilleurs logements pour nos moins-nantis? Pourquoi ne pas avoir envoyé nos soldats occuper le Grand Nord, plutôt que Kandahar? La mansuétude canadienne est-elle dirigée au bon endroit? Pourquoi nos impôts ne serviraient-ils pas d'abord et avant tout &lt;strong&gt;"para nosotros"&lt;/strong&gt;? Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-7965767409846195485?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/7965767409846195485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=7965767409846195485' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7965767409846195485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7965767409846195485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/de-la-mansuetude.html' title='DE LA MANSUETUDE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4583428560276081796</id><published>2007-09-16T18:58:00.000-04:00</published><updated>2007-12-15T09:52:22.861-05:00</updated><title type='text'>TROUVER CHAUSSURE A SON PIED...</title><content type='html'>Nous sommes vendredi matin, il y donc deux jours. Je suis seul à la maison. Francine passe l'avant-midi chez sa coiffeuse. Je m'active dans le laboratoire familial ( la cuisine). Mon statut de demi-retraité n'excuserait pas que j'oublie de... laver la vaisselle, vider le lave-vaisselle, nettoyer le comptoir... plus souvent qu'à mon tour. Le téléphone sonne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Monsieur Gagnon! Line D. de l'UNICEF. Puis-je parler à madame Gagnon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je suis le mari de madame Gagnon, laquelle est absente pour l'avant-midi. Puis-je faire un message?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Non. Quand pourrais-je la rappeler?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Faites-le donc, lundi matin, au bureau, entre 9 et 11, elle se fera un plaisir de vous répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Impossible, monsieur, c'est un ordinateur qui décide de nos appels et il ne rappellera pas au bureau. Puis-je la rappeler ce soir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ne faites jamais ça, vous la mettrez hors d'elle-même. Nous avons en horreur d'être appelés le soir pour du télémarqueting. Nous pensons que c'est de l'impolitesse. En passant, relayez donc ça à votre patron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Monsieur, nous payons nos impôts comme tout le monde, et c'est mieux (de faire ce que je fais) que d'être sur l'Aide Sociale. Bonjour Monsieur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clac! Elle me ferme le téléphone au nez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis resté bouche bée. Pas eu le temps de répondre, de même risquer un "tabarn..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas encore saisi le lien entre ce que je lui disais (de ne pas nous appeler le soir) et sa répartie (respectez mon emploi). Je donne mes numéros de téléphone à mes patients, et j'ai moins de téléphones le soir de leur part que de la part de ces "télémarquetteurs" impolis qui nous réveillent à 21:00 pour nous offrir de l'assurance. Je ne sais toujours pas -le saurai-je jamais?- ce qu'elle a compris de mon "statement". J'aurais pu lui fermer au nez dès le premier instant de son appel; j'ai voulu jouer au civilisé, verbaliser exactement ce que je pense, et... voyez comment ça tourne. Elle s'appelait Line &lt;strong&gt;Dufour,&lt;/strong&gt; par surcroît, ce qui ajoute à mon désarroi. Comment a-t-elle pu conclure ainsi? Car, c'est d'un syllogisme vicieux dont elle a accouché: IL NE VEUT PAS ETRE APPELE LE SOIR POUR DU TELEMARKETING, DONC JE PAIE MES IMPOTS COMME TOUT LE MONDE, n'émane certainement pas de la logique aristotélicienne. Par ailleurs, je crois savoir qu'on enseigne à ces télédémarcheurs des parades pour contrer ceux qui comme moi n'y vont pas avec le dos de la cuiller. Je lui ai donc fait perdre tous ses moyens... Lequel d'entre nous deux a trouvé chaussure à son pied?&lt;br /&gt;En passant, l'UNICEF a perdu un bonne vente, car Fr. ne leur a jamais rien refusé. Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4583428560276081796?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4583428560276081796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4583428560276081796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4583428560276081796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4583428560276081796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/trouver-chaussure-son-pied.html' title='TROUVER CHAUSSURE A SON PIED...'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-1557663056463232678</id><published>2007-09-15T07:24:00.000-04:00</published><updated>2007-09-15T13:15:31.275-04:00</updated><title type='text'>Christophe Colomb</title><content type='html'>Lors de son premier voyage, en 1492, le génois n'avait que 3 vaisseaux: la Nina, la Pinta et la Santa Maria. Ne te méprends pas, Gibus, on nous apprenait cela au collège St-Édouard dans les années cinquante. Mais tel n'est pas mon sujet. Il fonda son premier établissement sur la côte nord d'Haïti: il y laissa 25 colons. Quand il revint, l'année suivante, à la tête d'une véritable armada -25 bateaux, 200 colons, veaux, vaches, cochons, couvées- les 25 colons avaient été tués par les indiens. On dit que les colons n'avaient pas été très gentils avec leurs voisins indiens... Colomb établit donc un deuxième poste sur la côte nord de la République Dominicaine, à l'ouest de Puerto Plata. Le site est très bien connu: c'est là que Jean-Paul II se rendit quand il visita Hispanola. On y a construit, au milieu de nulle part, une très belle église. Il ne reste pas grand'chose du passage des Espagnols à cet endroit: les bâtiments originels étaient en bois, les Espagnols délaissèrent le site après quelques années et s'en furent à Santo Domingo. Par surcroït, un dictateur des années trente fit "bulldozer" le terrain au nom de je ne sais quelle lubie. On peut visiter l'endroit, qui est sis un peu plus loin que Luperon; j'entends bien m'y rendre incessamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il se trouve que nous passons quelques mois de l'hiver sur le bord d'une plage dominicaine: la Playa del Encuentro. Celle-ci est située entre Sosua et Cabarete. Notre complexe est plutôt humble selon les standards actuels, mais nous y sommes heureux. Il se prénomme: Los Condos Marysol. J'ai "hispanisé" ou "espagnolé" mon condo: je l'appelle &lt;strong&gt;El Condo Once&lt;/strong&gt;. Nous y vivons, à quelques mètres de la mer, une vie paisible: tranquilité, lecture, un peu de musique, conversation, vélo, natation, soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le midi, je retrouve Jose Martinez au Coco Bar, histoire de prendre l'apéro, de regarder la mer et de pratiquer mon espagnol. Jose me sert des Cuba Libre: 50% de "Ron", 50% de Coca Cola dans un grand verre de plastic. La dose est un peu forte, mais on vient à s'y habituer... Il n'y a pas très longtemps que je suis au courant des péripéties de Christophe Colomb à Hispanola... Quand j'ai appris cela en mars dernier, j'en devins un peu bouleversé. J'étais au Coco Bar en compagnie de Jose et de Nino... Le rhum aidant, je me mis à leur expliquer tout cela, concluant ainsi: "Jose, ceci veut dire que l'endroit où nous sommes, en 1492 et 1493, a très certainement vu passer les flottilles de Colomb; car il ne pouvait faire autrement que passer au large des Condos Marysol. Il a peut-être longé notre plage plus près qu'on pourrait imaginer! Je ne pourrai plus jamais regarder la mer de la même façon! Savoir tout cela change tout, Jose, ça change tout! Eso cambia todo!&lt;br /&gt;Jose m'a regardé d'une drôle de façon. Petit sourire incertain... Il ne parle pas beaucoup de toute manière. Peut-être s'est-il dit intérieurement: "Réaction paradoxale suite à deux onces de ron "Brughal" chez un Tabarnaco". Non, Jose, ça change vraiment tout de savoir que Christophe Colomb a vogué au large du condo Once en 1492 et 1493! Puis... qu'importe la vérité, si l'histoire est belle? Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-1557663056463232678?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/1557663056463232678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=1557663056463232678' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1557663056463232678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/1557663056463232678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/christophe-colomb.html' title='Christophe Colomb'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-7595604062858879710</id><published>2007-09-14T07:19:00.000-04:00</published><updated>2007-09-14T10:11:07.548-04:00</updated><title type='text'>LA BOUTEILLE DE BORDEAUX</title><content type='html'>C'est arrivé un vendredi soir, il y a de ça quelques années, dans le gymnase de l'Université du Québec à Chicoutimi. S'y trouvaient entre autres Luc, Béatrice, Jacques Côté, Jean-Jacques et Francine, évidemment. Odette, impliquée dans ce souper caritatif pour la Société du Cancer, s'était chargée d'une grande table qui accueillait près de vingt convives qu'elle avait elle-même recrutés et pour lesquels elle avait préparé une tourtière -que je n'ai pas encore oubliée- ainsi que d'autres mets et desserts. L'occasion était belle: aussi y étions-nous. Nous apportions notre vin.&lt;br /&gt;Odette fait partie d'une chorale à Laterrière... Elle y avait rencontré un homme qui me connaissait: il m'avait enseigné dans ma jeunesse, avait été frère enseignant, un certain G. Quelque Chose. Les Gagné avaient même soupé chez lui quelque temps auparavant. Jean-Jacques m'avait prévenu:&lt;br /&gt;-Ton vieux professeur y sera et... je ne serais pas surpris qu'il apporte son vin, car il en fabrique! Tu verras, il va t'en offrir.&lt;br /&gt;J'étais debout, donc, pas très loin de la table qu'on nous avait assignée, quand se présente cet homme, septuagénaire avancé, que je ne reconnais pas du tout. Puis, soudainement, j'allume! et m'écrie:&lt;br /&gt;-Mais, vous êtes le Frère F!&lt;br /&gt;-Non, je suis G. Quelque Chose maintenant.&lt;br /&gt;-Je ne vous ai jamais oublié, j'avais onze ans, suis allé vous voir à la bibliothèque du collège St-Edouard, vous m'avez prêté le Roman de Renart et ça a changé ma vie!&lt;br /&gt;Le bon Frère sortit sa bouteille de vin de son sac et, comme prévu, me versa une coupe de vin de... cerises que je ne sus refuser. La concoction était imbuvable, mais je ne le fis pas voir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous attablâmes donc -excuses-moi, McPherson, mais j'adore le passé simple- Jacques était à ma gauche, le Frère F. à ma droite, Luc en face du Frère, Fr. en face de moi, Béatrice à la droite de Francine, qui était devant moi, et Jean-Jacques un peu plus loin. La conversation allait bon train...&lt;br /&gt;J'ouvris ma bouteille de Bordeaux, en versai une lisière à Fr., m'en versai un peu dans une deuxième coupe, tout en parlant à gauche et à droite. tout en buvant du vin de cerises et du Bordeaux... Mon Bordeaux était sublime, je le savais, car j'avais consulté avant de l'acheter. Le bon frère se penche vers moi:&lt;br /&gt;-Claudio, puis-je goûter à ton vin? J'obligeai. Ça ne se refusait pas. L'homme avait changé ma vie! Quelques minutes plus tard, Jacques lui aussi faisait goûter de son bourgogne à notre ancien professeur. Pas longtemps après, c'était à nouveau à mon tour de lui payer une traite.&lt;br /&gt;Pas longtemps plus tard, le bon Frère remplissait sa coupe lui-même à même ma bouteille. Quant à moi, parlant, jasant, je n'avais pas même pris la moitié de mon vin de cerises...&lt;br /&gt;Arrive le moment du dessert. Francine n'a pas terminé sa coupe de Bordeaux. Je me dis:&lt;br /&gt;-Je vais reprendre de mon Bordeaux...&lt;br /&gt;Je détourne le regard quelque peu... Ma bouteille est vide, devant le bon Frère!&lt;br /&gt;Je me retourne à gauche vers Jacques:&lt;br /&gt;-Verses-moi un peu de vin, Jacques, ma bouteille est vide et je n'y ai pas goûté presque.&lt;br /&gt;-La mienne est vide aussi! Ton ...sse de faux-frére me l'a tout bu!&lt;br /&gt;Je fus pris d'une attaque de fou-rire. Tout le monde se demanda pourquoi. Je pensais au curé de Cucugnan, aux Trois Messes de Noël de Daudet, à toutes ces histoires de vin de messe dont, servants de messe, nous nous régalions.&lt;br /&gt;Le souper prit fin. Mon convive de droite était "pompette" et bien davantage. Il disparut prestement. Sa conjointe ne semblait pas très contente. La seule bouteille qui resta à demi-pleine fut celle du vin de cerises! L'ancien bibliothécaire, de toute évidence, était un connaisseur!&lt;br /&gt;Jean-Jacques et Luc arboraient leurs petits sourires moqueurs...&lt;br /&gt;N'empêche que lire à onze ans le Roman de Renart a changé ma vie... Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-7595604062858879710?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/7595604062858879710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=7595604062858879710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7595604062858879710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/7595604062858879710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/la-bouteille-de-bordeaux.html' title='LA BOUTEILLE DE BORDEAUX'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5934048496850281537</id><published>2007-09-13T06:47:00.000-04:00</published><updated>2007-09-13T07:49:02.755-04:00</updated><title type='text'>BRASSENS</title><content type='html'>Guy Sarrazin a visité l'Espace Brassens, hier, à Sète. Il n'en fallait pas plus pour que mon cerveau se mette à pianoter sur ce clavier. Mon oncle Clément Chantal écoutait Brassens dans les années 50, quand Georges fit ses débuts à Paris. Brassens était frappé d'interdit dans notre demeure: trop grivois, trop anarchiste, pas assez catholique, selon ma mère. Je pense qu'elle ne l'avait pas assez écouté. Je partis de la maison en 1965. Le dimanche soir, dans ma chambrette de l'Université Laval, j'écoutais "Le cabaret du soir qui penche", animé par Mauffette. C'est là que Brassens je découvris. Je crois connaître toute son oeuvre, ou presque. Il y a des chansons que j'ai dû écouter cent fois... Ma préférée? LES COPAINS D'ABORD. Prend-bien soin, Gibus, de comprendre chacun des mots. C'est d'une richesse inouïe. Je conserve jalousement un livre avec CD qui recoupe le processus de création de cette chanson. Muy interessante! Je n'aurais jamais manqué l'Espace Brassens en 98... Deux heures d'enchantement. Ai donné une tape dans le dos de son monument funéraire, par surcroït! Je crois savoir qu'on a "revampé" l'Espace Br. il y a un an ou deux. Écoute ses deux testaments, Gibus, tu m'en reparleras. Dans l'un, il dit: "Je serai triste comme un saule quand le croque-mort m'emportera..." Dans l'autre, il souhaite être enterré sur la plage de Sète pour passer l'éternité avec les baigneuses! La télé française, à chacun de ses anniversaires, ne manque jamais de survoler son oeuvre, sa vie: à chaque fois, c'est un régal. Me trompé-je? J'ai l'impression que Brassens, comme Félix Leclerc, s'en va vers l'oubli. Mes enfants les connaissent très peu, en tout cas, ne m'en parlent jamais. Personne de la génération qui suit n'aborde jamais ce sujet en ma présence.&lt;br /&gt;Nous ne passons pas une vie dans un milieu aseptisé... Nous ne vieilissons pas dans une bulle... Nous sommes, chacun, le produit de tous ceux qui nous ont laissé monter sur leurs épaules. Je lève mon chapeau, ce matin, Gibus, à ces vieux amis enterrés quelque part dans le passé, qui ont, à un moment ou l'autre, enchanté ma vie: ARISTOTE, HIPPOCRATE, FRÈRE PIERRE, FRÈRE FERNAND, JACQUES TREMBLAY, JEAN-PAUL TREMBLAY, GUY SAUCIER, JACQUES CANTIN, VICTOR HUGO, ALEXANDRE DUMAS ET... GEORGES BRASSENS. Chacun d'entre eux a, dans la mienne, sa petite histoire. Restent ceux qui vivent encore... Ce sera pour une autre fois!&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5934048496850281537?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5934048496850281537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5934048496850281537' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5934048496850281537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5934048496850281537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/brassens.html' title='BRASSENS'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8238296943006122127</id><published>2007-09-12T05:40:00.000-04:00</published><updated>2007-09-12T06:16:41.099-04:00</updated><title type='text'>LA VIA DOMITIA</title><content type='html'>Mon ami Sarrazin était à Aigues-Mortes hier, ainsi qu'en Camargue.  Sa relation a ravivé dans ma mémoire...  Fin septembre 98.  Nous arrivons en Languedoc.  Il y a Odette, Béatrice et Francine, Luc, Jean-Jacques et moi.  Sur l'autoroute languedocienne, ce signe qui m'éveille de ma torpeur: VOUS LONGEZ LA VIA DOMITIA.  J'ignorais l'existence de cette voie romaine dans le sud de la France.  Quelques jours plus tard, nous sommes en Camargue, faisant de l'équitation dans les champs.  Une pancarte fort humble attire mon regard: &lt;em&gt;vestiges de la via domitia.&lt;/em&gt;  Pas grand'chose à voir sur ce petit chemin de terre...  Mais quelques mètres plus loin, j'aperçois une bipède qui sonde le même chemin avec un détecteur de métal:&lt;br /&gt;-Madame, vous cherchez des sesterces?&lt;br /&gt;-Exactement, monsieur.&lt;br /&gt;Ma journée était faite.  J'avais chevauché la via Domitia.  Peut-on croire?  Le lendemain, nous arrivions à Narbonne devant la cathédrale St-Just.  Je traînais derrière notre groupuscule...  Fr. revient sur ses pas:&lt;br /&gt;-Claude!  Viens voir ce qu'il y a là-bas!&lt;br /&gt;Sur la grand'place, devant la cathédrale, se trouve une excavation incontournable: au fond, la Via Domitia, ses grosses pierres rondes parfaitement alignées et même les sillons créés par les roues des chars!  J'ai failli, cet après-midi-là, mourir d'apoplexie devant la cathédrale.&lt;br /&gt;Voilà pourquoi, en octobre dernier, visitant Rome, j'ai lâché mon groupe un après-midi pour aller marcher sur la via Appia...  Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8238296943006122127?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8238296943006122127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8238296943006122127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8238296943006122127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8238296943006122127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/la-via-domitia.html' title='LA VIA DOMITIA'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-8109708137164052917</id><published>2007-09-11T07:35:00.000-04:00</published><updated>2007-09-11T12:03:27.633-04:00</updated><title type='text'>La "québecorisation" de Brian Mulroney</title><content type='html'>C'est vieux comme le monde. "&lt;strong&gt;On ne peut plaire à tout le monde et à son père.&lt;/strong&gt;" Quand Jean de La Fontaine m'apprit cela, je n'avais pas treize ans, je n'y compris pas grand'chose. Il m'a fallu toute une vie d'adulte pour vraiment savoir. Marissal de La Presse accuse Mulroney,ce matin, de s'être acoquiné avec Péladeau, de distiller, en fin de vie, du fiel et de la hargne. Pourtant, Marissal n'a pas encore lu le livre! Marissal est peut-être jeune un peu, inexpérimenté. C'est impossible, quand on a joué du vrai hockey, de ne pas se souvenir des coups de genoux hypocrites, des dardages homicidaires, sans compter les paroles blessantes et les humiliations. J'en aurais moi-même long à écrire sur ce chapitre... Je n'aborde à peu près pas le sujet, sachant qu'on m'accusera de déverser le fiel et la hargne du sexagénaire qui sort de la patinoire...&lt;br /&gt;J'ai aimé Brian Mulroney, j'ai voté pour lui. Sa TPS, Chrétien et Martin n'y ont pas touché. Pas assez intellectuellement honnêtes pour l'avouer cependant. Brian avait raison sur l'apartheid. Je ne suis pas certain qu'il eût tort, dans Meech. Qu'est devenu Clyde Wells aujourd'hui? Je crois toujours que l'amitié et la famille passent devant les enjeux politiques, entre autres. J'ai pu garder mon ami Jacques Côté avec ce principe; j'ai pu continuer à fréquenter frères et soeur. Je détesterais m'appeler Lucien Bouchard aujourd'hui. Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-8109708137164052917?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/8109708137164052917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=8109708137164052917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8109708137164052917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/8109708137164052917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/la-qubecorisation-de-brian-mulroney.html' title='La &quot;québecorisation&quot; de Brian Mulroney'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-3073284821257520178</id><published>2007-09-10T05:16:00.000-04:00</published><updated>2007-09-10T06:58:23.348-04:00</updated><title type='text'>L'ELEGANCE DU HERISSON</title><content type='html'>J'en achève la lecture. Ecoute-ça, McPherson.&lt;br /&gt;"&lt;strong&gt;Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Qu'est-ce qu'une aristocrate? C'est une femme que la vulgarité n'atteint pas bien qu'elle en soit cernée."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Je suis toujours fascinée par l'abnégation avec laquelle nous autres humains sommes capables de consacrer une grande énergie à la quête du rien et au brassage de pensées inutiles et absurdes."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Qui croit pouvoir faire du miel sans partager le destin des abeilles."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"La vérité n'aime rien tant que la simplicité de la vérité."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai acheté le roman tout juste avant de partir pour l'Irlande. Chez Renaud Bray, place Ville-Marie. Tout à fait par hasard. J'ai demandé au commis, parfait inconnu:&lt;br /&gt;-Que lisent les gens présentement? Qu'est-ce qui est "hot"?&lt;br /&gt;Il m'a montré ce Gallimard, de Muriel Barbery. J'ai su, dès les premières pages, que l'écrivaine pourrait être mon amie. Il y en a eu plusieurs, dans ma vie, de ces petits hasards rencontrés à quelque coin de rue qui ont ensoleillé mon parcours.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;The Little Green Book&lt;/strong&gt;. Carnet d'un vieux professeur de golf d'Austin, Texas. Acheté sur le coup d'une impulsion, d'un regard, à Dorval, maintenant Trudeau. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;"The&lt;/em&gt; &lt;em&gt;student must be ready for the teacher to appear".&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. On ne peut pas être heureux tout le temps&lt;/strong&gt;. J'ai oublié le nom de cette Parisienne. J'étais à Roissy, entre deux avions, triste comme un saule. Lire ça m'a fait l'effet d'une angioplastie coronarienne...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Angela's Ashes.&lt;/strong&gt; Frank McCourt avait été toute sa vie professeur de littérature anglaise dans un collège huppé de New York. Petite vie, petit irlandais de Limerick, vie personnelle teintée d'échecs et de bas-de-gamme. Adoré de ses élèves. Retraité à 65 ans, il écrit cette autobiographie que j'ai dévorée. Je ne fus pas le seul... Livre acheté impulsivement, entre deux avions encore.&lt;br /&gt;McCourt a commis deux autres livres par la suite. Devenu millionnaire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4. L'arnaque de Al Eagleson.&lt;/strong&gt; Le titre n'est pas exact. L'affaire fut dévoilée au grand jour par un obscur journaliste du Massachussets. Eagleson a dupé Bobby Orr, Carl Brewer et plusieurs autres. Il leur disait qu'ils n'étaient que des hockeyeurs, pas assez "brillants" pour comprendre les enjeux.&lt;br /&gt;Je termine. As-tu écouté, McP., hier soir, Brian Mulroney, qui publie aujourd'hui son bouquin? Ce n'est pas très beau, ce qu'il dit de Lucien Bouchard... "He won't be at my funerals". Ils avaient été de grands amis... Je me demande bien comment Lulu doit se sentir. Il sublimera, sans doute, en parlant de l'intérêt supérieur québecois. Delhorno.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-3073284821257520178?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/3073284821257520178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=3073284821257520178' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3073284821257520178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/3073284821257520178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/lelegance-du-herisson.html' title='L&apos;ELEGANCE DU HERISSON'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-73278544502412663</id><published>2007-09-09T06:33:00.000-04:00</published><updated>2007-09-09T07:40:44.242-04:00</updated><title type='text'>LE CADEAU</title><content type='html'>Au début des années 90, des chirurgiens français révolutionnèrent un large pan de la chirurgie digestive: ils se mirent à enlever les vésicules biliaires par abord laparoscopique, c'est-à-dire sans les grandes incisions qui avaient été coutumières depuis cent ans. Il ne fallait pas être prix Nobel pour escompter les avantages et l'avenir de cette technique... Mon collègue Battikha -aujourd'hui décédé-connaissait l'un de ces chirurgiens français, le professeur Périssat, qui oeuvrait à Bordeaux. Quelques semaines plus tard, en janvier 90 ou 91, nous étions à Bordeaux pour apprendre. Monsieur Périssat fut d'une gentillesse exemplaire: il nous enseigna ce qu'il fallait savoir. Nous assimilâmes la technique et l'année suivante, elle avait cours à Chicoutimi. Je ne pensai plus beaucoup à monsieur Périssat, sans toutefois l'oublier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'automne passé, j'étais à Paris au congrès de l'Association Française de Chirurgie. A la fin d'une session, alors que tout le monde se bousculait vers la sortie, j'aperçus monsieur Périssat! Je m'empressai d'aller le saluer. Il me dit alors qu'il venait au Québec à la fin août 2007 et qu'il voulait venir au Saguenay, notre Royaume. Je lui écrivis mon adresse-courriel. Je ne pensais pas être là cependant à cette époque. Nous correspondîmes. "Allez au St-Antoine à Québec, puis à l'Auberge des 21 à la Baie. Il vous faut aller à St-Félicien, Val-Jalbert, Tadoussac, aux ours sur la rivière à Mars, peut-être en rabaska, faire le tour du lac St-Jean si possible, arrêter à Ste-Rose, manger chez le carcassonnais Pachon possiblement, mais surtout, parler à nos gens."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Nous n'avons pas oublié d'où nous venons et nous aimons la France, lui dis-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'appelai monsieur B. de l'Auberge des 21.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-On s'occupera de monsieur Périssat, m'assura-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà! J'arrive à peine d'Irlande qu'on m'appelle de l'Auberge des 21.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Nous avons ici pour vous un paquet que vous a destiné un client français!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'en fus quérir la chose hier soir. C'était un gros album de 400 pages intitulé: Champlain ou les portes du Nouveau-Monde. Cinq siècles d'échanges entre le Centre-Ouest français et l'Amérique du Nord. Ultra intéressant. Des dizaines de documents d'archives. Près d'une centaine de collaborateurs des deux côtés de l'Atlantique. La Rochelle -mon ami Sarrazin en parle dans son blogue aujourd'hui- s'enrichit de ce commerce avec l'Amérique. En passant, savais-tu, Gibus, qu'en 1763, lors du traité de Paris, le Roi de France laissa aller le Canada cavalièrement pour conserver Guadeloupe et Martinique (sucre) et que plusieurs intellectuels français ont récemment déploré cette décision malheureuse. La France, écrivent-ils, ne serait pas du tout pareille aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimes-tu mon histoire du jour, Gibus? Moi, elle me comble. D'autant plus qu'elle est véridique, à cent pour cent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delhorno&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-73278544502412663?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/73278544502412663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=73278544502412663' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/73278544502412663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/73278544502412663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/le-cadeau.html' title='LE CADEAU'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-4858550159328119013</id><published>2007-09-08T06:16:00.000-04:00</published><updated>2007-09-08T06:50:56.989-04:00</updated><title type='text'>VERNISSAGE</title><content type='html'>Ma belle-soeur tenait son vernissage hier, au centre d'Arts de Chicoutimi.  Elle peint depuis quelques années.  Y sommes donc allés.  Je ne m'attendais pas à ce que j'ai vu.  J'avais escompté des balbutiements: on m'a montré un peintre!  Originale, la belle-soeur, avec des couleurs plaisantes.  Je vais tenter de vous montrer les toiles que nous avons choisies.  Toute mon estime, belle-soeur.  Mon frère est monté de Québec avec femme et enfants, par solidarité sans doute, mais pourquoi pas par amour?  Bravo le Taon!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, Justine Henin a battu la grand Venus hier au US Open.  Dieu que j'étais content.  La petite s'est tapée les deux Williams que j'abhorre.  Pourquoi, à mon âge, détestai-je les deux Williams?  Est-ce parce qu'elles sont noires?  Pourtant, j'adore Tiger, j'aime Louis Armstrong, Sydney Bechet...  Je ne voulais pas m'impliquer émotionnellement dans ce match, mais je l'ai fait.  Je me disais durant le match que la grande Venus, en tant que personne, mon égale, avait droit à mon respect...  Pourtant, je voulais qu'elle perde.  Je pense que c'est une image que je déteste: des gens avec des goûts vestimentaires bigarrés, un père rustre, famille de parvenus.  Doit-on détester pour cela?  Le vocable "détester" est peut-être un peu fort...  Réfléchir, réfléchir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-4858550159328119013?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/4858550159328119013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=4858550159328119013' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4858550159328119013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/4858550159328119013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/vernissage.html' title='VERNISSAGE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3694573202133091782.post-5992321566301632688</id><published>2007-09-06T17:50:00.010-04:00</published><updated>2008-09-17T10:22:33.114-04:00</updated><title type='text'>J'ARRIVE, J'ARRIVE</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;strong&gt;J'étais parti, effectivement. En Irlande, avec mon fils. Sommes des golfeurs, et il y là-bas des "links" inoubliables. Je ne les oublierai jamais, effectivement. Gibus et McPherson sont de vieux amis d'enfance, qui me furent présentés par Félix Leclerc. Un "gibus" est aussi un chapeau haut-de-forme télescopable ou "ratatinable", d'où son intérêt. McPherson fut un draveur du lac St-Jean qui se noya en désamorçant un embâcle. Félix en fit une chanson sur un air de jazz. Je me demande si vivent encore des québecois qui la connaissent... Gibus est un personnage d'une pièce de théâtre de Félix. J'en ai oublié le titre. J'y jouais le rôle d'un maire de village. J'ai choisi le verbe "en découdre" parce que c'est exactement ce que je ferai dans mon blogue: j'en découdrai avec Gibus et McPherson, deux amis imaginaires que j'ai cherchés toute ma vie sans jamais les trouver. Je m'adresserai à mes intimes surtout et d'abord. J'adore écrire, je chéris notre langue, j'ai ramassé toutes sortes d'idées depuis mes années de séminariste: voilà mon programme. Merci à Guy Sarrazin, "CARNET D'UN RETRAITE", qui m'a fait l'honneur de m'accueillir dans son blogue. Guy, je te "singerai". Delhorno&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3694573202133091782-5992321566301632688?l=claudiodelhorno.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/feeds/5992321566301632688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3694573202133091782&amp;postID=5992321566301632688' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5992321566301632688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3694573202133091782/posts/default/5992321566301632688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://claudiodelhorno.blogspot.com/2007/09/jarrive-jarrive.html' title='J&apos;ARRIVE, J&apos;ARRIVE'/><author><name>claudio delhorno</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00547933594861940831</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
